2. De la Californie à la Bretagne

<a href="/items/browse?advanced%5B0%5D%5Belement_id%5D=50&advanced%5B0%5D%5Btype%5D=is+exactly&advanced%5B0%5D%5Bterms%5D=Sous+le+p%C3%A2le+et+si+lointain+soleil+d%27or+cendr%C3%A9+%3A+John-Antoine+Nau+in+Corsica+%281909-1916%29">Sous le pâle et si lointain soleil d'or cendré : John-Antoine Nau in Corsica (1909-1916)</a>

Eugène-Léon-Édouard Torquet, qui ne s’appelle pas encore John-Antoine Nau, voit le jour à San Francisco, le 19 novembre 1860. Eugène passa donc les premières années de sa vie dans un pays neuf, marqué par la conquête de l’Ouest et la ruée vers l’or. Du poids de cette enfance américaine, il ne parviendra à se délester qu’en voyageant tout au long de son existence, tentant ainsi de retrouver son paradis perdu. Même si son père et sa mère étaient français de vieilles souches artésiennes, bretonnes et normandes, Eugène restera toute sa vie citoyen des États-Unis d’Amérique encore qu’il prendra un malin plaisir à brouiller les cartes de ses identités multiples tout au long de son existence. John-Antoine Nau s’éteint le 17 mars 1918 à la villa Ker Jeanne de Tréboul, dans la baie de Douarnenez. Il sera inhumé au cimetière marin de cette station balnéaire du Finistère. André Gide fait part de sa tristesse à Jean Royère. Il écrira quelques mots que Paul Valéry s’empressera de remettre à Royère : « La triste nouvelle que vous me communiquiez m’a très péniblement affecté. Bien que n’ayant pas connu personnellement Nau, j’avais pour lui plus qu’une simple estime littéraire et tout ce que je savais de lui, grâce à vous, intéressait mon cœur autant et plus encore que mon esprit. »

2. De la Californie à la Bretagne