Recherche utilisant ce type de requête :



Recherche seulement sur ces types d'enregistrements :

Contenu
Collection
exposition
Page de l'exposition
Simple Page

Recherche avancée (contenus seulement)

Ventiseri

Titre

Ventiseri

Alternative Title


Liste des édifices étudiés :

Sujet

Prunelli-di-Fiumorbo, Haute-Corse, 2B, patrimoine, bâti, inventaire, maison, moulin, bergerie, lavoir, chapelle, église, séchoir, mairie, gare, monument, fontaine, abreuvoir, tombeau, château, usine, étable

Description

Commune de l’ancienne piève de Covasina, Ventiseri fait aujourd’hui partie du canton de Prunelli-di-Fiumorbo et de la Communauté de communes de Fiumorbo Castello. S’étendant sur 4670 hectares, la commune de Ventiseri est limitée par la commune de Solaro et le fleuve du Travo au sud, Serra-di-Fiumorbo au nord (avec qui elle partage l’étang de Palo), Chisà à l’ouest et la mer tyrrhénienne à l’est. Situé à près de 550 mètres d’altitude, le village de Ventiseri est adossé au point culminant de la commune : la Punta di Quarcio Grosso (1045 m). L’habitat de la commune se présente en partie au village ainsi que dans les hameaux de montagne (Contra, Vignarella, Valle, Bovile, Parata, Piediquarcio). Cependant, ce dernier se concentre essentiellement en plaine, le long de la RN 198 et proche de base aérienne 126 Ventiseri-Solenzara, dans les hameaux de Travo (Cité de l’Air, Lotissement Simonpoli), Vix et Mignataja. Selon les chiffres délivrés par l’INSEE en 2009, Ventiseri comptait 2231 habitants, 1111 logements dont 71% de résidences principales ainsi qu’une densité de population de 47,8 habitants par kilomètres carrés. Actuellement, plusieurs édifices religieux célèbrent différents saints sur la commune de Ventiseri : l’église paroissiale Saint-Jean-Evangéliste au village, la chapelle Sainte-Marguerite à Contra, la chapelle Sainte-Elizabeth de Hongrie à Piediquarcio et la chapelle Saint-Pancrace à Travo.

"Dossier Collectif Maisons" : 

1111 INSEE ; 22 repérées ; 15 étudiées 

3% des maisons inventoriées datent du 16e siècle, 10% du 17e siècle, 17% du 18e siècle, 23% du 19e siècle et 47% du 20e siècle. 

Les maisons sont majoritairement en schiste et partiellement en granite. Les toits sont traditionellement couverts de tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; granite; brique ; galet ; moellon ; maçonnerie ; chaux ; enduit partiel 

Matériaux de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile plate mécanique ; pierre en couverture ; tôle ondulée ; béton en couverture ; matériau synthétique en couverture

Créateur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Prunelli-di-Fiumorbo

