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L’affaire des Corses en 1662-1664

Titre

L’affaire des Corses en 1662-1664

Sujet

Histoire, royauté, roi de France, pape, papauté, Louis XIV, Rome, Alexandre VII, garde, église, Saint-Siège, souveraineté, duc de Créqui, D. Mario, Renaud d’Este, correspondance, siège, Lionne, cardinal Chigi

Description

Cet article est extrait de la revue des questions historiques (juillet 1871), tiré à 150 exemplaires. il relate l'incident la garde corse du Pape Alexandre VII qui s'est battue contre les gardes français chargés de la protection de l’ambassade de France à Rome. Le 20 août 1662, des coups de feu sont tirés sur le carrosse du duc Charles III de Créquy. Le pape ne réagissant pas, Louis XIV ordonne à l'ambassadeur de rompre les liens diplomatiques avec Rome et de partir. Le 12 février 1664 est signé le traité de Pise. La garde corse est dissoute. Un monument est édifié à Rome, à l'endroit où l'attentat a été commis.

86 pages; 24 cm

Table Of Contents

Introduction
Neuf chapitres

Créateur

Gérin, Charles
Juge au tribunal civil de la Seine

Éditeur

Lecoffre éditeur, 88 rue Bonaparte, Paris; Victor Palmé, 25 rue de Grenelle-Saint-Germain, Paris

Date

1871

Contributeur

M3C

Droits

Domaine public

Format

application/pdf

Extent

text/pdf 20163 Ko

Langue

français

Type

text

Identifiant

Identifiant pérenne Sudoc : http://www.sudoc.fr/083637001; Worldcat : 491171985

Couverture

Corse, Méditerranée, France

Spatial Coverage

Bibliothèque de l'Université de Corse, fonds ancien

Temporal Coverage

17° siècle

Texte

IRE

s
1662-1664

...

P lU'
LECOfFllB

t".u •

Ile a ; ....

VleNB PALlIA
iiUB ssintAJ. pin 2

1Bal. de Gt
1 71

I/AFFAIRE

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t662-f664

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da qwsIiOIU hrslori'/f'tS, luilld 1 11.

PARI
LECOFYRE, ÉDITlca
Rue Bonaparte.

\ Rue

71

d~

VICTOR PALY~
Grenell . int-Germai.u, '25.

L. FF IRE DE
E

CORSES

4662--1664

Tous no h' toriens raconten~, en se copianL les un les
autres, que Louis XIT, au débu~ de son ~"Ile, en 1662, euL
a\'ec le in~- i 2e une premiére querelle où il soulinL a\'ec
énergie les droils de sa couronne; que le duc de Créqui, son
amh -- deur, ar.ml été in ulté dan- 1 rue de Rome par la
garde corse au se.-dce du Pape. e~ llexandre \lI lui a~'anL
refusé satisfaction, le jeune roi força ju-Lemen~ le chef de
l'Église à 'humilier de\'llDL lui. La \'3Uité française eL urtouL
1 - prejU" gallicans empecb' renl 10ngLemp- de ju"er cel
éYénemenL avec impartialité, D'un autre côlé, on a eu lorl de
lui allribuer un caract.ère simplemenL épi dique, sans le ralta·
cher à la politique générale du méme prince em'ers le uverain Ponlife eL notammenl au conlli~ bien plu célèbre
de 1 2': en effet, à l'une comme à l'autre époque, l'amhilion
des mini Ires de Louis XIV était d'amoindrir le pou\'oir du
inL- i "e, el un certain nombre d'ecclilsia tiques français
r,ireul d'auxiliaires à la puissance civile dans d s enlrepri- s qui pouvaient mener au schisme eL à l'hérésie,
i ces fails ne sonL pas mieux connus, ce n'esL pourtanL
pas que les ourees d'information aienL manqué jusqu'à ce
jour. L'académicien Regnier Desmarais, qui avait éle atlaché
comme secretaire particulier à l'ambassade de ~. de Créqui,
publia, en lï06, une Hi$loire des dimélés de la coU!' de Francr
1 Voir nos Rtclt~rchls sur l'.4sul'AbI« ducltrgé de FraMe dt 1682, ~~ édilion.
introduction.

6

L'AFF,URE DES CORSES El<

1662-166',

aL'eC la cour tk ROll'" au sujeS de r affaire da Cori< , B' 00
entendu, l'elé,..nanl6crivain p' nle les bomm et 1 ch,~"
50
le jour qu'il -lime le pl favorable à n ancien pa 0
el à Lo ' XI", 1 il appuie n ml d'un llJ'3!ld nomh
pi' 'dipl maliqu cboLi
,
in:
dao il m ntre
beaucoupdïn~'nuiweld cand of,mhoequaodiloedi W'
Loute la verit.!, et il rail inj le d r
r d'ine ctit e
volontaire_ n livre 0 parail pas lui &,"Oir é d , el
Lou'- ID' eo arréla quelqu
la poblicalioo' : mme
œu\'Te bisLoriqoe, il
l incompIeL
'il
ril dac>
lyle aisé, pur, !!M.bl , en un mol, parfaitemenl'
d
&uleur.
réputation qu'a '[0 autre OU\"1'3i!e que 1'00 De cite pl
&ojow-d'hui,
que 1 • premiers bi;Lorie de Lo' XIV ne 1IlaDq1W l '
de con-uller, ce _ nll. - j/,;1III>irtt d. caf"dill4l
tI UJL,
com • -. par un ",taire l'rançais qui
n - n;ce', Ce, d,us pc' • "01
po.b\i.ils à C.llli=
en IGi;. qoalreaos ap '-la mort do cardinal.
fau d'imp ·,ion. et la lecture en
• reM
i' - nl pl i - de fui • qui
'reold'
\'Ï~lum"re1
por • de la France a,-re le Sainl.'Siê:~
En elndianl celle époque
1 IIUlIll1scrits
j'ai rencontre, à la bibliothèque de la
Ri
'
\-olum relï aux arm • d le Tellier, el ntenaotl
faite pour Louvois, ou pour n frère l'arche
de Il, ire',
de t~ute la correspondance dipl
.
de Lo '. XI\' • t de
Lionue a\'ec 1 Tep
tants du roi
Rome, de "
le 21 aoùl 1662 jusqu'au trailé de Pi en 166-\. [n c rlain
nombre de ces dépècb • a\'3ienl lé d jà donn
par l'ahh-'
Re,.,onier De mara' ; 1 • aut
'accordenl ndement a\' io"
premières el avec Lou 1 faits co ta dan 1 documen '
1 plus di!!D de foi, Pour a,-oir la \' rilé Lout enliére, il f; u·
• Le min' ln! c:ha'll'! du _
• Le 30 octobre Il . - ... A

p.uaisse en public
cel OU, rage. il taut
Ilou\'el ordre. et ï

qUI~

r~

d61&
de n'

du roi l

rabbi n .

• de l,ore
IJlUl_
. Ai '. qutl
u

la c:oojooeture
\"ou al'et la morûkatioo

d~ le \oir
'\ li. J ·... fIl
tau' ur
(imp .
r deaec
distribuer aucun xemplaire.• Deppiog. COI'ffsportiIJJNI ddllliJtûlnllret J()
Louu .fIY. t, 1\', p. Gl:!,
! Bibliol.hjque do P. ~ Long Mit. Fo.n\8tte:.

. tort

.

L'AFFanu: DES COR ES E.'<

1662 -196-1,

i

drail consulter 1 pièces de la chancellerie romaine el nolammenll • papi de la famille ChiŒi, à laquelle appartenaille
pape !Iexandre VII. Mais un lecteur français pourraill récuser, land' qu'il n récusera pas le témoigna"ae d • adversaire>;
du 'n~ïi!e : mon récil ne ra donc empr'!'1lé qu'aux
pièœ;;eman de Lou' m,de
secrélairesd'Etalelde
a"aents,

Lorsque Yazarin mourul, le 9 mars 1661, 1 relatio' de la
cour de France a-ree Rome 'taienL rares el difficiles, Le cardinal avait abreuvé de dégoù Innocenl X, qui refusail d'être un
instrumenl docile de la politique frança.i5e: el, 10 du traitê
de W 'tpbalie, il a\lIÎl bien
lui taire dire que c i, par sa
parlialite, il obli!!eailla Franœ à e:wniner de près loul ce qui
-'etait --' dans n élection, elle trou\"Crail peut-être d motif; lémlim pour le regard r comme un inlms ' ! » il pril
sous protection 1 Barberini, pareo • du feu pape [rbain "Ill,
quia\"aienlodieusemenlab 'deleurcrédil, etdonl [nuocenl X
voulait faire justice.
• prèle te de la
erre contre les
f3l'a!!Do!S, mais en elfel pour frapper de terreur la cour pontificale. il fit i!!Cr Orbitello, à une heure de Rome, el Porto,
Lonnone. dans l'ite d'Elbe, appartenanl au prince Ludov"io,
ne\"eu du pape, il appela auprès de lui le cardinal AnLoine
Barberini, déjà go1'2é d • dépouilles de l'Église romaine, et lui
donna l'arcbe\'éché de Reim- pour prLt de' n concou contre
Innocent. Il uscita ainsi mille embarras au ", 'nl- iége el
rèu-<it à paraI: r n action, fnuocenl X eut pour uccc ur
Alexandre YII, Fabio ChiŒi, qui avail pris part, comme nonce
apostolique, aux négocialions de Mun 1er et d'O'nabruck, et
qui a\lIÎl combattu énergiquement 1 article le plu contraires aux droits el à la liberlé de l'Église, Mazarin, plein de
rancune, lui a\lIÎl d'abord donné l'exclu'ion, el il ne permit
pas que 1 roi lui envoyàL, uivant l'usage, l'ambassade dite
d'obédience, En 1659, il affecta de conclure le traité des

~

1 Le P, Bougeant. 8i.sUrirt dN unité dL U'utpA4lit. t. IV, pa
sui•. édit. de 1151.

~

et

L',\"DIRE DES

R

E.'<

1662-1664,

P:Minees san
parti ipation, qu iqu 1 r nili
la paix de tow; . , \Wu ! l'eù! facili
par
,0
.
« Entre le ~Y.nemen - qu'a produi le Irai . de p .J, il n \" en
a poinL eu de pl - remarquable Di d pl remarqu' quê d
ra,'oir con lu •
l'in ryention du Pape, TIl qu le' D,
i '::Il aYaiL si lonctem - travaillé pour achemin ce t '"
que le pape séanL '': étaiL en pe une.i ntil
Lem!,l ~"<à
Yun.ter ' .• !Ie andre YU n fuL
m
n mm"
_1
préambule. eL,i le - inL i, _
mentionné
les arti .,
99 eL 100, c· t que le R..i Catholique Ile Roi T -Chret'
': promettenL mutuellemenL d'appu. ri rey dica' ,de
deUI prin ' ilalie contre la cour de Ro !
Cependant. au !iL de mort, nndi. cardinal paruL
che
de repentir, Il fit au pape un
de dew:
t mill,· ,,.;. r
Hre emplo: - à la guerre contre Turc, et,
la hé .,.
Iliction a ,tolique de Pi lomini, n
le, ill
lëmoi<:na n regret de touL ce qu'il a 't dit 00 fail
t
,!uraiL pu ètre bl s-' , Llui pro la qu'il loi demandait
don, si en quelque chose il a\ 'L manqué u pe.:! qu'il
de,mL' ,
Louis ID". prenanL en main le
ro~Gume. d '-irait que ceL m ' telli"
cère, son bon .en', 1 CO '- d'Anne d'Aulri 1 p"- " t
d~ Milablir une parfaite correspondan
entre le cbd dl'Eglise eL' couronne, Yai il !!atdail 0
de Inid mini:;'",·
que Yazarin a,mL form - 11 une politique difTéren ' ,\ Pari>,
Lionne. le ,Tellier et Coll>ert apprenaient au j on prince à .,d.fier de l'Egr- eL urlouL du UYerain Pontife..\ RO~le, ou
la France n'a\llil pas d'aJll - deur depuis le nou,'eau ponti·
fical, 1 affai
'taienL gI!
par 1 cardin 11.'( dit' pro .
leurs, qui .taient prêcisémenL d enn . pe' nnels du p3pe
Mignanl el de famille. Le premier étaiL Antoine llarlJerim,
donlj'ai déjà parlé, eL auquel Alexandre YII refUS3it julement
1 bulles de l'areheyl!cbè de Reim ; l'aulre tait 1 e:tnlinaJ
d'Esle, qui pril une mode par!/I l'affaire d Co -, et dont il
Imporle par celle rai- n de i!!1laler le caractère,
Renaud d'Este appartenait Hune de
faroill
Ut' -raine.
IllisloirttkÛlptlixroN:luesurl4(rom°/'tth Ft'tI1W dtfE

l,s dnu couron1lts. l'an 1659 Colo:me 1&6t.
t Ilrid
.
e'

",tJlllr'

L'A ....AIRE nES co - E:< 1662-166~.
9
de la haul ltali ,qui oUYTaienL leurs cours aux inlrign d
crand Êta européens, e fourni 'enL /1 leur politique i
~llriable d - însLrum n
. dispendieu.~ que peu sùrs, Fils,
r"re et oncle de du
'!!IlaIl de Yodène. pan'enu au cardina1atparlecnidiLdelam" nd'Aulricbe,il 'etaiLmisensuiLe
au , nice eL aux
de azarin. à'GDt lui, deux aulres
cardin ux de mai n, Hippol:te eL Louis, a\m nL eu le protectoraL d aJTa'
de FTance à Rome. eL llizarin, jaloux
dlnnocenl X eL d'Al xandre TIl,
mliLd'autauL pl - 'l'olontie • conlre l
't i
d - prin
de odène, que leur
famille. a~GDt ' é autre! '- à Ferrare, con.semliL l' -poir de
reprendre celle Ylie ur l'tLat ere .' tique. eL revendiquait
en ce momenL contre loi 1 ' Yal! - de Comacèio. Le ministre
de Louk XlY pro
donc ou,' rtementleducFran<:o", donL
il maria le fils l
Diêœ Laure arlinozzi. après lui avoir
donne le titre de !!éné ' ime IL: arm' - fran\<lk en Italie;
et. par.' in-, d ,tipulationsfayorab 'lIa mai- n d'Esle
furent inscrit - da - 1 traité d - !'l-réllee'. Le cardinal
Renaud~ulpensio
etbénéfi en France, Enl65ï.i1a,ml
obtenu que Lo .- d'EsLe, son oncle, fùt d' si!!llé am
deur
Ile France à Rome po r po_la olToim oœc plus de vigueur
rI dt m'Jil': mais la \-aniLé du prince fit a"orler ce projet.
Yazarin, cOOanL à de nouvell instance-, eha= le pre-ident
Colberl ,qui de,-aiL.tre nn jour miuistre d - aJ'faires étrangères
, us le n m de Colbert de Cro'''S, d'al! r - uLenir à Rome les
inter.; , d la maison de Yodène : celte mi --ion échnua, elle
..:-enlimenL d Renaud en de\inL plus yif. D'ailleurs n
or;oeil el sa cupidité faisai nL nailre chaque jour une occasion
de querelle, TantôL il reprocbait aux parents du pape de « re"arder tout Je monde de baut en bas n faire d' !iuclion de'
~
nn' : ;. tantôL il
disputaiL « avee !Jon Yario Chigi,
frère de
. inleLé, pour certain pro'ision- d'avoiue que le
premier a\lliL faite dan la dépendance du second, qui voulaiL
mettre les main' partouloù il )' avait à ga,,"Uer',. Outre la pen·
sion de douze mille écus qu'il touchaiL du roi comme protecteur,
rll • gro-- abba~'es douL il était poun'u dan- Je royaume,
t

JltJllocrts~ t. l,

, 11hd., p.
~ Ibid.

~1.

p. li.

10

ÙFnlRE D

co

' 1662-166i.

il le\'ail.
le titre de Propi7U:I, une contribu 'on .ur I.s
boinéfices confé' par le Pape en co . ire à d
uje ,
français. On sait que 1 - nou\'
' béu ' ' demau' n et
ob enaient fniqu mmeut du
la remise d • tax '
qu'il perœ\'ail, et qU! lui _ n'aient à u\'1'Ïr 1 - di:pen- , ~
u\'ernement de r '" ' unix • e, L'
'. 't !ab'
que 1 - cardinaux protecteurs Loo
tles propin
ur 1 - béuéfi confé - =tuitement: mais ,
dre \11
supprima cet ab par un décrel d' 'dans une"
ee
cous'-toriale, Cette déci 'on 'jllS nl\'Olta le cardinal d·E,~.
qui la dénonça au roi comme une atteinte aux droits iD\iû'
lables de sa couronne, Yainementl .h '
de France protestèrent contre l'a\'arice du protecteur qui am1tait l'e.x{lédit: 0
de toul • leu _ bull -, - "'lanœdura lantqu \.' nLlhza·
rio: à _ mort, le roi enjo'!!llil au cardinal d'o .. au nOU\fa"
décret, cl calma - - - ru
- n lui don.nantlacomm nd dl'>
rich - abba\' - de - , t-Pierre de
c d ' 1-\\'31.-'
d·Am., et èn lui p m liant de le faire'~
de Cluo:,
Pour teoir cet,te p m - ,1.0'- m dut emplo. er la \id
et la corruption t : quand on ent arracb a reli_' x un
'mulacre d'élection, c
t 1 un- et
t ~
autres par d - par , .moniaques, 1 - d
mlD '
""ai~ll1 pui=, 1'111 (xn IriblIi li rof"
,le Tellier el L:
firent pa,er complant par le i-disant ab 'd Cluo\', l..~
cardinal d'Es fut forcé de céder un d • prieu • d Clùn! il
un d - fils de Lionne, el de donner à l'abboi 1 Telli r. fut r
arehe\'ëque de Reims, le titre de \icaire l1énéral de C1un\', an~
pou\'oir de conférer. Ii son plaisir.
innombrabl - beodl,e,
dépendanldu chefd·ordre. Le comm'.. 're du roi à l'decl: o.
1J. de Gaumont, ne re<;ul que douze mille fran de diamant,.
el fut peu content de part.'. Le cardin 1d'Este· Ir 'i13 , .
bull - pow:cestro'-abba, -, maisil -)'3 un nou\'cau ref"du pape quI. en parlant de loi aux Franrois O\'ait coutume d.
dire: ros/ro. PrO/I'/lore di 91Ulnlo baioc~Û •. .uoique uk Xl\'.
pour suppleer aux bull , mit - 'bénéfi
en' nOIDal et
lUi en fit passer les re\'enu , il conçut une graude irritati n.

L'li'FAtRE DES CORSES E"

1662-t664.

