6. La Corse, plus sauvagement belle…

<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=50&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Sous+le+p%C3%A2le+et+si+lointain+soleil+d%27or+%3A+John-Antoine+Nau+in+Corsica+%281909-1916%29">Sous le pâle et si lointain soleil d'or : John-Antoine Nau in Corsica (1909-1916)</a>

John-Antoine Nau séjourne en Corse du mois d’octobre1909 au mois d’août 1916, résidant successivement à Ajaccio, Cargese, Zicavo, Porto-Vecchio et Ajaccio. À Porto-Vecchio, Nau et son épouse occupent une petite maison à tuiles rouges et au confort des plus sommaires au lieu-dit Tournant de la Marine où l’homme de lettres « trouvait presque ses Antilles » d’après le poète corso-niçois Jean-Wallis Padovani qui considère que « ce grand écrivain nous appartient ». Nau semble être venu dans une petite bourgade du sud de la Corse pour brouiller les cartes et disparaître. Saura-t-on jamais avec précision ce qu’il a fui ? Excepté les amis proches, rares sont ceuxqui savent où John-Antoine Nau a élu domicile. La Semaine politique et littéraire de Paris loue en 1912 « la superbe solitude » d’un homme qui, « à cette heure encore, continue peut-être sur un rocher perdu une existence de marin obstiné qui, même au repos, ne veut pas quitter la mer ». L’année suivante, La Plume indochinoise, revue littéraire et artistique publiée à Hanoï, le dit « domicilié à de vagues antipodes ».

6. La Corse, plus sauvagement belle…