Temporal Coverage

Les traces les plus anciennes d’une occupation humaine, en l’état actuel des recherches, remontent au néolithique. A l’étang de Palo, le développement de la pêche (poissons, fruits de mer) est attesté de même qu’une zone de peuplement dans la plaine de Ventiseri. A Mignataja, trois haches en bronze, datées de l’âge du bronze anciens sont découvertes lors de travaux de plantations d’orangers. Du temps de l’occupation romaine, l’étang de Palo est aménagé en port afin de communiquer avec Ostie. De plus, un canal d’une dizaine de kilomètres (entre les étangs de Palo et de Gradugine) permet aux galères romaines de naviguer à l’abri des attaques barbares. Au 2e siècle, Ptolémée dresse une carte de la Corse ainsi que des peuplades habitant l’île : pour la région nous concernant, on trouve les « kumasenoi », à l’origine du nom de la piève de Covasina. Dans l’itinéraire d’Antonin (3e siècle), Strabon affirme la présence de Charax (=forteresse, en grec) que certains historiens placent près de l’étang de Palo (« Palus », étang en latin). De plus, le lieu-dit Batello est mentionné comme lieu de débarquement des navires. Au 9e siècle, la population fuit la plaine devant les multiples invasions sarrasines et se réfugie sur les premières hauteurs. C’est à ce moment qu’en France, Gane de Mayence trahit les barons de Charlemagne. Sa famille est chassée du territoire et un de ses neveux, Ganelon, s’exile en Corse. Débarqué en 818 à la marine de Palo avec près de 200 hommes, selon le chroniqueur Giovani della Grossa, il chasse les maures aux côtés du comte Ugo Colonna. Prenant possession de Covasina, il y construit le château (appelé « Castello Alemano ») sur un promontoire de 200 mètres d’altitude ainsi que la chapelle San Michele. Après s’être implantés vigoureusement à Covasina, les seigneurs « cuvasinaschi » rayonnent de Carbini, au sud, à Corte, nord-ouest, et à Moriani, soit le territoire de l’évêché d’Aléria. Héritier de Ganelon, Truffetta de Mayence lègue ses terres à ses trois héritiers de la manière suivante : Covasina, Pietrapola et Poggio-di-Nazza. Cet héritage constitue la base des futurs découpages administratifs et religieux. A la fin du 15e siècle, Agostino Giustiniani (1470-1536) mentionne les trois communautés de la piève de Covasina : Ventiseri, Solaro et Ornaso. La visite de Mgr Mascardi en 1589 nous dévoile que le titre de la piévanie de Covasina est transféré à San Ghjuvanni Evangelista à Ventiseri (auparavant à Santa Maria sur la commune actuelle de Serra-di-Fiummorbo). Anton Petru Filippini affirme que Covasina existe en tant que village à la fin du 16e siècle et mentionne trois autres habitats : Ventiseri, Solaro et Ornaso. La piève compte alors entre 250 et 300 feux. Depuis le 15e siècle, l’intensification des invasions barbaresques et la malaria influencent l’occupation de l’espace. Les habitants s’installent en moyenne montagne pour surveiller l’envahisseur, d'où la construction de quelques maisons fortes, encore visibles à l'heure actuelle. A Ventiseri, une de ces maisons fortes, dite A Torra, voit la mort du piévan génois de la région au début du 17e siècle. Sous peine d’être détruite, les propriétaires sauvent leur lieu de résidence prétextant que cet édifice est le seul à pouvoir protéger la population des incursions sarrasines. Dans la seconde moitié du 16e siècle, une période de forte tension commence sous l’occupation génoise. Sous la responsabilité des Doria depuis l’époque de l’Office de Saint-Georges, les terres communales de Ventiseri font partie de grands domaines (dont Covasina), propriétés de grandes familles génoises ou de notables bastiais ralliés à la Sérénissime. En 1586, 10 000 hectares de terres sont attribués à Bartolomeo Invrea en échange de la construction de la tour de Ceposa, à l’embouchure du Travo. Cette dernière est mentionnée comme détruite dès 1617 et la construction de la base aérienne engloutit ses derniers vestiges. Au 17e siècle, ces grands domaines du Fiumorbo seront le patrimoine foncier de la famille Fieschi en 1671, puis, sous l'autorité française, aux Morelli de Bastia et aux Frediani de Casinca en 1808. Une enquête de 1774 s'attarde sur l'activité des bergers de Ventiseri : 560 habitants sur 348 sont des bergers (61,2% de la population) élevant principalement des chèvres (58% des troupeaux élevés) afin de répondre au relief accidenté. Au 18e siècle, plus de 80% des terres de Ventiseri sont incultes. Le plan Terrier, terminé en 1795, nous dévoile cependant l’importance de l’élevage dans la communauté de Ventiseri ainsi que l'apport non négligeable du châtaigner. Il faut attendre le siècle suivant pour voir l’agriculture potagère s’y développer : 81% des terres sont cultivées, les terres incultes et les bois étant confinés aux sommets des montagnes et au bord de la mer. Les cultures de la vigne, de l’olivier ou de la châtaigne sont inférieures à 1% des terres cultivées malgré la présence de quelques moulins à farine (9 sur le cadastre napoléonien dressé en 1863) et à huile (2 au cœur du village). En 1770, Ventiseri compte près 580 habitants avant de fortement baisser à la fin du 18e siècle (1806 : 115 habitants). Sa population remonte progressivement au 19e siècle (1818 : 716 hbts, 1841 : 1070 hbts, 1891 ; 1279 hbts). En 1790, la notion de piève disparaît : en effet, Ventiseri existe en tant que commune au sein du district de Cervione et du canton de Covasina. De 1793 à 1808, le canton de Covasina est rattaché au district de Sartène et donc au département du Liamone. Le 24 décembre 1805, Ventiseri ne possède plus les riches terres de Serra-di-Fiumorbo (Pinello, Ornaso, Ania). Ce n’est qu’en 1809 que naît le canton du Fiumorbo (regroupement des cantons de Covasina et de Cursa) au sein de l’arrondissement de Corte. Ce dernier devient, en 1828, le canton de Prunelli-di-Fiumorbo dont fait partie la commune de Ventiseri (avec Solaro, Serra-di-Fiumorbo, Isolaccio-di-Fiumorbo, Prunelli-di-Fiumorbo). Le village de Ventiseri dévoile également la présence de quelques familles aisées à la fin du 19e siècle comme la famille Pocai, immigrés italiens et grands propriétaires terriens près de l’étang de Palo, ou la famille du juge de paix Dominique Tiberi, qui contribua fortement à l’élaboration de la route entre la plaine et le village. Ventiseri connaît également les premiers pas de l’industrialisation en Corse au début du 20e siècle avec l’usine de Travo. Productrice d’acétate de chaux et d’alcool méthylique par distillation de bois résineux entre 1913 et 1918, elle est l’un des rares exemples d’industrie ayant participé à l’effort de guerre. Le barrage et l’usine est aujourd’hui en ruine sur un terrain de 4,5 hectares. Dans la deuxième moitié du 20e siècle, la démographie de Ventiseri est en constante augmentation, suite à la construction de la base aérienne 126 Ventiseri-Solenzara inaugurée en 1960 (1962 : 1029 hbts, 1968 : 1314 hbts, 1982 : 1702, 1990 : 2005 hbts).

Item Relations

This item has no relations.

Social Bookmarking