II

quitta pour un temps la cour pontificale et ret~ en LoID:hardie. 11 eul m' me le d
ID de _ rendre aupre- du roI.
: 'prde.'te de conférer ur l'affaires de France à Rome
et de sun' iller l ' t rmiers de 'abba, -. mai probabl&ment a\' ~ r 'poir de succéder au cardinal 1Jazariu dan - le
cou,.,il; la rour de France lui fit ntendre qu'eUe ne le race\-rait pas \'olonti rs, el qu'iI eûl à ne pas quilter Iltalie '.
L'abbil Brisacier eut ordre de lui écrire que sou projel de
y \'3.."e «o\'ail mis quelque omb !!e en l' prit de certain
peMnn qui appréhendaient aulant - conseils aupres du
roi qu'ell
-limaient le grand mérite el 1 - qualités de sa
per;;onne.• Déçu dan.
' . ambitieu -, il errait en
Lombardie. « passanl à toule b ure d'un lieu à un autre..... ,
remuant tout dans un 10 . où il arri\'ail.. .. chanœaut di, fo'le jour d'antichambre, d'appartement, de lieu pour éurire....
et. dounant mille autres mou\' men ' que quelqu - courli: -!ai 'nt passer pour grands my,teres el qu'iI ne faisait
'quand il a\'3Ït quelque =de affaire en téte !, •
Telie etait sa di-position d' -prit, lorsqu'il apprit que
Ln " XIY se décidait enfin à en\'o,er au Pape un représeulant
dire:l de _ personne, a\'ec le litre d'ambassadeur extraordinaire. Il a\'ait lui-méme demandé aulrefo'- ren\'Oi de cette
:unbas: de, urloutlo' u'iI o '
péré qu'ou en cbar!rerait
le prioce 1.0 . d'Este: mais il suffi- it qu'Alexandre \11 désirdt ct que Loui- XI\' olliil cette marque de re peel, pour que
le caminol ~. mil obstacle. « 1\ , axail J ugtemp , uous dit n
:'CCrétaire. qu'il rebattait incessammeut Y. de Brienne que le
Pape et: - ministres ne t raienl rien que par forœ et qu'il en
fallait \'enir à quelqu ressentiment'. - Ce u'~tail pas 0
>entiment qu'ou en dût ain 'alo user a\'ec'
inteté: 1
t'ho' - ~taienl -' 'lrop a\'anl a\'ec ai!!I'Curs, a\'ec piqu ,
a\'Cc meu
,a\'ec mépri , \'ec mortificatiou', et n ,\1 te ,
qui était n :-e el éle\'ée en Lombardie, el qui connaissait pariai.
temeutla cour de Rome où l'ou n'ouhlie rien, aus'i bien que le
génie du pape Alexandre qui cro~-ait que tout lui était dû. ne
;accommodait
t rI à cette conduite, el doutait toujours que
la facilité t complaisance pût réu:'iroù il fallaitde' résOlution'

.vc"unrrs. L Il. p. 00 et St.
Ibid .. p. 56 et Si.
'Ibi~, t, l, p. 11. et L D, p. 68.
1

!

12

L'.IFrAIRE DES CORSES ES

fortes, ulenu - par l'autorité et le crédit dn roL" n AI ;e
aurait \'oulu d resseDtïmen, d déclaratio \i, el à
llome et aup "du nonce, comme elle en a\-aitécrit" _ uveol.
et Don pas d 'complimen , d 1
dedou or, d ',i;iles
et au 1 t!3lan leries de la facilité française l, •
Yoilà rhomme qui allait devenir le principal cons iller de
l'ambas deur et exercer sur
actions la plus fun "il>
influence, ~ai', quoi que j'en aierapporléjnsqu'à p '- Dl,oo
ne le connaîtrait pas encore ' je n "
le rôle qu'il joua
dan un éyenement amv' à llome, au mo'
juin If)60,
d~ux ~ avaDt l'affaire d Co
, avec laquelle il a beaucoup
d analo e. Les Frallch' forent
ement
- de œlle
premiére querelle. On ap
il ainsi 1 immuni' que l '
ambassadeu accrédil'- à llome 'étaient arronées et COD: r,-aient. malgré 1 - buU - - Pa ,noD- ul ent dans leul'
e"
hôlels, mais dans loul le quartier en\irnnnanL Il
resulléd -ab -qu'onapein àconce ir,cLesamba:- d
dit S"mondi, ne voulaient permeltre l'enlnle d
' quartier,;
à ancun officier d - tribunao.~ et d flMn
du Pape. En
conséquence, il3 étaient dev n l'asile de to 1 - !:e - d~au'-ai ,ie, de 10 - 1 - 'rats du
: non·o ulem ,t
Ii- v~naient s'Y' d' ber aux recbereb 'd la j 'tice, il, en
rtalent eDcore pour commel d erim - dans le ,'oi:;iDa~:
en méme temps il- en faisaient un d pôt d contrebande l'our
Ioules les marcband', - njel à quelqu - la., - " • r 0
autre prolestant. contemporaiD de Lou', lIT, 'e primait "0
lermes :n~I~gu ,:« Tout le monde sait que 1 franchi:; de-q~arlJers e~ent ID upportabl dan la ,ille capitale du Pape
o~ il , ,aVall par là autaDt de juridiction étrao!!ères quïl y
a\aIt d ambassadeurs, qui f' 'ent 1 mnltres ch un d',n,
~ne bonne partie de la "ille, au préjudice d - droit; du
uveralD; que C - Cran h'
étaient d a il des plu,
mecbants, et des retrail
urées d
- --ins voleur;.
!!cns de mauvai vie, banqueroutiers et autres' mau,""i'
garoemen : que le gen des amba deurs 'en foi: iont uo
revenu con ,dérahle et empècbaient l'exécution de la justirc
contre le droIt dl\1n et bumain', • Les franchises t'lâicoL
~ JI~mo~rr.s. t. Il. p.93.
; 1!l~tof1:e dû F'ranrais. t.

xxv, p. ~2.
f..elbnltz. t. 111, p. 1';1 Mit. Foucher de Careil.

1662-1664.

13

~damée>. non- ulement par L ambassadeurs et 1 agents
diplomatiqu proprement dits, qui ODl obtenu de tont temp
et partont rin,iolabilité de lenrs personn et de leurs maisons,
mais par wu:> ceo." Français, étrangers ou méroe sujets dn
Pape, qu'il plaisait an roi de France d'engager à son n'ice et
qni mettaieDt
arm
ur leur porte. Ainsi, à l'époque dont
je parle. le cardinal d'Este, prin Yodénais, n'étaitméroeque
conprolecteur d affaires de France le cnrdiual Antoine
Barberini ayant le titre et 1 principal fnnctions du Protectorat. Cependant il préleDdaitaw !ranch' d'un quartier, dODt
il ne ffi:Onnai - 't qu'à lui ull droit de fi.~er l'en iDte elles
limi -,
Or. e 21 juin 1660, trois i ,c\larlrés d'amler pour
dettes UD petit marcband itali n.
présen~rent il
n
domicile ,'lué allpm du paiai.s dn cardinal d'Este. Troi ou
quatre yale du prélaL, bu\-ant allpm de Iii dans un cabaret.
s'oppo- reDt il l'arrestation, el tirant leurs épées, en frappèrent
1 - sbires qui prirenl la fuite. Le gon"ernenr de la ,ille,~verti.
en refera a lot à D. Yario Chigi, gênéralis>ime de l'EgI' '
Le meme jour. le bari"neJ de llome 'étant rendu en personne
ebez le marcband poor l'arreter l'un de
n 1 saisit en
efl'et, et lia son bras au 'n ponr le condtùre plus iU'ement
en pm n, Les laquais du canlinal
jetèrent alors ur 1
sbires «qui avec l'épée, qui avec d - fonn:b eL autres arm qui leur ,inreDt en main,. lh en tuèrent lm' t n bl -' rent
plusie - aul ; ils coupé nt d'uocoup d'eslrama~n le bras
decelni qui retenait le p' D,ni r; puis' conduisirenl celuici au palais de leur ma.'tre • où il fut quelque temps ca he,
jusqu'à ce qu'on le menât b rs de l'État eccl '-tique dan- un
carros' de~, le cnrdiual Antoine ' .•
Le cardinal d'Este envo~
ulemenl un officier de sa maison
présenler de' excnscs et moign r
!n'8ts à O. Mario,
qui ne 'en coDtenta pa ,et répondit qne 1 Pape devait et
voul"it ètre le maître dan
capitale, paroi qu'AlexaDdre
lui-méme répéta. Offensé d'une . l&.!itime irritation, notre
protecteur lenta d'ameuter coDtre 1" cour d llome le'
membres du corps diplomatique, qui avaient 1 mém
pl"éieDtions et le méme intérêL à l'abus d franchise, el il
1 .IIt/IIOlTU

t. 1. p. 303 el sui\'.

...

14

L....nmE 0

COIlS&S



1662-1604.

réu 'it à y rencontrer quelqu ym lhi . il joua alor, une
.ne odi U' • qu'il reoouvell plus tanl
r re d
Co
. 11 afIi ta de croire que 1 Pape \-ouIait faire p udre
d'
ul n puJais. Lui, év' ue enardioal, Dt l ' \Ole',
veoai ot d"jil de l\!paudre le
de pl 'eurs officie • de
ju lice. appela
demeure. au'
de
hJ'
imparabl.1 'av tUl;ers de ut pa. qu'il put
Rom .• il fit faire, en un .
pins de cinq
pa'_,
pour l,Ida 'qui . t
les armes dans 1 d o.,
et dans 1 jardin de
.. On 'lendit 1 ma
tou 'l'chamb
d
P
'pourpl d
cinquante Dlilibomm - . Daux et 1& plupart Fran. -, i
qui il faisait faire une lnis-belle 1 et boDD
('Gya!
to l ' jour-; 1& da
e l qui ou do
un ~ n
lkte, 1 00 fit v Dir un
. qui tint'
-1
jardin, et leur vendait tout ce qui leur' .
. . Ou
m ttre la selle à
t chevaux dans 1
; OD 61
tou - 1 mai5 D5 qui Dt dans nie où -li
.. et n mi
d seotinell partout, a le m'
in que i on 3\ '1 &'
prêt à souteDir un'
t ••
Le Pape a\'&it
lie droit de cM .
-le< :un .
d'une façon ex mpJaire, une pareill rébellion, dûl-i1 ~
porter la main 5UI" le cardi.oaI lui-mém.
. Id
'(
caractère palernel du
wroem t romain, qu'il \ ouI
seulement inslruire un procès reguli r contre 1 "in, dtbites. L'auteur d 'i1lll1Wes avone qn D. ario Dlla.1
lentemmt, et que 1 archers et ca\'&liers dODt le eanlinal,
disait menacé « n'aœent d'autre fin qu de
' bir ùe
quelqu paUmlS!!Il aux entiro ,pour inform r sur leur
lémoigua!!ll,. 'ils étaient plus Domhreu:< que d'habitud .
c'est par le fait du cardinal lui-même, et pour 1 mettre '
l'abri d'une DOnyelle insulte de
een . Renaud en\o~
demander du secours à - D Deveu le duc d }fod~ne, qUI
dépêcha un de • - eenlilihomm - au 1 t de BoloO!lle. le
cardiual Famée ,pour. remontrer limen ' au l'Jl06
ur l 'enlreprise- de D. :\lario, D y joi!!'D3Dt qu ,s'il am\'a,t
autre cho' ,il' ferait porter la léte de D.:\!ario dan' un, r
et qu'il extermin rait famiII .• Les médiateurs que le PaP"
1

J/imotrts. l. 1 p. 319.

1662-1664.
15
cons nlit à écouter ne rê .
t pas assez Yite au gré du
cardinal. il meuaça de rendre au consi toire. accom°pa,,""é
décent homm arm '. Alexandre répondit à ces coupables
extra\!!3D - par une bonté admirable. et accommoda promptement ratraire. Le cardinal ..tait incapable de pardonner à
ceu.' qu'il a\ail oll<
,el c' ap cet ..,tlnement qu'il se
montra pl - irrité contre le . L-' . Tout à fait décredite à
IWme. «il n étail piqu ï
u au ru, el en faisait passer ••
plain ' en France... il voulail qu'OD en \int à quelque
d.claralion pl ouverte el à quelque
liment plus ,if.
n ne manquait point d'ordinaire qn'il n'en donnâl queLl"e
motif, • El il écrh'&il lui-m'm ,le 21 août de la meme annee,
àl'archeyt'qne d'Embrun, ambassad ur à Y '- :« ". E. aura
eu relation comm le Pape en
•et. au j !!eIlIenl de quelques
: nn -, on Youdrail qu'on en \int à d'aulres ni" lutions.
qui p .. nl faire coup en éClatant 1• •
L'AIT IllE nES COIlS&S EX

Il

Ala fin de l'année \661. le duc de Créqui f>Jt d "igue ponr
aller en am
de extraordinaire \e le papeAIe.xandre YH;
mais il ne partilqu'au printemps uivant, et c' 't u1ement le
Il juin t 662 qu'il fit n eot
publique à Rome. Les troi'
miuistres qui avaienl in piré le choÎl de ce persoUDao"C. inaugurai~nt alors «II~, f!Ol.iliqw d'humilier~.
int- iege' qui
fuI 1 fun te à 1Eglï- de France. Lionne était revenu
mécontent de SOD demi r yo !!C à Rome, el il ayait pour
con. iller el pour familier le docteur Jean Gaudon, doyen de
:ïlrè, el ami de Duyergier d Bauraone. Le Tellier, plu' habile
a cacher sa haine contre le . t- " "e, suivait 1 3\' de n
second fils, qui \"eoail de uleDir avec un grand éclat une
thi:se en rbonne, el qui était gouyemé par l'abbé Cocquelin.
l'un d ' futurs coryph
de l'A ' mblee de 1 2. Colbert
reglait >a conduite, dan- 1 - affaires relÏ!neu ,'ur l'opiuion
de l'abM Bounei ,qui 3\'&il i!!Ué le formulaire, ma" qui

su

1 JI!.' IWlrtS. LI. p.
do jUl,'.
" P"Jrul.":) d~ &ssuel. - lour1UJJ. d~

Lt Diftl, t. l, p.

d~ sui\.

16

L',wFlmE

DES COlIS

'1662-1664.

n'avait pa,; aband nn~ la doc:trin de Jansénius', Ce qui faj;;}jl
dire à la Reine-m~re que les tro' ministres a\-ai ntchacun leur
janséniste', Crtiqui était tout à fait propre à remplir leurs vut.',
Yoltaire lui-m~me a dit de cet amMssadeur qu'jJ rm>lw. la
RomaÎns par sa haunr J, et le secretaire du cardinal d·[,:e.
tout ea défendant le duc, con' t qu'il aYlÎt d l .
réputation d'être. un homme bautain. un emportoi, uu fier. 1
qu'il passait pour Dirà Rome a\'llC du moDde qui De d'mandai t qu '1 mener
mains " »
.\\-ant même de qnitter la Fran pour
à,.. n JK '
il
fit une qu Ile a\'llC PiœolomiDi n Dce Pui.-. Il '
proposait de lui faire une " ,mais il
qu . CODI
meat à l'usaœ. le DODce lui d DDât la main chez lui, à litre de
duc et pair, et Piccolomiui ayant, pour (lIIrimer la d,ifI'"cul:.:.
offert une eDlre\'U chez un tiers, Cnlqui reli s. Pi 0
instruisit, cour de cet incident de man,' a~. e
l'a\-erlit de plu- que l'amMssad ur. d'un cara tere dilli .
CODd . 't à _uite beaucoup de
accoDtnm à lino
al-ec toute rte de licence. ces
.!!Demeats dai '
exacts, et, san parler des a Dl: de Renaud d'Este et '
Regnier Desmaraïs, on n troDve une confirmati Dsin. . ~
dans 1 Jlt'moÎrtS de Bonaventure d',
DU. publio:."
'.'
pseudon,me de 'ï!!Deul Yar,;ne : on sait qu'ap " mort do
cet auteur, 1 libraires ajoutèrent son li\"l'C des anecd 10,
doute - ou controuvées qni )'ont décredité : mais le pIb....,suiyanlselitdansuned' premièreséditio ',d DO' pard'\:gonne qui, D~ deux ans seulemeat ap
Regni r Dcsmara', el
entré comme lui dans 1 ordres, de\1Ût tenir -!ai - de l'au, Il
secrétaire de :II, de Créqui: • Y,le duc de Créqui ébnl nùmme
du roi pour être son ambassadeur aup
de
' iult>k,
Papillou, déterminé bretteur, ' connu par la ml'cl,. d
figure que - frères avai nt laite en certain canton d l, 1 ille.
demanda perm'--ion à ce seigneur de le uine à R me, Il lu:
en accorda la ardre dont il eut 'ujet de
repentir dau, là
t

JlitnOirts du P. &lpilt. édiL A

temps.
! Ibid.
1 ùdedlLouis.TIV.eb. vu.
• T. U. p. 103 el suiv.
1

Regnier

~rais,p

...

1662-1664.

suite. Car, des - n arrivée à L,on, Papillon appe(a en duel un
m:ùtre en fait d'arm et le tua ur-le-champ, Etant à Rome,
tout : n exercice était de chercher à se battre. Il allait
~zuli~remenl tous 1 - jours se promeDer rIe poDt du Tibre,
et'rai~li querelle d'.ll1emand au premier veau. il attaqua uI
deu.x ou lrob Co ' , quimarcbai Dt de compagnie et! po ,
IL'"Oureu:; ment. Ce -ci, résol de se venger, re
.rent
une autre ~J - en m 'lieur ordre. et allèrent droit à Papillon
qui 1 - traita en enfant de bonDe maison, Les Co - enrag' - se
dtitenniDeMlt de défaire à l'italienne de ce liicheux Papillon
et de r, >5Cner dans 1 • latrio ' de la ville, Y. l'a.m!la5.-- deur, awrli de - h
, commanda à Papillon de ne point
: rtir de .~n palais, et la nuit uivante l'envo,., awc boDne
: Xlrte, au port le pl proche et le fit re 'ser ea France,
Cependant 1 Co
voulant
yeaœr. bien appu," d '
P '<-, en \"ÎD.rent aux cés que tout le monde sait. JlaÎ.
e' t la, com_ j ~ sais tl'origiMl. la v~ritab e cause de ce terf. e moul'ement qui a commis a\'CC tant d'éclat la France avec
l' me', • D'un autre coté, 1 Mémo'ru d Re ud d'Este parIent d'un maître d'escrime qni (riqumlail arec les gms dt
.II, (amba.ssaJe r, t que celui-ci fut ob'aé de renl'o~'er en
France', H !!Dier, qui a\-ait connu tout le personnel de l'am- de, contredirait Pi lomini 'il y a\-ait lieu: il 'en !!aMIe
b:en et .• bora à dire : • Le :;'once: ou mai d' -posé, ou mal
info!1ll \, écrivit à me. ele.. )fais Voltaire lui-méme a olt;;
force ùe conyeuir encore que .1 - dom -tiqu , de Créqui,
,;ens qui pou" nt toujours a l'exlrém 1 - défau - de leur
mailn:, commettaient dans Rome 1 • mêmes dé- rdres que la
jeune ,e indi 'iplinable de Paris, qui - faisait honneur d'altaquer toule' 1 - nuits le guet qni y iUe à la !!aMIe de la ville " »
,\in,i l,r.;paré, ainsi aecompa!!Dé, Créqui arrive 11 Rom et
, ulè\'e immOOiatement un conllit d'étiquette avec le- parents
d Pap.·, S'aulot nt, 11 ce qu'il parait, d - instruction- de sa
"our', il refusa la première \isite D, Yario et à D, Augustin
l:higi, fn:re et Deveu d'Alexandre YU, qui occupaient des
ÙITAJRE DES CORSES ""

2·~.Ltiou. tiOO. t. U, p. 4!2.- D'ArgODDe oe mourut qu'en li().$,.
T. Il p. lOCI.

