usine de produits chimiques

Description

Cet établissement était équipé de trois turbines (une de 20 poncelets, une de 40 et une de 60) actionnant des dynamos à courant continu de 220 V, de deux chaudières à vapeur complétant la force motrice de l'usine et de deux cornues. Deux bâtiments abritaient des ateliers, parmi lesquels "une scierie, un atelier de carbonisation, une alcoolerie et un laboratoire". La fabrication de l'acétate de chaux s'opérait dans des cornues, la production du méthylène étant effectuée dans un atelier distinct. Trois corps de bâtiment sont conservés : le bâtiment des machines, de plan carré, une grande halle, de plan rectangulaire, abritant la scierie et les principaux ateliers ainsi qu'un troisième bâtiment, servant vraisemblablement de magasin.

Auteur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Date

1913 ; 2e quart 20e siècle

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Licence

Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International, à la condition expresse de citer l’institution de conservation et l'identifiant de la ressource comme suit : « Médiathèque Culturelle de la Corse, [identifiant de la ressource] ».

Localisation

Lieu de consultation

Corse, 2B Haute-Corse, Ventiseri, Travo
41° 54' 57''  9° 23' 11''

Période

La société anonyme "Compagnie Industrielle de la Corse", constituée le 21 novembre 1912 à Paris, mandate en Corse, en 1913, son administrateur délégué, Jean Bonavita, ingénieur des Arts et Manufactures, en vue d'implanter une usine de distillation des résineux dans l'île. Celle-ci est établie au cours de l'année le 10 novembre 1913 à proximité du pont du Travo, sur la commune de Ventiseri. L’établissement, en construction, est situé à deux kilomètres en amont de la RN 198. Un barrage sur la rivière du Travo doit alimenter trois turbines, une de 20 poncelets, une de 40 et une de 60 . Elles actionneront des dynamos à courant continu de 220 volts, pour la lumière et la force motrice. L’usine dispose également de deux chaudières à vapeur de 110 m2. L’établissement contient plusieurs ateliers, installés dans deux bâtiments, dont « une scierie, l’atelier de carbonisation, l’alcoolerie et un laboratoire ». La fabrication de l’acétate de chaux est réalisée dans des fours à cornues. Un atelier séparé sert pour la production du méthylène. Ces produits sont transformés en acide acétique, destiné à la préparation de l’acétate de méthyle. Au 31 décembre 1915, cet établissement, doté d'une cornue, produit 12 tonnes d'acétate de chaux et 3 l d'alcool méthylique par mois à partir de 66 tonnes de résineux. L’entreprise prévoit de doubler sa fabrication, au 1er février 1916 avec un second four, et envisage l’achèvement complet au 1er mai suivant, avec 4 fours à cornues. En 1917, l'administrateur de la société, Jules Vallat, conclut un marché avec le service de l'aéronautique relatif à la fourniture de 600 tonnes d'acétate de chaux pour 250 000 F. Mais après quelques livraisons, Vallat informe l’administration que la société est en difficulté. Il prétexte un manque de main d’œuvre indigène, et l’insuffisance des prisonniers. De plus, l’entreprise n’a pas complété le matériel de l’usine. Les difficultés provoquent l’interruption de la fabrication. Le 8 juillet 1918, la convention est résiliée.  En 1959, un projet de reprise, en vue de la fabrication de sciages, de cellulose et de pâte kraft à partir de résineux, est nourri par les établissements Defibrator de Stockholm et la société "Johnson et Cie", fabricant parisien de machines à bois. Malgré la reconnaissance de la position favorable de la Corse sur les marchés méditerranéen et africain par les ingénieurs suédois Arne Asplund et Rolf Reinhall missionnés dans l'île en compagnie de l'ingénieur français Henri Forichon, ce projet restera sans suite. (Source : CAMPOCASSO (P.-J.), Une autre histoire de la Corse, les principales productions d’une île méditerranéenne, XVIIIe-XXe siècle, thèse, Aix Marseille 1, MIOCHE (P.) (dir.), 2002)

Provenance

propriété privée

Citer ce document

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu, “usine de produits chimiques”, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 17 mai 2022, https://m3c.univ-corse.fr/items/show/1223.

Partager