5. Le croyant

<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=50&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Sous+le+p%C3%A2le+et+si+lointain+soleil+d%27or+cendr%C3%A9+%3A+John-Antoine+Nau+in+Corsica+%281909-1916%29">Sous le pâle et si lointain soleil d'or cendré : John-Antoine Nau in Corsica (1909-1916)</a>

En Californie, John-Antoine Nau avait grandi dans une famille où la vie semblait facile mais où le bien-être n’avait pas éteint le goût de la culture. Il y avait reçu une éducation catholique, foi à laquelle il restera attaché tout au long de son existence et sur laquelle il n’est sans doute pas inutile de s’arrêter tant elle marque la personnalité de Nau. Il assiste à la messe, communie, récite son chapelet. Un comportement somme toute ordinaire pour un catholique pratiquant. Foi pieuse et fervente qui éclaire son existence et sur laquelle on peut gloser. Réfractaire à la vie mondaine, adepte du vivre-libre et sans attaches, il aurait pu devenir une sorte de révolutionnaire anarchiste. D’une certaine manière, à sa façon, il sera un témoin un peu à la manière franciscaine. Rompre avec une certaine mondanité. Ce qu’il aimait dans la figure du Christ, c’est son adéquation avec le réel pour s’humaniser et se donner aux autres.