1 Sik;c /Û Louu XI ~'. ch. \'U.
. l, R~~'l1k'r I~ dit, p. 5 et 10. Les Jt lIIOÎr'U de R. d'Este l;li~nt croire
l:l't'qUi Ob ... Il li' lui-m"~~ t. Il, P. lOt.
1

!

qUI)

1

L',\FrAIRE Il

CORS -



t

char" élev' dan le uvernement. n prétendait ne de'oir
ceL honn ur qu'au."< paren
. liqu du Pape. et il citait
certain' exempl:
'- R 'er reconnaiL que 1 xerop:
contraires avaienL d'autanL pl d force qu~11s 'Laient Il'_
rècen '. A moins de vouloir bl
r la ramille d'.\Iexan ,
Créqui d \-ait conformer à l'
qu'il trouvait Labli: l!tL>
• il P Lesta qu'il n raiL jamais 1 premier à '-' D. :~
et D. .-\.u:::usLin, et il "aida en cour afiJ1 qu'on De 1 nr c '( ,
en ce point' : » on CIlda cepeodanl et le mi revnqua t à
couf' un onlre qu'il aurait dli, dil
- r >, ou ne'
donn r. on n jamais retracter. c Ce lui fuL nD
- ur
command ment, aUeodu la déclara' qu'il avait haute ot
faite auparavant'. »Les .. redo . 1 de cou .-- poor
diminu r n
l!l'Ùl-. Ils lui Io!mo'
1 charon
~er. une
treme reco
l'hooneur qnïl leur
faiSait. Pour la marquer
davao, Dona Ilt:
femme de D. aM, el la prin
F
,rem.med"A !!U>~.
furent 1 - premi
à aller \w l'ambassadrice. Tou': 1
\isi 'furent nsuite
't
de pari t d'aulre d . "
lendemain, et enfin Lont
aio de mani,-re qo TI
sembla qu'on dliL 'en promettre un perWte in -. .à
l'avenir entre la cour de Rome el l'
ur ' .• )JJb
Créqui avait auprès de lui un h mme pl \;odicalif que ~ui­
même. le cardinal d·Este.• Je De dirai pas, Ileril 0 e -relJlre.
le deplaisir que cette dlimarch apporta à M_ le canliual el •
qUelqu bon- seniteurs du roi qui \"Oyaient qu'oo elait trop
facile cn France à relâcher avec d - een' de qui il- • Hlrnt
qu'on n'aurait rien par cette rte de complaisance '.»
.
Dè- 1 premiers jours, Créqui a\ it aononcli la ree lulwn
de pou r à l'excès l'abus d - franchises. n ne ulfrail pa>
que le !!OuvernemenL romain fiL passer d • condamn~'. à /<1
~-ue de n p3la' . ni qu'il ordonnât d perqui 'lion- judl~lal
dans une maisoD asse. proche 1 : il appelait cela d mir l'rl~'
eL menaçait de se porter d quelque Idal. D'antre parI. lo""'lue

s.

t

P.

!

Jlimoirts, L Il. p. lOt.

s P. S.
• JltmotrlS. t. U. p.

• P. II.

cT. Il, p. t ••

• Rf'g1lier• p.

j.

tG!.

L'AFFAUlE DE>; COli ES EX

2-1664.

1662-1664.

19

: - ~ens commeUaienL de véritables crimes, il n'en faisaiL pa
la ~oindre excuse au soU\'erain donL il troublait ainsi la
capit.aJe. Cn mo·· avanL l'affaire de:; Co' -. dans la nuiL du
n au ~ .. juillet, quaLre Ida. faisanL la ronde habiLuelle,
entrerenL dans un cabaret où buvaient quatre Français, gens
tU ~ et ni avelO, qui avaim~ tkjà, dit Re.,nuier '. la
«hauC;'t: par ~ tin, eLqu le lJOilinaged.. palau de [ambassadeur
rrndnil i1UOle11Ù. Cew -ci injurièrenL 1 Romain-, 1 - chargérentr~pee nue. eL leur arrach' rent leuJ'Sarffi , après en avoir
b -- deux. (n officier ayanL paru, 1 Français refus' renL de
lui remettre 1 - arm enlev à
Illats, el 1 portèrent
chez ram •. ur, qw
restitua le lendemain. Grequi
eprima-t-il d' !!l'e -! livra-L-illes coupabl - à la juslice
romaine! L'al!aire luipar ~deooirl!lrt pais« par la reslitution
d - arm - eL par une pro talion qu'il n'approutail m
a...,.ne [a;onlOlle lelUac~ion i p '- il fit ......."'r stCrelemenl de
Rome: - quatre nal.îonaus.. c Di
querell • .urvenueà peu p : dans le mëme temp entre 1 Françai - de la basse
famille de rambassdeur et 1
ldats co : - qui étaient à
Rome, au nombre de deux
- pour la -ùreœ du Yont-depitte et des p' us publiqu -. furent encore un sujeL de
pl inle et de chagrin pour 1 - min' Lres du Pape. La proximite
du palais Farn' eL du quartier d - Corses donnanL lieu au.~
Français eL au."< Co - de
rencontrer uvent. 1ïn- lence
d - un- et la fërocite d autres 1 - avaient porœs à d~
déroé!" -, qui \"êritablemenL n'avaienL été jusque-là à rien de
co ,id~rable, mais qui ne laissaient pas de 1 - avoir rëciproquement airns. Et comme il mblait que, dans t{)uLes ces
rencont -, 1 Co - - eu - nt eu quelque désavantage. cela
joint à raffaire de la patrouille, où le !!ouvernement cro:'uiL que
• n uutoriœ avaiL été bl
,fitque D. Yario, comme général
des armêes de l'ÉtaL eccl -ia tique, L le cardinal Imperiale,
comme gouverneur de Rome, donn 'rent des ordre- precis et
aux Corse eL aux bires de se racquitter hautemenL sur les
França", à la première occasion qui 'en offrirait'. » Pour qui
sait lire eL se rappelle que cela fuL écrit et publië sous
Louis YIY, la vérité L wuL enlière. L'i1lsolenœ de Français


"'le

1

!

Reznier, p. •
Ibl ,.. ~I. 9. - Jlém.oin.r, l. H. p. tO:t.

20

Ù1TAllIE DES COIb<:s ES

L'.\FFAIRE DES CORSES ES

1662 -1664.

, et ces Co - etaient
atlaquait toujours la {b'ocili d Co
eD ddinitiye . peu redoulabl . que. dans tou ces qu rdl••,
ils a,1lieDt qwJqw~. c' 1-à-dire en lan,,~ m m.
diplomatique, ils etai Dt co lamm nt bail et
m
mais ils ne forent jamais 1 .
- m' me dan·
fameuse journée du 20 aoûL
~:ni'iëlr parle d'ordm prit:à qui aurai t été doDO par
D. Mario et par le cardina1 Imperial • et il
, ment
question de ces pretendus ordres dans la COrresPODdance d
Lou'- XI\" el d ' min' 'Ires, ais où -tla preu\'e! I.e- \'ernement pontifical 'tail .i ddlonnaïre, qu 1 arche, dJ
!!IIel D'a,-aieDt pas la permission de
r-ir d - arme. à feu
qu'ils portaienl, et cela ré. ulte mème d'une relation fran.;ai•.
Les shim 0.. IrTgtnù"
l-il dit, 0/11 10 jo ... el'
tk t7lI<
gblb-ak tk Iim-, I..r tk tres-rigo..mo.sn peiMl '. ft ,"':'er
rapporte lui-mèm que 1
. - ont ordre tk I~ ja Il 1
"" aucune occasion', Les biles nt ols D mm.es dan, •
li!!D mais 1 aulres co a<aient 1 mèm ordn-·, ,L"
les Ida - de la patrouille. que l ' quatre F~ a, '
frappés à coups d'epole, 1 2~ juill t, rtaient~.
sur ftptl"le, mh:k all.mIle " 1 ils aru t lDÎ<> aime
la place à leurs a~ urs. munis d'e - - ul e t.
d'encourir de trèl-ri!JO""VleI peines, en n:;anl d len.
Créqui prétend que cette co ' e fut ban !!lie, et à l'app
son rapporl il ad - au roi un écrit clan tin t an~ •.,me.
composé peul- ètre à n ius' tion, t qui fut
, "
répandu dan toute l'Europe, par ordre de Lou'· XI'. ,pre,
qu'on lui eut fail ubir de 2I'a\' allAlration pour c'J'.'
plu ùrement l'opinion publique, ,oici l'imprimé:
• Premier article du feuillet dtlal'Ü SttTtUœ Ro/llLdu:' abUll6C,En suite. et à cau---e da

démèl~qui arrÎ\

demi ·remeot t.'otl't!qtleL-

qu - Français el la patrouille, 00 a donné di,· rs ordres StlCM- au\
officiers qui commaodent la ldatesque de ladite patrouille. ct leur a donné la permi '00 de tirer pour la moindre peute "'-'< • "

qu'il leur en arrilera; et tous les 5Oirs, avant que de ~ m...Ur" c:
marche, le commandant fait la ,,' 'tel chaque' ldatpourr«.'()lloÜI<
s'il est poun"U de munition et de toute autre chose n·
ire
• IlibliOlhèque ltI1iuoalt, roeueiJ Tbois}, Rome, 3. Z,
P. U.
s P.8l Recueil Thoisy. ibId.

~,

21

Celle redaction est bien dilTerente de celle en\'o,oo par
Créqui: la cour de France a fait retrancher, le ,-- "e le pl
important, où il etait a\'oué qu le maitre d ,.me por~ ,,!,eo
(
(I",.rl.. ,,""trt 700UlqWU <lin d~>u: e~s cnle\'e- a la
patrouill : et 1 - mo - : 01 .. tWnnt ..~ ~iwlce géneraJr li 1
..
dala</'" d tirtr, etc... , ont etol remplacés par ceUX-CI :. o~ ~
donne qim-. ordrel =rels oux officie... etc... Le texte pnmltif
a eté reproduil dan une rdation composee pa~ le ministère
fran<:ai>, d publié par Re!!UÎ r lui-m 'me'. )1315 J adme - toutes
- "e -iOD" car il doit ... a\'oir du ,Tai dans les lOformatlOus
translUÎc • I~ 29 août à êréqui, par un abbé lrozzi, "cocul du

roi à florence, qui pretendait 1 tenir indirectemenldeCo
fucitili, à leur passa,,"e en Toscane: • Quelque -uns de leurs
c~mpa!:D - ayant eu du d \'anta,,"e dans une q~erelle a\'.oo
quelques Frauç '-, et D. Yario 1 ayant. peu de JOurs apres,
apel'1:u5 d - 1 ru', 1 - a,1lit fait approcher de: n carrosse
et 1 ur a,"ait dit: • Canailles. ne \'ez-vous plu \'ou' - r-'1r
• d' \' 5 carabin -! Fai - . bien que \'ous ne :,
plus
• ttu.;.. ou je "0 env rrai en !!IIere; une autre f0l5 tirez et
« [ ' b , tre de\'Oir.• Ils aruenl ajoulé à cela que le ,:"rd.inal
l:operi l~ leur arut u'-ent reproche qu" - ," -- ent
maltraiter par 1 - Fran '- ' .• Je '- d,-cc' ,;"es , ~r
l'c\adîlude des paroI - altribu' à D. )lano. car , ~roZZl d!t
lui-m "me qu'cil - a,1lientetëad .-' " n.on ~u.d~lif.5: n:'3lS
à leur> call13rad -; qu'il n'a,1lit - ,'u IOI-meme l Go
d~
_. !!C à Florence. et qu'il 1 a,-ait
ulement fait mlerroge.
par plu5ieurs de leurs compalrio -, E\'idemment. en passant
ain5ideboucbe en bouche, et urtoul' u-Ia plume de lroul.
le di' 'ou' de D. Mario a reçu quelque amplification; mal- 11
e5t \'l'ai: 'mblable qu'à la lute d desordn:s si ~rtiquemme~;
e\ciks par 1 FraDçais, et urtout apres 1affaire de ,
patrouille frappée et désarmée, le !!ou:ernement rom~~n
l'Ii"OOjU3 la consi!!De lrop indul!renle. précedem~enl ob "ec
pa u, 1 llOlice d ~ ru de Rom~ et qu'il pre- m'It de re~ou '
"la't ..er de: rmais la force par la force : cel • n droll et
"On de\'oir,

,ez

4 ••

2

1662-1664.

1

~

P. ~";. et Pr~l't.S. p. ,w.
R"lmi;:or. p. 35, ~ PrttJ«S, p. 6

I:.\ITAIRE DES CORSES

III

'1662-l66I,

L'AFFAUU: DES CORSES E~

l662-l604.

23

coup de mousquet dans le ventre, Un de mes laquais d'autre coté
en euL un dans leoorps, et le marqu' Fraogipani, avecsepL ou huit
àUemands et Italiens, fut attaqué en venant à mon logis qui de·
meura investi pendant plus de trois heures, de maniere qu'on n'y
1.s....uL passer per.;oooe. Voilà, 're,oomme la chose s'est passée,.

Je ne veu:< faire à ce rapport que de brèv corrections
emprunl' , à d Fl'aIlÇ3ÏS, témoins des événemen ' L'ambas.sadeur reconnail que li t un Français qui lira l'épée le
premier:
'- il trompe en ne parlant que d'un Franç' :
il , en avait lro' , qui injurièrent lro'
Ida - 00 _
ur le
Ponl- 'ixte. Il omet avec in de dire qu'un d 'Co _ 'fut
ble;'· , comme le déclare formellement Regnier, li n'y eut pas
• u1emenl qIAdqun-V1l$ des palefreniers pour repo -, r 1 • Ida ' char!reant ceu.~ qui avaient bl - leur camarade, mais
III t u qui s'y tro..... de gtm de /Wrœ sortil av bruit atee des
{ourchrs 0" da tpéu, el rtJChassa les Cones', Cniqui place le
commencement de la 'e devrn luaiT, ce qui -1 forl \ !!Ue:
il "tail cependant utile de préciser da\<lIltage, car c' -t ju temenl l'heure avancée et la nnit tombante ou déjà tombée qui
emp.!chérent 1 Co
de reconnaître l'amb.,ssadeur el l'amba55 drice. ~"Ilier dil que la premiére querelle du Ponl- 'i.<te
eullieu vers 1 vin!!l~eux heures d'Italie qui répondenlà peu
l' '- à ix heu du soir de France '. Les .Ile_ires de Renaud
d'Este portent l:ing/.-troù <i "ingl-qUatrt heures'. ou en !Jle
frança", ptàhuit heures, et la relation romaineindiquel:ingtlroisheures'. Or, l 'di\-ersincidents qui précédérenllasorliedes
Co - de leur caserne ne prirent pas moins d'une heure; il fallul
quelque temp aux soldats pour préparer leurs armes. 'assembler et aller à la renoontre d Françai. On doit remarquer
d'ailleurs qu'ils n'assaillirenl pas la façade d'honneur, mai la
porle de dm-i/:redu palais Famé . Il ne pouvait pas étre moins
de huit heures lorsqu'il commencèrent à user de leurs arm
à feu. Cniqui rentra d'un autre côté, et a\-ant de e pré-enter
lui-méme à une fenêtre ou à un balcon, il envoya deux genti15hommes pour mettre fin au lumulte. L'obscurité ne permit
- de l'apercevoir, C'e t encore plu lard que revint l'arobasl

R~ier.

, Ibid.

p. t3.

, T. U, p_ 106,
l

, DépOc:he du

~I

..ù. 1000,

Regnier. Prtu«s. p.

~.

2~

L',U-rAl1U: DES COIlôE:>

1

2-1~.

sadrice et qu'un de
paireS fat tu \, L'obscurité . II ,~"
plus grande, ct c'est sans reconnaître 1 carrosse d~ la duch ~",
que l'on tira de n co " \ainemenl Créqui, dan:; _l'
roL - m..ntre olIen 'de la u
il" n '1
a ~ m li;
:iller la nuit dan' 'ru de Rome _ ' 'Ire accom""-,_
gens portant d ,torches: il n' -1 null menl pari 'de ,_~,
ni dans Regnier, ni d "Renaud d'Este, cl R"!!Ili r \p' i
fort bien leur absence quand il rapporte que l' d e
étaient _ '- cl
hetm, c' -t-à-di ' à
ducb
moment de la joamee où ils n'a\1lÎCnl pa:; à prendre
précaution: an i la relation romaine dit-elle fo
!
sen:;a lortÎa.

D'un autre coté, il t manifte que l'ambaSS:l<k r,
_ n n!cil succinct, qui a rinei
' \ J'
le roL " te comme dirig'
au cvntraire ur sa ~urit.:
::lU II , d - 1
moments, par le !::Ou\'emement romain, Il, :Yarîo, a\
manda, en cfft: " 'retard aux bi 'el Il, - Id1l- de ~
" r le lumulte: 'il ne pou\'3it é\i mm nI 1 e
qu'à l'endroil où ce tumulte avait li n, c' l-à-dire au
pata" Fam'c : ils ne pouvai nt: portcrqu'au a\'
ce palais, et c'est pour le m' III pro '_ rqu'i1s l"inw-"·
de toule parts: au 'i l"ordre fut au -îlOl rétabli, t 1 d
l'ambassadrice, qui 'était réfngiée chez le cardinal dL ,
re\int pres de son mari, elle fut reo;uea\"Ce 'pcct s..r13
Farnèse, qu'elle lra\'ersaaumili nd'une 'ede 300 pe, nn'
et d'une centaine de flambean, "
,Rien de pl re!!re\lable qu'un pareil c\'én ment. Le, Fr. '
~UJs a\llIenl été les agres urs, le W aoùl, comme il, rayai" 1
été dan- tout les querell ' ant.:rïeures; mais le, c.:,
a\1lient excédé 1 dmi - de la lécitime dé~ n: , Ùl \ 'ri 1 t
entiére est dan,' ce mol de la 1 ltre t!crite troi' jou • ap
r
le Pape à la ReJD&-mére : lï.r e.rprilllh"t possulI1"S JI , ,/
tuz quam gJ"QtJtUt animi dolortlJ} pt~illlus tr ~.l'C· \
turbal'Ulll qua', ort;e ab injurii tl auart ionibus quorun
l'X ramifia duds Crequii ad"tins mililn corsos, ttJrullld."rI' r ro,
rtm ,la concilarunl "1 sa~ fint .,nturaiis jus~ ,I,r"", n"

L'AFFAiRE DES (;OBSe; ES

Regnier, p. 16.

25

l'lurimum t=e,-inl', ~ussi ni le Pape, ni aucun de mini,! - ne pensèrent-ils à refu..'Cr une juste sati-faclion au
roi et à: n ambassadeur: mai; il de\1lit uflire de condamner
l" CCI , - le:; plus coupabl • el de rendre au pa\ilIon fran,
Lou.- k; h nneurs aocoutum'", :IIalbeureu ment Crë.JUi et
,'_ c n: ille :, comme pl • tard Lou'· XI\" et: - ministres,
rendirent tout accord impo ible, L'ambassadeur et lc roi de
France qua1iJlèrent cel accident d'<JSS' inat du duc el de la
duchb.'C de Cré!Iui, et· ublièrent parloul que le Papo el •
pal'l'n _ etaient l 'i.n.sti;atea de ce crime, ~ une offense
re<;ue de _impIes Ida par n représentant. e Roi Trë,·Chretien n-pondait pe nnellem nt par le plus grave des outrages
djri~e contre le Pape lui-méme.
r - 1 - premi coups de feu, CNqui a\'ail fail avertir
D, ~ari . et celui-ci lui man a qu'il irail ince.-sammenlle
trou\er, afin de samir de lui ce qu'~ : aurait à faire pour' n
, rùe el pour
satisfaction', Etant le chef militaire de
!lO:Jl', el retenu par
graves devoirs, il ne (lUI aller chez
rarnl<h.;udeur au:;sil61 qu'il le voalut, et il se fil excuser, • n
cm' ,yè ne put arri\'er jusqu'à CNqui, dont l'officie· menaCèrent de le jeter par la fenètre', Ùl reine de 'aède écri\il ur.J&, ,amI' au doc pour le pri de n'ecouler pas ses pre"lÎtrs ressentiments, "ic~ 'lui t'Oudraienl/ui aiarir respritil/a t'tIlJ}eanœ,
./ de nt pa prit;ipi~r sn reso/utions', ,"oici comment il suivil
, • _~ conseil, Cn co '-toire de\-ait
tenir le lendemain

llOur l'expédition d • a.ffaire3 courantes de l'Église;, Cré<Fi
alL\ cardinau.:c de u. {action tk Frai"'" de n y pornl
allt:r, elle- cardinaux obéirenl, à l'exception d'un seul! Le
même jour, il mit sérieusement en délibération 'il ne ferait
1 • alta'1uer 1 Co" par - œn- ; mais il crai"nit que CClLX"j ne fu,c nt pas 1 - pl ' forl', et il ·'arr'!a devUll,1 celle
b, 'l'\':Ilion du cardmal d'Este qu ,quond, par unt ru fie {rancnjoi~nit

.a~\r-. on pourrail t'rnir à bout dt poignarder IOt'-' le corps de
J'mie d,'s Corse on aurait ensuite devant -oi les troi- mille

IJommesde laga'rnison', C' tà cela qu'il failal1usion dans ses
1

t

1

lti62-166-i,

r.
n.

RlX'W'îl Tb .
Ro:ne. 3,
R. ::nit!". p. 26.

~ .Vrllwirts, 1.
p. 110•
• n"~ier, PreuDtl, p. 3.

1 RL·~'ni'~r.

r. 19 el

SUÎ\'

Z, '!!Sl.

26

ùrrAllU:

DR> COR'ES ~

1662 -1664.

deux premi' lettres au roi. « Je ne ferai rien ici, dit-il. quo,
pari con ils de M. 1. cardinal d'Es . qui m'a déjà empé("bed'
faire d' - aujourd'hui quelqu démonstratio que j"a\"Rb cotie
de faire, et dont '"otre Maj lé ra pl particuliereminformée, . le cardinal d'Es m'en a empêché à 'c
[orce, me remonlraDt que, quand on aurait une [0' oommeo .
on ne rait pl maître d - '\es, et qu'ain . on e.\ - .
. ment !!éD' rai' . 1
.
peot-élre Rom à un
Le 21 août. le cardinal Chigi, ne u du Pape e .. re ::~
d'Étal, ne \'oulant
_ ap' nn..-u\le faite à 1to\"Oye d
D. ario, 'ex
loi-méme à un affronl qui eût ~_, ,
Ulul ch
, fit demander du:" Co' - à \"Gif la du h
.
par ordre de n mari, ref
cette' ite': ~ . luI c?-, .
d'aller chez l'ambassadeur lui-méme, lIIaI3 il pna la
e
uède de tirer de lui qwJqve _ran« Iit-dnnu,
repondit quïl ne \"oulait d<>Juw GM<: M por.k, 1 • t :.
,.-mal d, .--..m- lt cardo ChÏiJi tV lei cra..' ,: lI?'l c
gmI' mm" tl inœpobJe tl
. , IIlt oc.~-'.
a\'ait cependant . n d se défier d un ntilh mme 'F,
'il n'eût é . reteno par la peur, aurait fait
- 'rel'
l 'Co
Le Pape nomma de
co ' tions co~ _. ;, l'u:' ,d _
plusieurs preIa -, do na ur de Rome et d U? JU.' >< n,. ~
pour [aire le procès aux Co
coopabl; - 1aotre. ne OPCl
cardinaux, pour preparer 1 sali- cLi os du au ,a
l'amba - deur. Par n ~rdre, n ne\"e~, ,le cardinal C ',';
demanda au duc une audience san condilinn: ce prdal ...
eofin recu el Regnier reconnaiL qu'il e'prima d la ["l:t u
Pape el 'e~ son propre nom les meilleurs ntim nG:..l~­
bref furent a
- san retard au roi et aux ~eux reJ~e-. e~
Ale."<andre offrit en personne et par le nonce PiccnloUl.Dl. J
concerler en mhle au plu tôt UlUtes 1 l' parations ooo"cnable . Mai Créqui mit ob tacle à la n !!ocia~on~. e;:,. pl\ll..'
!!Uanl chaque jour de nou\'eU offens au nt- l~• .
'" ;i"'osan1 pas risqu rie massacre d Co rses ni 1 sac...,,'roeol
' e .
de Rome, il affecta de croire qu'oo \' ulail prendre: n palaLettres des 21 et !2 aoot.
t: Dépêche du ~ aoo.L
s Ot!pécbe du 2: août. et R
P. '2"'.

q..'OIl GeGil ~tl dt st difîtr dt.,. diporlPmenls'.
Il ne. rtit pl qu'accompagné d'un!!l'3lld nombre d'hommes

arm·'. t« le Pape lui ayant fait demander à queLujel, n ExcellCDce loi fit dire qu'il o'a\"Rit pas oœasion d'être en ûrelé
cn .uite de ce qui 'était
-'. et que, qwmd a in"/<!
po.rraitj tifierde n'a\'oir, ni lui, ni - parents, aucune pari à
l'action,etqoe,quand on luiaoraitdonnê Ioul -1 paroI - du
mo~de. elle ne d \"Rit
poOl' cela ue l' de mu' de precautiOD. puL<que quand on • rait ure du eôlAi du Pape, on ne
l'etait pas do côté de - _ ldats. qui pou\-aienl imponément.
comme' a\"Rienl dê' fait à - ~'eux.commetlredesemblabl
altenta -'. 1
Le cardinal d'~"On inlet\ient pour faire c - l' ce scandale : le doc lui répond qu'il sait que dix-sept Corses onl ordre
tk le ton'. Le cardinal echetli lui annonce qu'on a caserné
k: Co : - à l'autre bout de Rome: crequi déclare quïl peot
aus"i pa.-ser par ce quarti el que cela ne lui suffil pas. 'Co
jour cependant il préte l'oreille à quelqo'on qui lui représente
l'absurdité de
u~os et le ridicule de - fra:eu '; mais
le cardinal d'Esle, "'lIS ln parlicipation tIlt ronseil duquet il
"" {aisait rien', détruit aossilôll'effet de ces;;ages con- ils, el
l'auteur d Mémoires nous apprend qoe c'e't lui-méme
qui fut emplo:é pour raffermir le doc dans
premiére
réoolution '.
Le g o\'ernement romain presse nnstrnetion du procès,
met à prix la téle d - plus coopahl : Cn!qui prétend que
ceUI dont les Corses ,,-onl {ait que suiere les ordres out procuré
leur é\-asion, que les ill{ormaliollS ne t'OIII à rien, el que c'est

J

p.!J.

2i

' " <ni Pa~

!

zn,ler.

1662-1664.

d'assaul et 'emparer de sa personne: il recommen~a le
_ ';nes par 1
eU 1 cardinal d'Este a\"ail illu tre son prolectorat. n amass.' ostensiblement chez lui d - muni~ions et
d ; aopro\-isionnement de Ulute péce comme 'il allait être
assié~é : il y altira un grand nombre d·a\"enturiers. afin,
a\'oue-l-on. d mtllre (affaire en r,pUlation pt de {aire connaî-

l.1lCI1Wlrtt. l

1

i

ÙFFAIR.E DES CORSES E.~

4

Ibid.
~pêche

n. p. 1U.

du!8 aoilL

Regnier. p. 29.
P.1I6et Ili,

2

L·.'n'AIRE DES euRoES !::<

1662 - 16

~.

ajouter la raillerie â finjure '. Il est p1utôt.ll:a/ldali . ~
.
(ait de la visite du cardinal Chi ' : il ne veut pas CM:,.,. à la
sincérité de. paroI " Il De demand rien' offiri llom nt
pour: donner le prete.de de dire qu'on ne lui off... rien:
mais on sait qu'il voulait que, d 1 premi r jour. 1 Pa
envoy-.lt un de _ paren - ~ jrm- allor piafs ,fu roi. fil (
une partie d Co
, et m Ure une aulre 3~ ~e ,
pour wujou le
te, el inlli~eàt d trai men - _ b
alU i - elà leur chef", La reine de 'uede t la R P •
de 'enis proJlO:>èllt 1 ur médiation: il la rejeUe, Le ".Imperia1e. gouverneur d Rome, pnblie un édit qui dl': •a ,
.ujel du Pape de
l' 'ter à -enlÙlcm [,. tào-.adlo·
de muuition- de !merre que l"amtossadeur tait cbaq e
la rue de toute la \i11e et qui nt un menace _
n
la _ uverainete du Pape : CNqui .'en ofTcns . On in! rm
contre le duc Cesarini. jet romain. qui compl te OU\
ment el fournil d - arm - contre c n prince:
il d
prol2!é de la France. et 1
'trail aux recbe b,
justice' .
Gr.lrc au.x m u à la fo'- energiqu - el babil - d m:n~res du Pape, l'ambassadeur du roi d France J'Ut 1. - h-., •
ID lem ment pendant buit jou ,sans que p
nn re
à - dêfis, sans que ni le duc, ni le m indre d • . nI •
se plaindre d'une injure ou d'une \"Oie de fail. WIui n
\-ail pas ule~ir I~ngtemps un pareil personna o . ,\l'r -al r
reçu. le premIer JOur, comme il était naturel. d S 1 lU'
n~mbreuses de ~"Illpalbie. il nt tout le monde >c' rler
lUI. Le Pape ayanl in-lmil de ce qui
.. it le r i d'E· ane et le vice-roi de :'iapl , celui-ci donn ordre à un ha' il:
d'infanlerie et à toute
ca\lIlerie d "3\lInCer ;:ur 1." f r'
tière~ d • terres ecclé iastiqu -, je ne $(lis d 'lutl dm ."
au roI le duc forl iuquiet '. Il conf -- mélancoliqu mcn!. dl.'
celte ~ême dêp.;ebedu <) oûl, que le ul pp baLeur."
condUIte esl le cardinal d'Este, qui la lui 3\ il in"~'"
« QUOIque le proœde, dit-il, de 11. le cardinal d'Ara~ 011 al
1

Regnier. p.1$.

t

Dépêche du.. IOÙl.

L'AFFAl1\E DES COR ES!::<

~

Regnier. p. 28.
Dêpêehedu!!8 aCl\l,t

2g

l'am -adeur de Yenise dao la conjancl ure presente ail élé
honnéte. je ne laisse pas de \'oir que l'un et l"autre a,gi-' nt
fort froidement. de rte qu'il bien parler, je ne puis compter
ici que sur Y. le cardinal d·Este.• Il ~' re\ient encore dans
une dépéche du 2 ptemhre:« D'ailleurs je vo~. ecrit-il,
que Y. le cardinal d'Aragon et l'ambassadeur de ,enis en
u~ ient fort mal dans ce rencontre. étant étran~ que ni l'uu
ni l'autre n'aient jamais demandé une audience au Pape.• Le
duc et c n conseiller se décidèrent à passer;:ur 1 • terres du
grand-duc de Toscane, et leur retraite. peu triomphale. -t ain-i
raront<'e par le
n!taire du cardinal : « I\;; prirent donc un
beau ~ ir la résolution de sortir de ~rand IlI3lin. ns que per, nue .Ûl ail ils allaient. inon quelques-uns des plu' confident>: ce qu'ils firent le premier jour de' ptembre' .•

fY
C~ia\'aitadmirablemenlconcerté_ -depèchesà Lo '-Xi\'
en ,"ue d'exciter c colère, ce n' t pas dire assez, sa fureur
contre 1 cour de Rome. La premiére débule aiosi : « -ire. je
demande \'en~ce 11 '"otre Yaj lé de l' .- --inat qui fut
eommis bier tant en ma personne qu'en celle de ma femme. »
Il accu, directement le Pape et sa famille: « Les précautions
l 'plus sa - ne r\'ent de rien contre d - aens qui \'eulent
querelle à quelque prix que ce _ it, et toutes 1 • ci\ililés que je
leur ai faites, depui \'olreordre, n'ont fait que les rendre plus
orgueilleux et plus bardis au lieu de 1 • faire de\·eni... plus
Imi!alJ!e-'.• Le lendemain il ecrit encore : « fi n'y a aucun
doute que cetLe entreprise n'ait élé faite par le mou\'ement
de celte cour et p:l.r n ordre'.' s -pérances furent
dèpasStlCs. Lou" XI\' amplifia - doléance;:, et poussa de'
clameurs qui retentirent d'un bout à l'autre de l'Europe.
Acceptant a\'eualément le récit de n amba sadeur, saus rien
\'erifier, san même attendre le courrier du Pape au nonce. il

• JI_ires. p. Il I.
1

1662-1664.

1 .W'lli.lins. L

n. p. 1'.t].

~ .Dt-lJi'ch~

2'!

: ~~h~. du '21 &0111
du

80Ùt'.

30

L'AFFAIRE DES CORSES Ci

1662-16&1,

L'AFFAiRE DES CORSES E,'

répoDdil ur-le-champ à la leUre du 21 août. el "Okj ,jn
tvle: • Le forfail de la milice du l'ape contre vol pel'- e,
co'ntre la personne de ma cousine, la ducb' de Créqui. el, n
_~~D conLre Lous" dom liqud el' Lous 1 Fran '. -,';
~.~,
onl éLc renconlnis dan l 'ru ',a
=DSlaD' .ia" "
eL i cru 11 qu'il ra à jamais d' Lé par 1 natio' m me
l ' pl • bar!lares. • l'révofoUll que ceou: q~ onl dOllN
ordm ci «t~ C4i14il1e de commdtre ~ S. I ~ Gd
aunmt~' crétliu..rf tsprü de
in/d.' pour 1, lU
tfm {aire n t/ldli".nù umaplaire, il lui ordonne de qu"
une \il\e (lm
'~lts a"""''''''''''rStt lts4DIbas.~rlClS,
0 .. (on inmtit Inor polDis, el où fon td&M IV {am
basse s r t.;..~ lUIt ....wm qrti G 'O,,~ tin! (qJit pour lJlt '
Popa dans le r ~; et il lui annonce en m' me lem ' 1a L
d~jà enjoinl au nonce de rtir de l'aris eL due rdirtrd JI,
0.. il «ni pl... m sùrt/i d msmliIIltftl IV ses pt'Upla
Le lend main cependant. Piccolomini, bravlIlll'onire
fil part à Lionne de ce qu'il a\'3i1 rel;U de cour, Llui
"
l'affaire'
un jour diff~nt, 1 \-mtable,. OD mi' ,
.ndilquelro"Fran "afoUltprisquerelle
leP "1"
a,ce quelqn ' Co " -, où l'on de ceux-o emenra 1
forent 'p31"tÎS el il D'en
antre
; " qu'it~ "
Lemps de là, deux Co 'afoUll --' dans la
du
Farnèse fureolatlaqu par d'au
Fran, "qui
t
nt
l'un sur·l&-clwnp, eL bl "
L'!!ri " ment l' nu" qull ~
porté aussillll dans la boutique d'un chirurci
1qu'oo rrct
maillteoaolqu'il en mourra; qu 1 corps de Me d • Go••
en al1l1lL été a\'erti, ils furent i init - de \"oir d u< de, leu",
morts el un aulre bl -, qu'Us partirenL Lous !ïlL>bJJt,'
saisissanl des a\'enu de Lon!e" l 'ru ,el in\' tirent 1 Ire
palais, 11 n'a pas d' ,'Oué qu'Us n tirassent indisliadeUle :
dan vOS fenêtres el dan le balcon, san qne 1 relahon 'IU?lui en\'oie dise que volre personne v fûL' mai il a Die qu ..'
,
,
aienl marché tambour baltanl a'l'ec l'étendard, el a dit que.
tambour ne baltit que par l'ordre de D, .\Iario quand il arrl'3
avec 1 chevau-légers, el que ce ful à d -- in de 1 ':L--: ;n'
blerelfaire retirer; à quoi il prétend qu'il n'eul pa d~ p.:lDe,'

0"

am

,

1

t

Première dépêche du 30 aoÜt.
Le roi i. Créqui : deuxièm" do!~l.' du 30 doùt.

1662-1664,

31

Lionne priL ur lui de déclarer au uonce que cetLe commu"
nication ne changeraiL pas le _ limenl du roi; il ohtint, en
effet. que l'e.xpnlsion de Piccolomini rûl mainlenue " eL il
redi;;ea a "itol l'ordre d'e.'Ù!rel" de la cour de Rome 1 r~para­
lions le, pl bnmilianLes el 1 plus cruelles: enyoi d'un
au roi; pend " u
uoace extraordinaire pour faire d exe
d'officiers qui se nL troUy' à l'in\' " , meul du palais:
pardon demande à genoux au due eL à la duch' de Créqui
par ceux qui sont restés dans la caserne: pendaison de
oost Co "au moins el en\"oi au.~ !!3l~res de pareil nombre, elc, ! .. , Il prescrhiL en même Lemps à l'abb.: de Bourle,
moot. uditeur de rote pour la France, demeuré à Rome,
d'aller à l'audience dn l'ape, de lui remelLre une letlre forl
brutale du roi, Ld'ajouter de ,i\'e yoi.~ «que comme Rome,
deyenu un lieu oil
e ~u"eroemenL de " min' Ires,
1'00 "~'sine de !!IIel-apeos 1 "ambassadeurs ell "amba.ssadriees el Loute une nati n, par la ule baille de n nom,
mérité du " ',1- iê2e, • '
quoiqu'elle ail en LouL Lemps
Yaj "lê a enjoint an due de l:requi de rtir de l'Etal eecl' ias,
retirer à .\Ieau.~, Bourlemonl ~taiL
tique. el au nonce de
charge en outre d'intimider le
~-Coll'!le eL 1 parents du
Pape par toute sorte d'in,ulLes eL de mena

Les mi ' lres de Louis Xl\ le porLéreol à un aele pl '
extraordinaire encore, qui de\lliL l'en !rel" beaucoup plu"
a\'anl dans la même yoie el ajourner pour longtem " toul
espoir d'accommodement: ce ful de déDoncer publiquement
à la France el à Lous 1 " Étal" caLholiqu 1 accusations
dirigœ, par Créqui contre le ' l iége, Tous 1 gouverneurs
de proyince reçurenL uue relation de la journée du 20 aoûl,
rêdig~e dans la pureté el stlon 1 circonstances les plus oonsidl!rahles, et l'ordre d'en faire parL à wus les sujets du roi "
1

~

Deuxième dépêche du 30 a04ll.
JJtllwire du l4lisfaditms que le roi

pourrait priltndrt du Pu~,
30 aOOt l~.
S JUmuÎn du roi "Nur Û Bowitmonl. SO aotlL
- k Ni a Créqui. septcmlbre 1 ~ - Lettre du l'Vi au maréchal d'AumoDt.
~ "CT<.'rn.:Uf de la 'riIfe de Paris : - • Mon oou.sin. encore que je ne doute pas
que vous n'a~-ez appris ce qui s'
passé naguère l RQmè contre mon cousin
le duc de Créqui. pair de France. mon Ambassadeur extraordin:lire près de
• te:1k. ma cou:Jnt la ducbt:S58 de Créqui
femme. leurs dom tiques et
, aut..n:s FI'Ol.Dça.!s qui se sont U"OU\'és dans ladite Yille. el que le bruit d"une
action ~l dtraOrdinaite el qui n'a point d'exemple, ne soit dt-jà ~pandu

32
L'AFUIRE DEi' CO
• r< 1662-(f41.
Quand la ur dp France sut qu 1 duc 'lait, rti >
.,.
ment d liome. non-' ulementelle l'approu\'a d'a"Oiq r \
onlres; m',. p tendant qne Créqui a\'3Ït' ch
trai~/lltIll q.ol 1"; a il {ail', elle n prit p le,
aœabl r d'a\'ani . 1 non du Pape; 1 roi _ doDna le!, "
de mand r au du qu'il a,'3Ït njoint à Piccolomini • de "
incontinent dn royaum, l. ajou 't.-i1. je ne lui ai
comme l'antre Co". porter t ordre par DJl ,
. dÉ
mais par un lieutenant d de mon rp;,
accom !!Der ju...-qu'au Pont d Beanw',in par trentet'3\OI!
command'- par
u, qui ne lui . raa'oirco mtIlllcat""
a.ec pe . llDe, et n lui permettra DOn 1,1 d 1"':LIl''''
chemin d·.h;gn n quand il \'oudrait _'" retirer.• IIlïn!
quelqu . jo
ap", qu Casan a ci ~ n u à un co
en"Oyé de Rome au nonce de lui rem (tre
d' h _
même de lui pari r'.
D'un autre roté, pendant qu'il excite la cour d'E:;l
joindre à Ini contre 1 Pape, il d ~b au • d d ~
~e et d~ ~od.!ne .. d''\ube\'ÏU , qui a\'3Ït déjà
p~llSleurs m . ' 0 en Italie, aIIn de porter ' prin il re,
dlquer hardunent contre le . t-'h', ,1 premi r, C1:,'
Ronc'plione, et le
nd,1 - rul' . de CoDl3 '0. 1. d \ be\;Ue - nrera en particnlier 1 dnc d Parme d
1
tftslime el de tend
du roi de France, et lui rappeIlo~ ~
le ~ape a USé en\'ers lui dnc de Parme) tf ~ t'ioknc<- rt
0

'~)us.tu:e qUI se pratl7UC'aitnJ à pr;,.. pdr",; Irs ba

,

.'

L é\'enem~nt du.20 ollt. n'a pas donné au roi pl d d '
et de pas Ion qu'iJ en a toujours eu de procurer la - li,! li
du slenr duc, touchant n affaire de Castro, m '. lui fourd
partout, n~moins comme ce que je d' l
e.Dtre .Ies pnn...' tS. ch.retiens m'obf l en dt .
tisfocti•• prnpo"""'n.le. la gTanJ.... d r
portant qu'eJ~ soit
d'un chactul d.an la pu
l
1 plus eonsid'-·I . ,
,
. r
01UI
J At 6IJ.l:Ilé Pf\lpus ~ "Olb en ~ r III ",t :l
~lAj:UXOque~~~dt ~ue le
pour T'OU! di.re qu~ mon lD~Lioo ~~ qu ~~
\;teurs
~ aurez reçue, ,"0 1) t2 • en. JOIlDd" part l
D
bons •
.
~ sUjl::ts de réténdua d6 TOU'e goU\-erDe
1
t po r
lin, pubbcr A • • _ ..... 1 ,l ' ••• ·
~ ~.
~ u ~U1 que "OUi T,,",=Z
-- ire.• _If... tembrel6œ. - Recueil 'l'bo; ,R
3 Z.!:!lol
, Dép. du t6~lètnbre 1 ·
• .
.
t

Ibid.

~,..

, /n.strtM:lio1l J'OUr JI. d'Âubtf'iU~. nu.,,,t il P(tr'''''''/ li J!1)(1i"n(.

EX t662-166~.

33
anjourd'hui un prétexte bien pl plau ible dan le monde,
d'emL -~ r toute sorte de mo)-ens ponr appuyer le bon
droit du jeur duc, san qne les princes d'Italie. qui apprében.
dent tonjours d'y \'oir naitre un nou\'eau fen, et qui ont
ti-d~'<lnt lémoi!!Dépar urcondnite qn'ils neero)'3Ïent pas que
le: u1inkrétd Castro le dût aIInm r, l' ;ent tron\'er maintenant qne forl ju - tonles 1 lntions que - lIaj -té et
lédit ,ieur dne jngeront à propo de prendre pour faire
faire raison, à quelque e. tremite qu'eJI - l' '.. nt se porter.
POllr\'U qu'on couser\' toujours, comme c' 1 rintenlion dn
roi. le re,pecl et la re\'érence qui -t due au 't- ié:re.• Le
roi de fro1Jlce !l're donc d'aider le duc à reprendre Castro. et
:II. d·.\ube\'iJJe dena lui demander • 'i1 ad" in de ne ,
mauqu,'r - à i-m~me en -tte occasion. el si ancune con-i·
derati n n l' mp«h ra pas de, déclarerou,ertementconlre
la o>ur de Rome, à l'e., mple dn fen duc Édonard' n p"re, qni
en 3<)jnil tant de gloire, a\'ec la confiance qne ~ ~aj-té
'assc,tera pnissamment de tont ce dont iJ ponrra a"oir besoin
pour faire
- r l'opp --ion qu'il offre.•
)lais \'oi . qui ....lte un pen 1 protestalio - de InIdresse que
Loui· Xl" faisait porter à - proté,,"Ils : Castro et Comaccbio
d.'~ien enl tont à conp un prétexte ponr réunir au royaume
.\\1!:Don elle Comtat! • Le ieur d'Aube\'iJIe dira ensuite que
, )laj -k, ehercbllDtantantqn'ellepentl "oi denepascommellr~ le ienr duc que dan - le - d'une dernière et ab- lue
neèCS"ile. a pensU à nn pédi nt Lien faciJeà pratiqner, par le
moyen tlnqnel, i le ,ienr dne)' pent porter le Roi Calholiqne.
on lui ferait rendre sûrement J'êtat de Castro et en même
temp- les \-allées Comaccbio il ~. le duc de lIodène, sans
même qn'on fût obli"é pour cela d'~mployer 1 arme ni de
rien faire nffrir anx njets de l'Etat eccltha liqne... Cet
expêdient - rait que. par nn concerl pris en mble,le Roiet le
I\oi Catboliqne se . '-- nt à un même jonr dont on - rait
t9 n\'enn. l'nn, de la \'iIIe d'.\\'ignon et de lonl le eomlé
\ ena 'sin, et l'autre, de Bene\'ento, qni -t une portion du
rol-aume de Xaple-, déclarant qn'iJ ront tonjonrs prét- de
rendre l'nn et l'antre qnand la Chambre Apostolique ,'ondra
restiluer Castro et Comaccbio auxdils ieurs dn -.»
L'<'SIiUl' du roi n'était pas pins sincére qne sa tendresse, En
etlèt, il pré\'ienl ~. tI'.\ul>e\'ilIe tjn'il ne d il avoil' anenne
3
L'AFFAIRE DES COlIS

34

L'AFFAmE

n

CO

EX

1662-166-1,

L'AFFAI1lE DES COR5ES EX

confiance dans la cour de Parme. Le duc,
. la1enl", el
caractère, débal en
femme el
qui d
ltnl:
delL~ minis
aimenl, a\"ID1 ul, le repo , el. '1
même le duc 'eng!retail en\" le roi, on peul craind ' , n.l
ne 'avertir
nl le Pape qu'il -l
-<
France, comme cela l am\"' quand le roi a en\"o~~ ,Y.l"t
à Rome pour le mème obj !
Y. d'Auhe\ille, ap' ..
blable à Yod' • de\"ra deman
el l ' !!IIeres du roi au du
Gên elau grand~uc d T e ' ,
ee fuI comme une joliLe entre la cour d France cl le dur
de Créqui, de qu e part \i draienl 1 - pro -"lion, et 1
c.\i!!eD.
le- plus
1ra'!!aIl -, .hanl d'.,·oir ret;U je
Jlémoi~ da
,. radÏli Nd' par Lionne, Créqui. par no
circulaire da' d Radi fani'
oep mbre. ID! rma .
ambaurs el minis
- prin à
qu'il ne e ir.·t
à la sincérité dn Pape
0
- de re
. n que
il aurail
- ril
ndilion- sui\"ID -, mme <m
pnilimiœires d'un traité : le cardinal Imperiale pri,e du
peau, ""'",~
de (
1; D.
rio, n
roi'
li\"ré au roi pour en rai~ ce q..'ill"; p/(riro; cinquante - - ,
corses et trois 0 ' pend la pbce F&!D - ,et 1 11.- e
ÉLi - de l' "1'- : rlD
te
de la milice banni à perp.:tuiki
bi.--es elleur che! pend - sur la place: , n ; un 1 _ t m ~e
en Fl'3Jlce pour faire d - 'cu- au roi,luid· 1 rqu·Ak'.dre "Il n'a pa5 eu de parl à l'attentat, tlui xprimer 1 re.·rd
~ ses ministres en. aitlll tü k <luttun, « Quand on a',ra
commencé par là, di- il Cn!qui. a10 on pourra croire qu'.' le
Pape \"eut tout de bon
meltre en étal de _ lisfuire le "J!, •
Pui il écri..-ait à cour d - dépêcb comme celles-ci :
LI< DCC 0

C1ltQC.

AU 1101.

• 13 seplOœbfoe IFm.

.qc

c •.• Jeledo· direàYotreYaj ~té... ire.jam j"conjoo llH"ent.!.
fUL plus fa\~orable que celle-ci, pourvu Qu'elle s'en veuille:-t:f\ r

Ce n'est pas moiQ.:; Il cause publique du droit
pour JI. d' 4ubtrilV.
Prturu p. 1.

1/~lioR
t RegD~r.

~ ~o.s 11u~

J

t66z-16t>l,

35

que
paniculiére de Votre Majesté qu·elIe. presentement entre
1 maill::!.
~ .... Pour tirer des satisfactions convenables de cette affaire. il
la faut porter a'fOO une atn:me hauteur, étant certain qu'on ne
era jamais rien à Rome par les "nies de la douceur et qu'il o'r
~ qu·uo pl'OCidé 'igoureu.'t qui puisse opérer quelque chose dan.
"'" -prit,; qui de\ienneot orgueilleux quand on 1 mén.;..'e, et qui
ne font J mais rien de bien que par crainte, De petites négociations
otant - mo~
mal propres pour parvenir à un aju>tement 0\='
~--elC • il faut que ce soit &\ec éCla1 que 1'00 traite d - reparations
qui nt à faire. En conformilé de ces sentimco . ï<>;ernis dire à
:IIajt<! que, comme depuis l'co,-oi du premier courrier que je
lui ai depCcbt:. il est an:h""é beaucoup de choses qui augmentent
c""'mement rOnormité de l'attentat et demandent par con,;équent
de pllb gr:uxtes ripa.ra.tions que œll dont on aurait pu
satisfaire

"ouc

dan, "'" commencemen"'-

il me

bic qu'elle ne doit pas à pre;eot

::;e tenir au.t propositions COllteDues dans un projet Que Y. de Lionne

"otre

m'a en\"'Oyé..• Q.l.I&Dd
ll.aj
croirait
de\'oir contenter
I;"faètio comprisesda.\lS le mémoire, il serait toujours d'nne

de,.

c"",mc importanOe crea demander de beaucoup plu> grand '"
Je n"';"
- '
de quelle _ ne Vocre :Ilajesté aura reo:u ce
que fal fa.t en cette oocasion. Les propositions: nt. à la "érité,
~~
l'D quelques ch ; mais J'offense oommi5e e::1. ~i atrOCe
dan>
. c - cirool1S13nœS. qu'apprébeodant que ce que)e marq i, n fût trop peu de cbose pour t1Jaire Votre :lia) L<, Je
o .
le traiter que de ""'YfflS ".,.. /aqulls ü (allaiJ COJl111l<llt'tr
a fui dc>rtMr conttnttmtnl.•

Il con: ille à Lou" XIT, ponr empêcher le roi d'Espagne de
pro, - 'r· mt!dialion, de rin-;ler sans relard à - !liciter a"cc
lui la reparation d'une offen- commune à to - 1 - princes. el
il conlinue aio i :
• Comme il est constaot que partout, et principalement cn Italie,
ec qui donne le plu> de branle aux affaires, c'est le crédit et la con,
..idér..ltion de ceux qui les traitent, je prends ta liberté de represcnter
à\" Dtrc )laj ·té qu'il serait de son intéreL qu'illui plùt de m'en\'o~~er
un pou\-oi r fort ample de 0 !!OCÏer et de conel.urt: ~n.s. cette. alr~re
tout e:t:' que jejuge.rai de pluscoo,'cna.ble à. sa dlgtlJ~ et ~::;on".. n I~~
ct Ct'pt:ndaot pour y donner encore plus de force, J t::ilJ~er::lI;) a ..,
qu'il °retlttl\-antageu.x pour Votre Yllje5téQu'eUe '~yat d eO;;'"J.gcl·
l.()U;:; Il..... prio ; d'ltalie dans ses iot.ét'èb en leur f:U:)3n~ C?onaitrc
qu'elle ne demande que la. réparation du droit ~ ; ~ nol~_: etqu~
daœic même pou'~oirelle me donnât aussi celUI de traJter 8\ e<: eux.
en {"a~ que l'on ne sa.t.isfit pas Votre Yajesté comme el!e - ~:ute, et
me dt...·,:[ar-.lt lieutenant général de ses armées en Italie. a\t:e ordr:e
UQ\. \ah:-.cau~ ct aux troupes de la rote de Pro\'encc de .(:o~courlr
COnjointement a,"ec moi à tOut ce que je leur ferai savOir ~trc d~
&'n'icf' d~ "otre ~faj
. Voilà., ire, demander apparemml;nt de:;

36

L'AFF IRE D

CORSES ~ 166~-166~.

L'AFFliIlE DES CORSES E.'

1662- 166~,

3;

e!la sCYérité dont Alexandre ,U yenait d'u er em'ers elle
apr~ r
-inat de ~onaldeschi. deYaitlui a\'oir inspiré ~
profond
- nliment, ' On ~e .peut la soupçonner d'être
enlM, dans ,une fachon, hoslUe a la France; c'est pluliltle
con~ qUI
l'alt YraJ, ,E.n effet, queJqu - jours aYant
le 20 aoul, le,card.inaJ ~lini, attaché par le Pape à la pernnede la reme et charge du !!Ouyernementde- maison ayait
- !licité 1 - ho~n gr.l - de Louis ~ qui aYai! répo~du à
CreqUl : «Je \'0 : dans \'o~,lellre du I~ aoul' la disposition
ou :tll, le cardmal AzzohDl de se mettre
- ma protection,
Comme c'est un ujet de mérite et capable de me - rYir utilement. je d '-'re que ''0 - cultinez la chose du lieu même où
\'0 -,_raz
~t que \'0 - r --uriez que j'ai beaucoup
d e.time et d affection pour sa pe une, et que je lui en donnerai d - preUY - a,'CC plaisir, s'il prend la '-olution de déclarer de mon parti',. Regnier a donné la lettre que
Christine écri,;! au duc dans la nuit même du 20 aoul, mais il
s'est bien gardé de reproduire celle-ci,qu'eJJe adres- au roi ct
à Lionne:

n;1iré,

.\C ROI.

..., Pourélreentièremcnl li-laite, Il f ul que \"otre Y
tinue avecla ~e \~i~r quO
• commenœ. et plu.·. Ue ~era
clat, plus la rour de Rome inllmido!e portera la CODteottr. ~
dans celle YOO que, !I01I<I6sl4nl lei """ nm:nlirrs, j'ai t
dans
cinq proposilio qoe j'ai en\"1)\ ~ aux am..
Jr':'
~ni.stres el""",,,,,rs à Rome, ron ne poÙ'''il mi<'U, faire q d
attaquer dll",:temenl aux pareo - du Pap<, d'autanl qu'Qlllr<
cell~ hauteur de p~ CS1 di,,"'" <le me ",,:nble, dia;:
,
de \ 0"" Ya)
, lappréhensinn qu'ils aurnnt qu'on ne pOU-choses contre eu., àl'extrémitl!,1 -obli'",ra àdonner d'
plus.,Ç'randes pour ~ lirer d'affaire.
~ pourr:til m~e ~ x a
sacnfier pour cel effet au ju,,1e
liment de \"otr< ~aJ'"
IDtérets du cardinal Impcri; le, principal u«'Ur de l'attentat,'

et,

,,,!a '\ "

Louis ~. et ses ministres aim ient un pareillan!:'L, el !
conform81ent leur conduite. Yaincment on 1 - 3,'erli» Il U
l'amh"S5-'deur, pou - par le cardinal d'Este, leur d,,·" , il ,c'
rapports men~no rs et cal mniait 1 cour pontifi e: ~..:?,:
menton ~tSa.t ,appel, non pas même à leur &~n~rn 'ile, m. " a
leur, Just.ce, IJonn~, et sou maitre furent partieulh ~lllt'~:
.rnlésd lettre- qu ils reçurent de la reine de 'uede: crl"·d~nt Cbristine aya.! alors intérêt à mêtlaè'Cr la cour de F~Jn, ,



aoüll~ .

c y In.s:ieur mon frere, je prends la liberté d'expliquer mes sentl~
ments ::iur le sujet de raœident arriVé en cette cour à l'ambassadeur
de YotreYaje:,"tè par une leureque je '-iens d'écrire à y, de Lionne,
J·~a.."Sure.r \"otre~~téque lestémoi!!tlage:S Quejercnds à la ,-cri lé
mentent que,-ous me f, ..iez l'honneur de croire qu'ils ~ nt d ...in·
tel'C>,""" Rome m' t témoin que le respect que je porte à "
inteté
ne m'a pas em~é de soutenir avec a.s.-;ezde "i"ueur d ~ illtérëts
qui m'ètaicnt bien moins importants et moins ~I15idcrablcs qur.

~e m\~llbonneur

de votre amitié. qui est la chœe du monde que
'nerai tOujoursa,'oc le plusdesoin.J'espère que rotr-e )faj -té
~n!rcra dans mes sentiments; car quelque animo~itë qu'on inspire
a \ OIre ~aj~-té, elle se souviendra toujours qu'on ne peut se "cnger

JCOOO~

1 J/"IJUrinS de Coulanges, éditll)D da 1 1 • iD-l!, p. <40.
t:hr~inè. r'e\'enue A Rome.•\..nt d~maodé audieno:-, • I~ P:lI~ 13 re:nit il
un al:.~ Jour leqo.eJ étlnt .an1n~. il la remit enœre li ua aUlt'è: œ qu'il fit
tallt J,. fOIS. qu'il -:Lait a~ de con
treque
iD1ènlioDS Q·411a.i,~nt ù un autre

I:lul .Iue de loi donner mille d'1;o11ts. pout lui !.1.ire quitter I~ Sl!jour Je Romp.
t! aJouta à 10 ces relus la bann'- ~m~l d~ . ntineHi t" ~re. un ordre il
, :1 "IS, frère de celui qui avait lu~ 6. Fùota.inebleau Yùn:1ld ~ -hi, J~ ne mt:ltre
JàW3.i::. !~
dans D 1""I.s.i~ soit
la n::i!le, soit - os la n..ioè. et l'enlè\·-:n.. nt do: la lIuch ~-" dè Ch~' qu'il litmel.l..nl da.ns un couvent. cte...•
, O,·p. du . septembre.
•.

,'i'"

."tIC

L'AFF lIlE DES CO,

&.'-

lti6t, 1G6~.

contreson père ni contre
mùe. "
Wre tort à ,,-'
.
que la plus be1Ieet la pi"" glorieuse ,-cnl;ŒJl<le qu'un enl.u boen Ile
puisre tirer d'eux,
celle de J<,. • n;r et de
hooorer.
mème i6 auraient tort. Ces
tilD<'1l qui me ,.."b1ent '
de 'otreMaj
, rh iJJeront ,-otre bonté au !!ŒOUJ'S de Cl'
où ,-ous l! 'si parlai'
t booo qu'il ne peut tom l' d:c:"
sens de personne qu'on ail eu
'11 de ""U,.
eIl la pc
de ,·ntre amba;sadeur. Mai.- Îeo parie trop' YCllre
tort de ,'ouloir me mèJer à donner
'\ au pi~ ". __
prince du monde. Je me COll
• de ,
prier tf
IJ

.tlM6.lt
c

Monsieur, je ne doute

que "

ne 50)'12 informé du
'
t qui uni> ,II a

de tout ce qui ..
ici de
l'
jours, à l"ambassadpt'rde Fl"I.DCe en
cour; le:>,lIlIJOJ
,-otre maître n'aurIlllI
maIlq' l'obli tioa qu' , 00' d
une exacte relation • :

C' pourquoi'
mam",,,,,,,,,

~~~j~~~

pas àm'abstenir des"
"
puis '-ous dire de
,-ous peu"eIlt pan' l' cf
sées que œUes que je
cil t ooosanl que œox de maison de M. de Cniqu> o:.t ,
dans celte "ilIe d'une mani<resi extnIordinaire
_ t<man
à des liberU:s et
in.ooIeoœsqui n' uraient jama' \
à Rome. à moins que 1'00 n'<dt pol1é un tn!me re,,'llect
sadenr de France.
• Il est vnj que M. de
dome.,iques. ayant emplo,
1 termes de la modestie,
lkmoigme a\'OiT pour
. , 0'001
- . \ de con
procédé, ~busanl de mille
de l'îndul;:eoce q le. 'c
ment avait pour eux. OUtra~Dl non. lem nt
rtlculil ria ville, lOlÙS les ~ et sOldats du Pape datlS leur po-l.<, et
~eremeDt les Co
qui, ap une loogu patience. • :--I)ot
a.la fin emporter lia fureur de la 'en"
' laquelle i 001"""
SI barbue, eot;nme, ' l'aurez appris.
• Il est au
trl!s-œrtain que l'action d
, 0 ' . pa- te
oomm~ ni approu,-œ d'en bauI; au OOOIT ire, je, :lSSUTer qu elle a été détestée oomme elle le méritait; el pour \
le persuader par Ull raisonnemenl qui seul me >emble di;:oe u rot
votre maître. je "OUS dirai qu'il )' ''11 de .;a =deur que l'on" t
1>CI'Suadé qu'il n'y a point de prince au monde ~i hardi Qu'il Q:-I.rJ.t
de.pro~ délibéré faire uo tel alYront àson ambassadeur, ct Je" U·
halte.ra.i ~ur la gloire du roi qu'il ne prit nulle résolution ni ne t
aUCUDe llCllon par laquelle GD pourrait jU'<er qu'il fal < p.!>! d
..
C'Oocevolr une opinion si basse de soi-méme.
• Il fnul donc que je \-GUs
ure el. que je rende ce tc:mt>J r ~

racoos

ÙFF.uRE DES CORSES E:<

1662 -1664.

39

à la ...riW que l'unique !!OUJ'CC de ~ facheux accident est la mau,
,'llk oonduite des domestiqu de 1ambassadeur, qUI se sont attIré
la haine et la rage des Corses; et, quoi que l'on ..ous puisse dire,
cet accident D'a ni suite, ni conséquences. inon celles que lui donneot celL'\: qui SODt ennemis du repos de Rome. et peut-~tre même
de la f!'lo;re du roi, et qui veulent en cene occasion sacrifier son
;)fr\;œ à leur intérêt.
. '
c Je vols bien que \"OU:) me soup:onnez: ma - ne vou.::. y trompez
paE.;e -w;.1a persDnoe d!, monde qui a le plus\'ériLablement 00t - . œll.e action. Clje SWSSlDS doute œIle à qu> elle a f:ut le plus
d'horreur; et. si l'on eût sui\i mes se.ntimeo~" l'on eût puni cette
action d'une ri,,"UCUr plus prompte et plu> exemplaire. ct l'on elit
doDOe à l'ambassadeur une saliofactiOD si ample qu'il n'eat osé
plaindre au roi de ce qui
arri..é, Ce n'est pas qu'on ne soit en
volonté de satisfaire entièrement le roi: mais la nature de ce gou,'ernement eeclesi.stique qui apporte je ne sai- queUe lenteur alLX
exécUtio""- et les rend plus ou moins tardh'cs. selon le tempéra·
men de ceu.'t qui got.l\~ement. n"a pas penn'~ que l'on fit tout œ
que l'on,;ouhaite de faire en cette OClC&>-ioD.
connab."'CZ cette
cour < \'Ous sa.... bien que ses proc6l<s _ nt trl!s-dilTerellts de;
D" ",... On n'a pas laissé de faire pl",,'eurs démon'tr' .üons, d .
quen" lptre que la bonI<! et la :;';néro.ité du roi se satisfera
mi ~x que la passion et les intén:ts de . minist~ .
• Je vou~ eO\'oie, ci~join~ une lettre de ll. le caroinal Chigi qui
e" L'crite à M. le cardinal Azzolino. Elle .-nus fera "oir une partie
du d ,jrque l'GD a de satisfaire au roi, L'on fait tous les jours des
elTo"" pour faire quelque chœe de plus. et l'OD occupe 1 plus
_ut>lim,'" -prils du ~ ré-Coll
à délibérer tous 1 - jours à la
SiL:-fa "ion et à la réparation de cette faute. Pour moi. qui ne puis
approu\ cr ces IoD~ si contraires à mon humeur et à mon
temperament. je ne puis lléanmoillS m'ClDp.'cher d'cn demander
pardOD au roi. et ''GUS prie de, ous y emplo~'er pour l'obtenir. Je
~ait(' de tout mon cœur que l'indignation du roi soit modérée
p:lr ~ honte. et. qu'il ne la pousse pas jusques au désn-antage du
.,: -nl-~icge de qui il est le ~Jorieu.."( et digne appui, espérant qu'il
n'cn tirera pas d'autres satisfactions que cdt.-~ que sa piété et sa
~értkiilê inspireront. n'étant pas ju--.;te que cette affaire interrompe
lon~èmp:) la bonne correspondance qu'il y a eu ju..~ues ki entre
.. .,:. "ntdéet le roi. De mon côté, je me trouverais heurell.5Cde pou·
,"oir contribuer utilement fi ~ soins et mes pcin 'pour l"beurewc aecommodementde ces troubl • quoiqueje 50" persuadee que d'autreS
~'y emploieront. avec plu d"habileté et de succès..)'<k'-C néanmoins
'"OUS prot.e:ster que j'y tra\'Olillerais a\'ec plU:) d'affcction Que nul
autre. ct a\'ec autant d'honneur ct de fidèlilé. Je VOU5 prie de faire
~t\.'t>r au roi mes sentiments etd'élre
uré de l'estimc\ etc...
JpIJ$lill. aulograph<. _ • Je ne saurais m·emp<.'cher de .-ous louer
la conduite et la prudence de M. de Créqui. ,le .-ous proteSle que
Je l'admire et qu'il m'a dono de l'estime ct de l'amitiè. Il serait à
"'OUhall~r qu'il suivit toujours ses propres mourements et que sa

e."

"GUS

40

L'AFY.uJl.E 0

con;;

ES

11162-1664,

mo<Ie>lie ne lui fit PIS tant ' rer au.<, numen
c'es un co il à donner à un am
r en

L'AFFAIllE DES CORSES ES

41

:ilJ~ :;. ment



de ,

défier éternellement de
de la f.ttioo qui fnrt souv nt 00
intéret à part, et ne se • '" t du nom et de l'anlori du
pour leur in 't et pour • -re )eur,;



u:

1662-1604,

ltOI.

dans le publj J pour tàche~ d'amoindrir le crim~ dt:s
Co,.,., que quand le carrosse de macousm.. 1a duch -sc de CreqUl,
fut ~;., de coups de mousqueL il était dejà nuit clO>e et qu'elle
marchait.:alb flambeaux. C~l. pourqUOi 11 sera bon que ,-ous me
mandiez prec~t la ,-erité de ce fait, ;wn q,u'on pU' se, detruire
ayOC fondement rimpo:--wre de œue InstDuauon que ledit nonœ
jeUedan; 1 - pritsqu'il en trouve susceptibl -.•

• Le nOnce. écrit.iJ le 16 du même mois, a dit que le cardinal
Cbi:;i ,-~ a\OlÎ~ ,\1 ~ v~ et quil y ~tait a1l~ ~ condition.
et 53Ib que vOUS eussez ,"oulu \~ e.'(pbq~er ru nen promettre
·...ur l.t manière dont ,-OU:- le reœn1ez. Je n en tl'OUle nen eo au~ de ,,~ dépécl>es. Je n'y' . pos n<.>n plu; le "e~",:b1e nombre
d'homme- q "ons niez
bIès. ni la, quan lé d
dont
,~ '00'" ~tiez. poun--u. ni ce qU'l'cUL fait le duc. ~ par le
tDO"'O de , terres et de. .uj - n importe que Je sacbe JD..'Qu
au.x
ndres cit"'COQ:)taDCCS : aut:re.me1ll on oe it que répoI:!dre et
(a ne peut
bien même prendre .. rtsolutio. -. q~~and o~ t~or:
k-' L. b.. .urez·' ou"
Icment que Je - 1, plus ""haulTe
que \ ". Je De ,-~en aura.is dilmot., n·était que dans la ::-wte Il ~l
de la d miere importance q
je _' infonne p?nctnellement
j ;que, aux moindres
- OU qu'oo fera, ou qu on '-0 " prora. •

armes

En mt'me Lemps Loui XI, lui écril,
le sc,eau du =:ceret
\JIu, ab- lu, qu'il d';;ire une prompte pacification el qu il esl
inquiel d - uites d'une pareille querelle;
l~

• u

,


~ ~onsieur, je ''DUS ai dit,

1 !..

1~

dans ma pn!oédente, qn'il étalt "c,

hlUt.er que y, de CN!qw ne déPrit pas tant &lU

numen'.
autres, ct so~ départ nous • fait ,'OÔr qu'il ·était l'aller \
trop de facilIté u< persuo,--;On.> de ecu qui \" :ule t pou;>
rcssenument du roI Ju,'Qu'aux demi', , trémn6. Je ne.':
tOI approu"cra la résolution qu'il I! prise d quiUer
o...; a\K"UDe
nécessité son. poste; mais je puis ,~~ ssurer que... 'Ion tOUll.... ...
~.~p:1l'ences. !la eu tort en
te CIC.CôlSion. Cl il me semble qUO P""
~et~ ~ndu~ JOexo~ble à toutes) pcNion~ de ses ami... Il c
poU\:ut pas fourn.. à - ennemis ua suiet . op ..nt de
blâmer.., •
_

Ce n' , t pas pourtanl que 1 - réUexion~ de bri-'n, l '
protestations du nonce, 1 "lettres du Pa ne donn:\5 nL d-,
scrupules à Loui Xf\' el à. "mini"! ',cl qu leur bon " .'
ne les a\"~rlil d s da.oœrs d leur politique. 1 " fireul à CI'I.'I"
de' qu -tion" embarrassant" ,
«J'apprends écrit le roi le septembre, que le nonce ou ~em,"

LE IlOI AU DCC DE catoCI •

• 1"',plelDbre Iw.!,

• ~on cousin. je ''DUS <!cri' cette lellre i> part que je d '-ire que
'ou::. \"ou~ donoiez 101 peine de déchiffrer \~ous-mème. sa?S ~·o~ cn
fonfler il. aUCUD socrétaire, quelque
~uré que ,·ous pUISSiez elre
d'aillcuto; de sa fidélité et de, n secret,
,
• Je vous dirai que je me réponds à moi-mèlnc. sur la OO~DaJS­
:o.anec que j'ai de votre affection, que la chaleur du ~ntJ.ment
que \"ou... pouvez et dc,"cz avoir du mau,·a·~ traite~ent 9U1 ID a ~~é
fail ct à \"ou~ ne ,'OUS oblibrera pas, si \"00..>; voyez ~our a. ma sa.usfaction. de me la' r dans un en!!U.~eDt dont II seraJt~ fort lm·
portant pour le bien de mon serrlœ que je p
me dispcn..~r:
t"3.r. pour ne rien téter et vous ounir confidemmen~ le. fond de
mon cœur. je dois vous dire qu'cn même tc~ps que Je faLS g~an~
l'Clat (:t beaucoup de bruit que je conLinucraJ encore JX1r. tOU~ les
tno~ os dont je pourrai m'a\'i r à imprimer des r,rayeurs a .la ~ur
lIe Ronl\! qui la t'aD"lent. il m faire raison et que Je passerai T~'me
;tU~ effets. s:i j\' suis forcé pour mon honneur. a~Ulnt gu Ils sc
trou"eront cn nion pou\'oit, sans toucher le • 'n~ léf:,"e:. ~I la pee·
:-onne du P'dpc. jc ne \ ou ~ <:élerai pas, dis-je. que Je souhaite beau·

42

ùn-J.llIE D

COIlao.E:<

1662-1661.

ÙFF.>mE DES CORSES .E:<

1662-16M.

-13

cbàticr. et l'autre, de crainte qu'ils oe pIltlasseot trop et qu'il< oe
~ o t par quels ordres ils se soot porté> â la bru le actioo
quï~ commirent le .
aOÜt. ,oiLà ce qui arri,-e de ne pas faire les
chœes à tem .: car "i!S YOUS
. t donnê ceUe
lb~action
lor81 ue \--0tJ5 la demandl~'~ senez encore à ~me ..c IlE a~·
raient êpar;:oè quelque cbose dune. p1u< wande reparauoo que le
leur demanderai pour '"OUS eu avOir chas.-.é. violant une

N:Oode

fob. en ,0 re personne. le droit des gens et le re::-pec qui m'~t dù .•

li annonce au dac qn'i1 l'in. -lit du pout'Oir de donnfT,
pour a;nsi dire, sa lois dans ROllle " lui, prescril de refu..-er
100 le mMiation. el lui en.oie deox lis - de condltioos

entre les.luel1es le 2On\'ernemenL romain
de chodr:

llai' 1'0I'!:Ueil l'empo
r la
., l r'l
con..<cience. Le roi LLi »De fonl à Cbri..-tiDe de "
iosullan
pour elle l pour le ~ \-ertl ID DI 1\)
approa.enl Créqui d'a.oir" n aUe:ldre On rdre' P
de re~er le
' Qr,;ini comme l'ao d, pro\A~u,
France, poar le punir d'a\"oir -,' . à ao COD>'
1 ddeo- de 1'amllas- ar; ib ordoDDenL à '
de Bracciano, d'ôter de pori 1 . atm - d Fran
renL au nonce qu'ils ne \eul Lplus lraiter a\' le.
que par l'iatermédiaire de CNqui, el i - fool dtif,· dre à
courrier du Pape d rem Ilre - - d"PL'cbc: à Pi 1 m' '...
demandenl aIl roi d'Es !!D d m 0 ,'r 1\
n re., 'olXJ
le cardinal Imperiale el la famill Cbici 'la'Fran n'ob '
pas complète lisfaclioo, t d d nn r
!re par 1 Y:l ~_;
a une aI'!Dée françai- de di.-buiL otill bomm Cfui mmb •
Sur I~ .Etats Romains. Ils mmenlle \ice-I '" 1 d',hi_n n
con2~(herl - gara'- n- nlificale<. LouisXIY,apprena.t'1
le
f.lOur ~ui complaire, a ord DDt!aux Co • <d ". re~.r
à,~\lta-'ecchia elde 'l' embarquer pour 1 ur il . s'e:n,'"
d tlCnre à Créqui' :

p., .

;.ape,

•n faud~ co:npter pour rico te ""rtiC dé la
crol~ot._m ~\·OIr. donoée, Ct due mém qu'oo l'a ch .. ,
deus nu..~DS qUI me d bH~"etlt, l'un • pour 'exempter
Ri"f!Tlil:'T, Prrom, p. !.3
~ Dél·· du 2; Si"r«'mbrt.
1

ra m' en demeuro

Prl7nÏfr parti: Restitution de Castro el de Ronci~lionc au duc de
Parme, ct de Comaœhio au duc de Modène.
":OZ3~mi'nt de ne prendre aucune résolution ..ur 1 - !raochises
qU'à la conoa'ssaoœ et du COD-eentement de ~ : ~ ca~D lUX,
Dcuriiml parti: 0, lIario. frère du p
. relt'f:ue à ~Ien~~ pour
:-i..\. a~_ - Lt.~tion du cardinal Chigi qui. da.o..s UDe premwre au-

dience. f'ra a:f roi les exeusesde
'Dteté. et. dans une ~nde,
demandera pardoo pour lai,même,. et POU: toute
famllle.Procè; fait au cardinal Imperiale, qUt ra pn-:c du ~peau.
.
F_'puk-ioo du bari;::el de Rome. - CoostrUCUOo d uoe pyramide
<'n mémoire du chatimeot des Corses.
.
,\tlributioo au Sacr&Co1Iége de toUt ce qui regarde 1 ' franch" -.
- Indemnité à Cesa.rini '.

Il \' a d~-Iors chez le roi un projeL si bien arrètt! de pou-scr
ies choc à outrance, qn'en a\'ouanl ~ _ n a~hassadeur que
l'acceptation de ces condition- n'est "ucre possl~le, il le cha~.e
Il'ea im(lOSer encore d'autres, tn:-s-ont!reu- - à 1Énli' ,eL qu II
appelle d oo!lalel/es:
• "'il arri\'e,écrit-il~. que \'00$ con,~de l'u.n des deux par~is,
utCTOis pasbim{acilt,il faudraJt direap~. ~,:antque_nen
1.::03clure quît y a certain nutres choses que.Je ~t:Slre. que Je ne
veux ~ etre obligé de demander si sou,'eot lDut!lemeot. ~mme
ICS bua
de l'a.rc:he,oché de Reims pour le cardinil:l A.n~01oe, le
retOur et le n:tab ' ment dans 1 fOOl.;tions de sa dlgOltC du car·
dioal lIaidalcbioi, les expéditions de l'abbaye de Cluo): ct d'autres
'~qutit

l-Qur mon cousiD le cardinal d'~-œ, et pour le cardlOal :\1ancml~
<.I\"ec le bref de nM rarandD in CUN, et quelqu ~ autres :=emblahles
1 l). p. oiu 'n sl.ptembre.
! Rf>~i~r. Prtuus. p. TI.
~ 1»p, du 26 s->plembre.

ÙH.uaE DES COJl:>E:> .&."

1662-1661.

que vous pourrez faire passer, étan~ bien vrai mblab!e quavan'
accordé ces points 1 plus difficile:;. i - ne voudron~pas rompre
l'accommodemeo~ pour de pareilles bagatelles. •

La di!!Dité, comme la ju tice el la rai- 0, était du CIlle
du
. t- ï œ, 00 peut lire dao Re,,"Dier le di. u!"
d'Alexandre III au cons'-toire et
1 tlres au roi, Il d Jarl'
hautemeot que les Co
001 été pro\"Dqu ,mai qu'il, out
excède leur droit: que 0 roU\l~rnemeol doil uoe .-fadk n
au roi, et qu'il accueillera volontiers unejID,1ed maod~. Ya:,
il ne permel pas d uppo que lui-méme ou - famille. aicnt
en aucuoe - rte prepare ou al,prouve l'actioo d Co _ -. n a
raisoo de re"oarder cette hypoth '. comme uoe calooioic e un
out,",,'" infinimeol pl - !!rave que celui d ot se plaiot l'anJha,·
sadeur français. Il '!!Dale é2al meot comm ~ cCdaol. . 11),
comparais 0
-itle. de légiti:aK-s represaill . 1 lmi fi 1
IDJllgé par le Roi T . --Chréti 0 au rep '- olant di 1 J
uver:am Pootife, J'ai promi- de b).k'- r b parole 1'''''~]uP
exclusl\'emeot aux adversai - de l'E~lise, 00 me perm Ur
san- doule de citer ici uo des discours d'Ale odre au ' , Collège. et ~e de , - let
à Louis XJ'I : j'eo mprunle la
lraductioo a Re,,"Dler, qui, m m - - efforts, o'a pas enr li"
reodu la oobl' el la !!rante de l'ori!!inal:
AL.LOCUT'IOS COXSlSTORL\U

oc -t

SEPT'E.XBItE:

~ n y a q.uinze jours, mes \'énérabl Fr<..., que, comm no·
alho~ rtlr de notre appartement pourcotrerauCo',lOire n'lUa~pn~es le malheur ttrange 'im",anl' {atinus (Jui était <lfrt\
S?" d auparavan~ entre les solda' co - et 1 dt:qu - '"
1ambassadeur du roi de France, DOIre tt'Ùi-cher fi " que ,oc;
sa\'~ combien nous avons toujours aimé, et pour la Jli le (! le
mérite duquel "00 sa'~ez combicn DousavoO:t lOUjours tU d·e-t.
Les Corses, pro\'OQu - plus d'une fo' par des iojures ct 1 r J"
I~ultes. se portèrent à un tel ex
de r3!!e et d~ (ut\.'Ur qu I,~
t,uerent un .Jeune ~"e qui marchait à la portière du carro:-~ de
1ambassadr.ce, et tn"reot COutre le 10"'- d r mbassadeur... ~OU'
0;donnàm au it6t au cardinal Cbigi~ notre ne\~ell selon la ('hair,
d aller trou~'e~ l'ambas deur et l'am~ ricc pour leur Jn !.e~
notre bénédIction ~t leur lémoi~er notre d plai ir, ct no~ fia1<·..
dépêcher un oourne~ à nOtre nonce. pour marquer 10. mêm,,~ (',tl<':-I--"
en n~tre nom, au roi de Francc, auquel nous DVOns au.s:;.i t.."-t'rlt :-Jr
te sUJct.
. ," .Cc qui .s.'est fait depuis, \.~ Fl'atcrnitt..~ ont. pu l'appn-'ndrc jlo.'\r

1édit. publié COntl"e eeu..\. des coupables qui sont. en fuite ct quo:-

L'AFF.IlRE DES CORSES

E,;

166z-1664.

nOll:i a\"o~ demande au..x prinœs \·oisius de nous être livrés
durant qu"on instruit le procès des autres qui sont dans les prisons:
En Quelle confusion, cependant, en quel péril et en quel trouble
J'amba;.,-adeur jeUi~ nos ujets et la tranquillité publique par des
d'armes et d levées de soldats, chacun de vous la sai~. Dès
qu'il fi~ entendre qu'il désarmerai~ pourvu qu'il eût parole de nous

am""

quïl serait eo :mreté. nou~ la lui donnâmes, lui faisant dire que ce
que nous avions de troupes dans la \iUe suffisait pour ce :::ujet :
mai~ que. "il le fallait., nous en ferions encore venir d'autres, et
que tou~combattraient pour sa ~eet pour son ser"ice, fi prétendit encore après cela n'être pas en ùr'eté, il calL.;::e du voisinage
d . Corses: et quoique nous ne du~ 'ons pas a,·oir la même indul!!CnCC là-dessus, parce que tous les coupables ou étaient aux fers.
ou ttaiCDt cherch ' pour y être mis, et que le lieu ou étaient les
Co"",,, était l'ancien quarlier'Où i - a\"aien~ été établis pour la
"",,,té du :\lonl.-de-piété et pour ceUe des prisoos publiques. nous

no lai.ssàmes toUleJo' aller au sentiment de ceux qui cons illaient de retirer les Corses~ et. DOUS mimes d'autres soldats en leu!"
place. Il tëm '!!1Ul ensuite qu'il oc poU\"aÎt uffrir quïl yeüt des
C(H'~';è~ da
la \ille. en quelqueeodroit que ce fllt: ooluioffritQu'on
pourrait 1 - en faire sortir en les remplac:an~ par d'autres troupes;
ma~œla ne sen;tde rien, Et comme 1 levées quïL faisait :lU{!menlaient de jour ea jour, eo sone que nos sujets commençaient il ne se
croire plus co sùrelé. et appréhendaient à tout moment dc se voir
eXJ-< - 'au meurtre et au pillage, 000- ayons été obligé de faÎre..
entrer de nouyeU - forces dans la \;lle, et de 1 dk"tribuer en difJ&
n!Ot.:: postes, de COté etd'autre, n.fin Que, sïl survena.itqueLquecbose.
elb pu,;,; o~ y apporter un promp~ remède. Cependan~ ootre If"
chërc fiUe la reine de . . uède, preoant occasion d'une, Vi5cite qu'eUe
fai:'ait à l'ambassadrice, donna parole elle-même à 1amba...~eur
quil serait dilD- une entière sû:reté l et lui confirma que tous nos
>oIOOts n'étaien~ établis que pour la Sll.reté publique et pour la
,ien 0 propre. Elle essaya eo méme temps de lui faire prendrede
meilleurs sentimen ~ et de le porter à. la tranqwllite et ~ la ~... ;
tOut ce qu'il y :1 d'ambassadeurs à Rome ont essayé aussI la me!'!1e
ch~, et tous se sont acquitLés admirablement bien de leur deVOir,
mai::; tous inutilement. Il e:;i't p.."lrti tout d'un coup. parce que
l'homme malin, c'est-A-dire le père de la zizanie et du mensonge. le
dëmon. qui se plaft selon sa coutume il pêcher en eau trouble, a
pré\alu cootre touw sorte de bons cooseils : c~ là-d -us oous
aroo:; en<..'Ore dépêché un courrier et éCrit un second bref au roi de
Fraoce.
: Quoique J'ambassadeur cn partant de Rome ne nous etH point
faIt saroir quelle l'Oute il voulait prendre, ou il droite, ou a gauche,
nou~ n'arons pas lai; d'ordonner il tous le:; gourerneurs ~e
rElat ",,.Iésiastique, tao~ du COté de J'Orieot que du COté .do l'OCC':
dent~ d'aller au-dc,'unt de lui, de lui rendre toute sorte d h?nnCu~
Cl de lui fournir abondamment touteS l chosœ dont IL auraIt
bt.win, Cependant. DOUS "OUS faisons pnrL de notte aftlietion pour

46

1662-1664.
la soulager en quelque sorte par Il: et nous ..peron:; de la bonté
et de la ju>tiœ du roi qu'il prendra l'affaire autrement que "'"
mini:st..... n'ont
ré de la tourDer. Que . dans la ile il >'00,.
quelque cbo:ie il , . oommuoiquer. nous le feroo:. tri:>-,oIon '
L'."HlllE DES COIISES ""

pour a\-oir \"05 aris
la
'.. (ac . n qu'il ,r a.ura à donner a R ~
Très-Cbrétieo et que DO . lui dono
toute la pl _"
nous pourrons, par une forte punition des ooupab ' .•

Par deux brefs des 2 aoûl ell f t seplembre,lle. dre a\'alt
•• yé d'Mirer Louis XI, elde fléchir n ol'!!tleil. Le 12,..
lembre. il lui en adressa un lro' .. me, dao lequel, ap"-~ a\'o'r
rappelt! Lon
efforts pour rela.blir la pail , el prol ' • con
des accusation' san fondement. il faisail entendre à ~)n lour
l 'plaintes l 'plus gra\' • el les pl jus~, n dis 'l • 'luc
l'accidenl qui éLail arrÎ\'é éLail \'érilablem l , rallIe,
impie. borrible; mais que c'étail un pur accid nt.
nn
pour lei par Loul ' l 'pe nn qui juneaienl d ' ,"h ,..,
san passion; qu"1l n'en "oulail poinl d'aulre ju:::e 1 5..
Yai lé méme, après néanmoin qu'elle
1 Oclai" .
lout el que la ''\!rilé d Lon
les c'
Lan
du la: 1
aurail élé enliérem nl connue: que. pour cela, il a\'ait e ,d'en faire informer le marquis de Lionne, el qu'au re-l ..
.priail d'êlre persuadée qn'il n'a\'3Ïl rien pl • 11 cœur que e.
coulenter en Low ce qui' ponrrail a
jusli..
• ~ous ne poeJ\"OOS œpendanL, ajoutait-il san.. man uer a œq e
.
nous deyo . à Dieu. au ·Dt··
ApostOlique et \ou.--mè
nous empécber de \'OUS faire de ju..'!CS p1aiDtes de œ q . l~t rri,
de là à Dotre DOnce. ,otre am
deur CD
tenant ici
meuait la ,-We, le . t- i
el DOtre di!roité dans un ,iJl.;nt
péril: il n'. Jl3S même attendu \'Otre ordre pour eD partir, nonobstant que nous le fi ions pM r d'y demeurer, et que DOu.- lu!
fi ions donner parole qu'il y serait da 'une entière rele. Apl\~
9uo!.lorsque. nous ne \-io~ pas QOU:$.rœme de quel c6w il ....l "IIl n a pas laissé de 1'Cœ"Olr de DOS officiers toute rte de 00'
traitemeDLS. Que dira donc tOut l'unÎ\-ers! Que dira la n:vubli<;ae
chrétienne! 9"e jugera Die\! lui·m me, qui iDterrob'C I,~ ct' ._'

des fOlSet qwsoode leurssenumeots! .xOtre DODœ uo homme c..-'t."'C l,;'
siastiqueetinnocen~quitenaitaupresde Votre .Maj~~ Doo':oCule~ent la pla~
.. celui,.que Dieu vous a donn~ pour ~teur Id pour
pere, et de 1 E,,~ qu il ''OUS a doooée pour mère,
" la pl ce ""
DIeu. m~mc, a clé e..xllé par une puissanoc séculière, pour il: cn:ne

w:

1662·1664.
47
repréi;enter pllternellement toutes œs choses, La douleur
L'.UT.URE DES COR'

de~oir

d'une nou,"eUe !ii ~. aLtendue. Ior:;que nous étions entièrement
appliqué à ,-ous sati>faire. nous a arraché des larmes: mais no en
rependrons encore hien da'1lDlage denDt Dieu. afin que. pardon,
nant à celL'\. qui en ~Qt la cause, il "euiUe dIlater notre cœur qui
~ maintenant serre de douleur. et vous faire connaître les '-OiES
..

de:a saiDte ,'"Olon '. _·0 ~ espérons que "otre ~prit \"~ritablement
rD,--al ::'y conformera, avec cette piété qui vous est 5Î naturelle, et
qüi vou:: rend 9 digne des !!T"d.œs et des bénédictions dont il a plu
à Dieu de '" "oombler, .-ous ne œssons~ DOS prières de lui en
demander l'a"o"1Dentation pour le bien de la chrétienté. et cepen,
dant nou. donDOll!' à Yotre ajesté la béDédiction DpD>--tolique ,,-

Le nonce Piccolomini, dont le Pape prenail si noblemenl eu
maiu la cause. eLail di"ne de représenler le u\'erain Ponlife.
et il.outinl lui-même l'bonneur du 'nlc'iege a\'ec une rare
fermeté. \' ici en quels lerm ' il nipondît. le 20 août. au
roini;tre qui lui enjoi!!Dil de la part du roi de se retirer à
~~aox.

trll

afin,!,,'j/

lit d~II,~rdlpastxposidall$
ParUaur~~IIIi·

de sn pn.plts· :

• J~ De puis en aucune sorte recev-oir du roi une relégation
comme un. !!T'l\œ. Ce serait faire tort à la puissanœ de: :Ilaj""té

ùe croire qu~un homme ÎOMCe"t. un oonoc du Pape. ne ~ut ':ln: à
Pari- en _'retA! de sa persoooe. Qu'il me c it donc permtS de dire
",cc
t le respect et tOUte la soumission
'ble. q~'il dépend du
roi de me fairearre retde me fairecooduire où Il lUI plaira: ID IS
qu'il ne dépend pas de moi de m'~' soumeure. ne le ~U\'aDt faire il
moiDi' que j'en aie la p<'rmission de: : 'ntetA! ou qu il par:usseque
fy aie t:t~ contraint. Le roi ne saurait atlnooer cela ~ manque de

~JUleld'o'
ce; j'en témoignerai toujours unetrtS-l?l'Ofondc.à
... .Yaj te eo mon particulier par m . trës·humbl ~ sernea-:; ~al~
eHe c::t trop équitable pour commencer par punir un ~once d t1~C
atrai", de pur h rd, ap"," qu le Pape ."". doc!.", de ,'ouloll'
châtier 1 coupllhles, et qu'il. déjà oommenCl! à le faIre', •

Loui. XI\' raconta en ces lerro 'cel incidenl à Créqui:
- Le nonœ. à qui j'a\' '. fail <lire par le oomte de Brienne,de ""
retirer à :Ye3lLX afin qu'il De demeur.lt ~~ ~"'J?OSé' ~aIl5 Pan::;. au.,
res..-.eUlimeots de mes peuples, dont le péril eUut p~us grand ~u Il n~
tènoÎ"ne de le croire est bien rti de Paris. m3.lS n'est POlOt alh::
il 11 ~u>.. d' nt Qud C\:t3.Ît une re:l~lion ::';ou~ prl-l.?xtC de ~
:-Un=lc. il laquelle il oe pou'-aÎt ;;'acx..ommoder os en a'-Olf un ordre

particulier de quelques soldats. Comme DOUS sommes obli,;é d<

rendre compte de ,",Otre âme au Roi des 10' nous 8\00' cru '"ou::

1

~

1

Regnier.

p.o~. et PrturY'I.

J • 3.

E."

R "_-n..i"'t. p. • et Prtu«s. p.OO.
Dt:p. du nH .. Créqui. septembre,

• R"'e"!l:'~" ~" 39.

4

L'.\ITllRE DES CORSES E:<

166'2-1664.

e.~pris desoo maille. Je d' 'm,11Ie,1a cboo;e et lui

. raireœqu û
veut parce que la OOodUlte qu il llellt alQ;ruera eooore 1", J"':<'
suj~ que j'ai de me plaindre de la oour de Rome'. »

Majore la ddense du roi, Piccolomini se rendit à la Coor.
fon;a Lionoe à le rece\-oir au milieu de la nnil lui commu ']ta
- d pèch - et discuta
lùment a,ec lui ru c>
mensongè - de Cr.!qui " Dix jO\lnJ ap ", ayant
Rome un non,eau courrier, il eot noe noo\-elle entrevu' a,
Lionne: c' t ce qu'on appela l'abouehemcUtk .. ru", 9. '[tembre), dont la cour de France lit
-- r no ~'e
reproduit integTalement dans Remlier J, J'a pie \' 1 n . ,.
POOl' ju,,"6 entre 1 - denx interlocuteurs l'ad,'
.
prevenu des Papes, et j lui demaod rai.i alll railleri· rdaote:; de Lioone, à - reparti - .pirituell " il ne prd"re
le san"-froid de Piccolomini, la \'Î!!neur de c 0 l''3Î>oJnoem il',
la lomnlé de dise -ion, Les cootemporaios fureol fraI'[\<'
du cOotraste, et !!nier Desmarais, apol ',te obli~é de • ancieo chef de légation, laiso percer la v~rilé
- 1" par y.
•\"3D - : . La conrerence eotre le nooce et loi
tinl a .et ao temps mat'qn ~, et là ri 0 ne fut oublié d part ni da:",
entredeox hommes d ot l'no, habile, hardi, t toujO\lli OU\ ,;
eo apparence. possédait admirahI ment hien celte p;1T"e ~
l'art de persuader qui coos' te à parler a\' cooli e el à
faïrecroirequ'oo -tcoo\'8incnd ch - -qn'ondit;ella
d'no génie ru, aisé, - upl , poloetranl el rompu .Ia • 1
affaires,a\'8Ït, ootre cela, aequ'-, par no longue pratiqu'. u
conoaissance particulière d - 'pri de la cour d Rome',
Le conllit étant oé, il fallait j' mettre lin par no aro ·m:il .dement: c'était l'objet d'noe n !!OCinti 0 qne 1 "'nl-~,_e
était pret à -ui,re par l ,oi - ordinaires, Lou'- Xl\', ar. rt..
tous 1 obstacl - po-'ib1es. Après a\-oir xpul.:· 1 nU""
- États, il laissait sans répoose 1 - brefs d'Ale' ud!\', el,.'
imposait comme intermédiaire unique 1 duc de Cn;qm l ,meme, cause de la querelle, et odieux à la cour de Romé pa,
son caractère t par
a tes, • Ce fut uo furieux coup de
ren,oi d'obliger le Pape à traiter avec M, de Crtiqui el a',,'
, [)<p. du seplembre,
! 3Oaoùt - Regnier, p. Si.
, Prt.uc~s. p. 30
• P.49.

1662-1664.
49
y, le cardinal d'Este quia\'8Ït bien contribnéà celledéclaralion,
m'avanl fait écrire à y, de Brienne qu'on fIC manquerait pas à
ROll;' d, l'liter d'a=mniOtkr lu choseuel<ml'aneienne maxime
du Pop,,,: qu'on vil bien à quoi cel<> allail, et que la plusgrallde
f1l()r/ifii:ation dl' Pape el tk ses 9<'71$ serail de lrai"'r a""" les
ministr<s d.. roi q..i él4lenl en llalit, tlsurtoul avec 11. rambasL'AFFAIRE DES CORSES E:<

SlUitur et lui '.

II

La cour de France prétendit en ontre que le gouvernement
pontifical de\'inât 1 réparations qu'eUe altendait de lui.
l:requi, le cardinal d'Este et l'abbé de Bourlemont aVaIent le
;ecrel du roi. "Louis XIY ,oulait que 1 Pape lui offrit luimem~ lb - umissioos 1 - pIns humilinntes, - resef\'8D1 de
mépri;; r el de rejeter - offres, tant qn'eU - n'auraient paattcint jn,,!u'anx e -!ren - royal -, Cette pretention inoule
choqua tout le monde et fut combattue même par un d '
a?lo - français en Itall . L'abbé de Bourlemool, au ,i h lîle
au Pape, '- pins hahileque 'collègue;, 'e!fon;a de ramener er,;qw à no am pl sensé:. Y. de Bourlemont. écri\'8Ït
"duc à Ln '- XlY, esl d'opinion et me m ntre que c' -t celle
d'uop partie de Rom que 1'00 oe peul pas refu: l'de se déclarer d . ch ' - que vons d -irez, d'autant que celte conr affectanl de semer le bruit qu'Ile \'eut coolenter \'olre Maje té,
'. q e n'etant pas po , le d devin r ce qui la peut sali f:lire, îI faut qu'on 'en e plique ',. EI.Créqui defend - 0 opinion l'Onlre celle de Bourlemonl, répétant - ns lou - les
form • que Rome oe \-eut pas traiter, et oe oecligeanl rien de
ce qui peul irriter conlre elle le roi et
minislres, Il termine
depécbe en aononçanl qu'il va mander 11 Bourlemont qu'il
oe doit rien proposer au Pape, mai- que i 00 \'eut lui em'oyer
à - n-Quirico no o' !rociateur, îlle rece"ra al'tC un esprit de
i' iz, On \ voir qu'il ne tint pas au Pape que la négociation ne
;ouvril promplement et n'eût no plein ucœs,

VI
Lacour de Rome fit partir pour ..{luirico l'abbé Ro'piglio i,
attaché alors 11 la maison Chi!!i el qui de,'8ÏI, peu d'anuée,
1

II. p. 114.
septembre,

JlCIIWlr(S. L.

, lkv, du

~

50

ÙFFA1l\E DES COR

EX

1662-1664.

après, pan'enir au cardinalat son- le r "De de Clément lX. son
oncle. Au ilOt Créqui, avec son upri' de paix habituel. re
plaint à Lou' ID qu'on lui envoie un homme SllIU r.If ,; te
et un suje' asses mnlpropre li celle fligocW.tion ': or. c'e,l le
méme prelatloué dan l' Mémoires du cardinaU'Est, romme
si éminenl en ceri.. el mb"iIe·. li promet d recevoir cel ahb.;
avec tolUe ü> dispositihn Ilupri' possible th par~ /.es cl os sa lm
bon accammodemenl, mais il LroU\'e
pouvoirs in.ullbanG.
et il 'otren' d ce qne Ru pi" i -i enœnde traiœr J'affaire dt'"
Corses comme un accident et non comme un as' 'inal: 'lU]
01Ire seulement la punition d ldals coupahles, et qu 'il 1N'
pose de confier liDStruCtiOD du p . à un 'uj t du roi. rat
de Bourlemont! nécrit dODc à Loui> XIY: « Dien loin de lrou·
ver dans cet envoi de l'clJ~ RO'pi"li " en la mani~re q '~a
été fait, aucune apparence de bonne disposition, je le t. nYe
mëme offensant dans tou
• parties, da
r. rme et do:>
sa fin.•
Or voici 1 moyens diplomatiqu - qu'employait cet hounele
ambass"deur pour activer 1 - né2oci:ltion : «On ne li- :[
pas de donner des alarm - à R m en faisant publier que le !\Ji
faisait débarquer d • 2ens à Livourne qui viendraienl i indl't!
M. le duc de Créqui pour '1re command par lui el pour aHer
à Rome se faire donDer tisfaction à ,;ve forœ. M. le carJiooJ
et M. J'ambassadeur atrectaient d'en di- urir - ouverle·
ment et proposaient queÏle route on pourrait prendre. de quel!'
façon OD s'assurerait d
" où l'on pourrait faire ma••'
sin de vÎ\-re.s et muniUo ,en sorle que cew: qui 1 ~ enl :.
daient pu" nt faire courir le bruit de quelque enlrepri '.'
Ro pi"Iiosi re,;ent à Rome, et ta 'ilOt remplau) à - .
Quirico par l'ab~ Rasponi,qui reçoitd pouvoirs au-,i ampleS
que le soubaiœ Créqui. Le cardinal d'Este el J'abLe de
Bourlemont font à ce dernier l'éloge de Rasponï. Le duc e>l·!1
satisfait! Xon, et il écrit sur-Ie-cllamp à Lou' - XI\' um' kllre
de deux grande pag' pour lui persuader que le Pape ne veul
pas traiœr, mai l'amuser par de vaine- démon lralion- '!
i Alexandre voulait bien céder dan' la forme, il ne ctln>en1 Dép, du 7 octobre.
• T. li, p. 136.
, Jlb"lUJirts, t. Il. p. 142.
• Dép. du I~octobn!<

L·.UT,URE DES CORSES EX

1662 - 1664.

51

tait à aucun sacrifice de sa dignité. et Rasponi. par ses ordres,
attendit que Créqui parlât le premier. li fallut doue que l'ambassadeur déclar-.lt les demandes du roi; mai il prit plaisir à
rendre la négociatiou plus difficile en 3&"l"Ovant de on propre
cbef 1 - condition qu'iJ était chargé de proposer. Voici comment iJ racouta lui-mèmesa premiéreconférence avec l'euvo,è
du Pape:
, Je 1 lui déclarai dooe, suivaot l'écrit que feo em'oie à Votre
té. daos lequel eUe verra que fai ajouté aux propositions qu'elle
m'avait envoyées quelques autres demand que fai jugé "tre une
"uilC n~
ire des premii:re::;;... Il o' t pas possible d'exprimer à
,"olre :Ilaj..té l'él<>oocmeot qu'il eut. D haussa plusieurs fois les
~aj

épaulci: 1 -larmes lui ,-inrenl au.."t yeu.'\':. eL il aUajusqu"à me dire
quïl donnerait de bon cœur sa \rie pour l'accommodement de cette

.:Taire. LI me dit que c'"tait unedemaodeoû il o'yavail nul rapport
aux choses dont "tait question. Je lui repartis que véritablement il
n'ycn avait pas beaucoup, que \'otre :Mlljesté le connaissait bieo.
makquemoinsil yen avait. plus 00 de\1lÏt louer votre générosité de

vouloir bien sacri1ier toU3 vos intérêts ceu..x de deux princes \'os
'ur le secood parti que je lui proposai, il se plaignit touchant
1", articles qui regardent D. :Mario et le cardinal Chigi, que c'était
vouloir ôl<:r au Pape tou' ses pareDLS. .... Je lui dis que je "oulais
donner part aux minLq,res étrao!!er8 des propositions que je lui
anlÎs faites, et en œta j'eus deux fins : la première, qu'il me priàt
l..'Omme il fil de n'en faire rien, et la seconde, que sil arrivait quïl
ne m'"" priât pas (ce que je De pouvais croire) et que festimasse
dc\oir donner partde,-os iotentiODS aux miIlÎ.5l?eS E:t.ra0e~, la cour
de Rome ne ptlt pas se plaindre que je procMa<>e en cela a ,'00 1 rop
de prtcipitt1.tlOD. puL.-.que son en"oyé en aurait éLé a,-erti et qu'il
n'aurait Men fait pour
~--er de m'en empêcher... J'acquiesçai à sa
pril:re_ bien aise de m'acquérir ainsi une obligation ::iur lui il si bon
marchë..... Pour lui faire connaitre ce qu'on doit attendre à Rome,
en Cibqu'on De ,·ousdonne pascontenœment, je lui ai rcmisde,ant
les ~-eux ce que Votre lllljesté avait fait 3utrefoLs. lorsque. pour
:'Ouknir la maison Barberine contre la persécution d'lnnoc:ent X.
elle: a,-ait eoxoyé deus puissantes années en Italie. et lui ai ajouté
que ::i dans vOtre minorité, lorsque ,1)U$ aviez UDe grande guerre
,ur 1. ' b=. ,-ous aviez fait ces choses par le seul motif de défendre
u.~e mai$n opprimée qui était sous '""Qlre proteCtion, il pou,'ait
, tmaginer il quoi \'olre :Mlljesté se porterait à présent qu'elle se
troure en paix dedans et dehors. __ Yorre Maj~Lé roit quej'lli enfin
l-éduit la COur de Rome à venir à moi l, 10
~.

Raspooi communiqua au Pape 1
1

Ot:~.

du 19 octobrt-_

demandes du roi et en

52

L'AFFAIRE DES CODSES &X

1662-1664.

reçut l'ordre d'offrir au duc, sans retirer ce qu"avait d.,;,
conseuti Rospinli -'. un DOUV 1 examen d - niclamatioD_ dp
Parme et de odeDe, la supp
iOD d po_ - ~tabli_ d .._
Rome depuis l'armemeDl du palais Faro ,une amni. . en
faveur de tollS cern qui 'étaienl dOOarés pour l'aJUbas, ur
deFrance, une indemnilé à Cesarin.i. elunereœptioDh Dora"
pour le duc deCr.iqui. EnannoDçanl
propositions à,;j co r,
Cn!qui 'e.~rimail ainsi :

L'.u-t"A uu: DES CORSES E:<

1662 - 1664.

53

allail rompre la D~o"ociatioD el quitler
-Quirico a,·et le
cardinal d'E-le, Les lettres du roi D'~laieDl pas de Dature à
modèrer le zèle de Dambassadeur :
< Je sais. lui écri\1lil-i1 dans une première dèpèche du t3 octobre,
quun ~naJ, ami d1mperiaJe. aditquequand mème rarmèeque
je pourTalS eo\""f))~r setaJt alL.~ portes de Rome, on en serait quitte
alors pour m'aœorder les mèm choses que je pourrai demander
à p~t. et QU'outre Quil
fon.dou:teu..\.· fen,·errai œtlearmée.
on aura au moins la sati.::ractioo, en l'attendant, de o'a"oir point
fait do> Ce cardinal,là se trompe fnrt. et si on me réduit
pour la réparation de mon honneur à li lIécesôité d'envoyer des
trou~. il faudra bien faire d'autres oomptes a\"ec moi. et aIor-- ni
le-paren -du Pape,Di _ mi'
-n'enserontpasquittesàsi bon
marcbéqu" - _ r~..menL
• J'ai remarqué dans les dèpêcbes du seur de Hourlemont quil
~,.. met fOrl en peine de dCtromper ceux Qui lui têmoi!!Dcot de

croire que je me \"
_ nir de celte occurrence pour d'autres
plu> grands dess 'os: man<lcz,lui qu'il laisse chacun dans sa
("ro~"3D4-e:

l:ne ~ouveUe conféreDce eullieu. el Ra.;poDi De ~u,-'l
IDIeux a coDleDter - D ad,'ersaire. qui De pardonnait 1 Pape de De co ntir quâ la punili D d - Co - ~:mlier '
meDl ju"'-, C'~lait un ujet d'in,' liv - contre la our d
Rome:
• )fais peut-étre, ire, écri\1lÎt-il. que œtte impunité de-- . 1"-< ~
ne .procède pas du peu de di'pD>ition que la CQur de Rome ait ill "
s;al1s.fa.Jre, el. que c'est seulement un scrupule de cons ·enc.-e Q
1oblige àen U3Cr de la~' rte; areafin de queUe manière 1t.... lnÎn·~·
tres et les paren ~_ du Pape peu\"Cnt.il3
porter à punir t. "e
soldatesque, eux qUI vent bien qu'il> nt ou 1 - uteu,.,., ou 1I~LJsau:urs d! tout ce qu'elle a entrepris. et qui par oon:-t:qu ot
~olent ~Ieo qu Ils ne la peU\~enl condamner sans .. faire entién:roer:t
le proœs à eux, mêm !.

Il terminait cetle dépêehe du 23 octobre CD annonçant qu ;
1

Dép. du '.!3 OCLubre.

que c'
as::;ez que ce d.L~·là ne ~rte point de sa
boo-he. mais quil n'"" désabuse personne; car rien ne peut con,
tribue-r da'"8.otao que
opinions pour faire Que 100$ 1 - autres
prinœ:-. (;ui auront celte crainte tombent t.ol1ti sur 1 - bra5 du Pape
pour le p ~ de mec.:ontenter à quelque prix que ce puisse ~tre __ .__
Pour le ca.rdinallmperiaJe, VOU::i 8'·ez '\1 dans une leure du sieur de
Bourlemont que, si le Pape l'abandonne, on lui dira en face qu'il
comml'l une
. C'~" néanmoins le point le plus juste. le plus
G:lat.anl. el. œlui sur lequel il faut le plus in:Jster et s'en moins
départir, C"<!5t pourquoi, quand "0 serez obli!!\! et résOlu de ,'ous
expliquer de m - dernières intentions. f -limerais qu'il faudrait
jeter cellli~là seul en avant comme un préliminaire et une condition
indi:"pcn...'3ble, sans laquelle ,'OUS n'avez pas pou"oir d'entendre à.
aucun accommodement, mais ordre préCis de le rompre et de
n'écouter rien que œlui·là n'ait été accordé. Cela même sauvera
lïnoonvénient que ,·ow craigniez. si "ouseuS$iez tout à la fois propo,.; tout cc que je dCsire, que le Pape ne wehàt de faire pas... r
.
(Lm~ I~ monde m '" pretentioD5 pour exorbitantes. Car quand on ne
-...aura rien du reste ct que l'on dira seulement que je "eux être

~5ure du point q~i rœarde la personne dudit Imperiale. il n'y a
qui qu~ CC soit Qui ne ~ trou,-e fort juste et qui mc pui
donner
le moindre tort de fajre œue demande. Yous a\-cz mème à allégucr
I"c,cmple de la République de Venise lors du grand diffc,,:nd qu'elle

cut. au co:nmencemcnt de ce siècle, a\'ec le pape P.lUl ,_ Comme
dIe connaissait bien la manière de traiter d ~ prétres. elle ne \'oulut
jamai... quoi qu'on lui pût représenter du CODtI:ai.l·e, _e~lrcr en
aurune ol-gociation d'accommodement qu'ellc 0 eut t1~ ~role
ilUpara,\ant d<" dcux ou troi5 points principJ.lLx qu'eUe dé:s~ralt.
c

Je \"005 ai déjà mandé que je n'estimais pas que le .. acre.Gollége

à4

ÙFF.uaJi DE:> COlll>.E:> &X

ni le re5te du monde 'Pprou~1i que jï '. . t ~emander que If
chapeau soit Olé auditlmperiale lalltqueJe 0 aura, en maID
De
preu'", ,~ffu;ao.te pouf Iw faire faire:;oo!'
. el.1e1e~=~~:
mort. qui "" le ....1 ca- auq~ 1 card~. pn:u
....
chapeau leur peut être
: 1Il&J>. comme d adj
.JI
,'attendre qu'oo obtienne .Ia. relé;;allOo dudJtlmperiaJe
.ieuN; anoèes ,i je me réd
a ne pl\:
que œIa, r
et quïl fandra pour remporter qoe je prél.eDde )lien au d<
faut n"':ess>iremeot cbe«ber quelque ..
qUI ne
t
que lui faire perdre sa di ' . qui 't a '
1
la relégation: il me. mble, >Ur ce foodement.. q ,
demander d'abord quïlooit mi, en am.'t au cb4teau • '"".\-,.
disant que le Pape ne peut me relu:; la j.... de Iw lai '
son procés sïl' trou"e coupable d'a"oir commandé au '
l'action du 20' aOiJt. ct quïl me t ut du tem pour CD ",cl--"",~,.,.
les preu,'es, peudant lequel la m,;m jl1>liœ,:ut qu'oc • -de sa per;:Done. You; pourriez eocore pn. .dre. -i ,..... le J.:"Z'
.
propos. un autre pre"""e pour appu~'er cette ck:maDde. q 1qu',1 st raisonn b1 de Iw faïre, Ifrir la peine du i
a"oir, comme il . public el DOloire
la ,'ilIe de I~
proposer d'am:tcr DlOn COU: '0. le cardinal d'E: Car
pareots du Pape nieront ce fait etquïl ne pourrap.
à cau..'" d • excomml1l1icatioo» qu'eocourraieot • cardi
ré"cler ce qui '
Con;m:~
<fEw. il .
pareille ooca.:;ioD d' !<!uer un P
pla' bIe ct a l'DU'

a

monde.. •

Lon" XII accueille 1 p1ain ,1 • l'Iu5 pu~ri1 • d, Cr,,:
adopte, YU l' plus etroi el irrite encore.
,propre en lui disant qne 1 • Romaill5. jou' t d' lui. II
re"narde comme un nou,el outrage fait à la maje;h~ ro :a!~ l
la !!arnison corse, en quittant Rom par rdrc du l'-Jlo('. "
pas en appareil militaire de,ant le pa1ai:; Farn" ,ou il n ~
a plu que 1 dom tiqu d l'amba..«ad Ur. L'envoi du .'
abbe Rospiglibsi 't enCOre un a'llre injure'! Il ne wul~'
que Créqui reste à n·Quirico:. C'e 1 marquer, ce :'",L! .
un peu trop à la COur de Rome 1 --ibilite d'un aCl'Omrn ,.
ment, el encore quelqne poir decrean :eque 1 • parob >UL
elle pretend m'amu' r produiront 1 ur efli t ' .• Il lui 0... 1 DO
de rappeler ses dom tiqu de Rom , de faire porter ~ .
meubl à Chila- Yeccbia, et de ·'em.bJ.rqu r lui-meme
Li,ourne pour Toulon, où il recen3 de nou\eau, ordre-. 0,.
>

L'M'HIRE DES CORSES &X

1662- 1664.

t

Dép. du 13 ~J et du !'2 o.'tuhre.
~ dtlop. !lu 13 oct.obn:-.

55

• ra plus di!!De que de demeurer à San-Quirico.• où il 'emble
que ,0 ' attendiez la commodité de la cour de Rome de me
, fufaire.• De son cOté, Lonis XII 'applique à prou,el' aux
Romain' qu"1 ne so1l1Je qu'd "ne ruplure • :
• Je mOen \"'&.Ï!. écrit-il. armer une Ootte oonsidérablede ,"'3i.~us

que j'ai déjà à la mer. el ai dépcebé Aimeras à Toulon
pour l'OIDmeocer à ~. truaiUer avec toute la diligence possible....
et com~ dès à présent rétatd'une armée de \iogt mille hommes
effe-:·u(.... D"uo autre roté. je donne ordre. mais \·OU3 ne ,"ous en e.~­
pliqucrez point eocore que le coup oe soit frappé, pour faire que le
parlemen de Pro,-eoce. .tir la réq~ition de mon procureur
':(onêral. donne un arrêt qu il enverra SIgnifier aUSSlt6t au \lee-l~t
â·p.\\i.!tlon. portant que, oommejai pri la résolution de rentrer
daD5 wu.~ mes domaines en~noés ou aliénés à faute de rachat. en
remboul'SUlt le pri que m prédécesseurs en ont touché, il ait à
rapport('r audit parlement 1 ~tres de rengagem~nt ~r.-\';~on
pour l re ordonné ce quil apparoendra. Je n)U~ a\'"a.15 fait sa rOlr...
la bo.ran:!UC qu'uo exempt de mes gardes était aUé f"ire ~e ma part
au ,-k"'e-If!!at ~r le sujet de mon COUSIO le duc CcsanOI et :-ur le
r - l'" t de la ~datcsque qui
en garnÏ500 audit Comtat_
.rai ~epuis reo:u la répoo.<e. qui aéœteUe que je ra,"';' bieo pré'·u.
qu'd ne la pou 't coo!!édier sans un ordre expn:s du .Pape: ID,,",
en mdne' temps la nlle m'il député le _ieur de P~~I po~r m'~:
-urer quelle exécUterait toos l'ordres que je Iw donoer:us. CtJ al
'u dcpa' que ladite soldatesque a pris rêpou\'3Dte e~ q.u·e!le a
toute d{-,.erté. en sorte que ledit \'ice-Iégat t aujourd bUI rédUIt
U, douze
. , de sa. garde, que je troU\'e bon de Iw l:usser. >

outre œIL<

Il ordonne à Créqui de remettre à la reine.de· "de et de
rendre publiqu'l d ux leU • écrites par lUI et p:U" Lionne.
et si injurieu' • pour le Pape. Les propoSlllons d Alexandre
nc • nt que d
marques d'aud4ce. d'impudence. d'rfTronteTi~!

:

• \'0 . devez, dit,il. hautemcnt déclarer par tl\:ane.e q~e Je ,-ous
ai mande que chaque mois qu'oo tardera à me sausrtllr~. Je prétendrai qudquechosede plu~ ct que. s:i 00 me foree pour mon h~nneu:
a rain: marcher un armée elà col'" !!Cr une floue. tel e~ pa~.era I~
r~..ti~ (1 i n'y S)O~ pas, et qu'il r3udrait bic~ 31o~ ra~re d aUl~
compl~ et pnler de toute autre nature de r ·p:1r..tuoD..5 que celles
dom je vous ai eD\"Oyé le projet ~.•
• J ai toujOUr;t oabliéde "0 - marquer que, da -1 - con~t.io~ ~e
·al:,t.:Qmmodement. \"o~ dC"ez insi:-tcr et emporter que Ion t'C'O'
1

1

1662 - 1664.

!
S

~...1 p.
..

du 13 oetobre
U"l" ·ju ~ octobre.

:b,A.

L'......AlRE DE:; COIbES &~

:>6

1662-16&1,

L'AFFAIRE DE:> COIISf;:; &~

quera tous 1 édi qui ODt élé publi" CD cette occa.,
cnmmr
m'élaDt trop iDjUrieux. au
lIéj;e et aux baron,; 1"llIllOJJJ.
c'est pourquoi tout doit 'tre riduit il la cfu
'liOD debull du Pape qui oct suff1sammect pourvu à tou po.r ~r

aD"''''''_

prudecœ.

• Comme. pour obtecir œ q je désire et
quoi Je 00

roDteeler, il aura élé boD de demander beauooup
bien marri de De "<lUS avoir
' à lem 'di> _
que vous pourriez faire et œrtai
cnûu
que, ou" p<lI1mCz
doM"', doDt pour "
reIkber oc aUI'aJI été 0 _ cie
,'ous aœorder pl"" l6t et pl
largcmec.l ce que je ~
,'éritablemenl.
• De cette llaUIre de crain pourrait' re, par exl~lpIe,
je De
pl 'de OODœ CD F
comme
t
assez perl! et doct 0lI use mal
la cour de R
ectrepris que les DO
fOCt lOUs ' jou _ . - .
les anciennes coutumes du ro\"&UlDf'. &,"ec
° 0 Ilé:UlŒ:o::.,
rommefai dit, de
reüdlèr... obtalanl CD M"',,~
autre point. COll te..
• liDe aDlre demaooe qui lOtrbe '1 au ,if le caJ'ditlai
que la
t~ d'A, 'j%DOIl ,
rerail de p
il u~ cardioal ~,
qUI
pratlqUllJt presque
an<"CDD=ent, et mcme pour toute leur ' li_D
de IlourboD et
!'
et le préœxle de
ÎI15
plaUSlb!" en
COl:l)ODCtUre, OU fai grand inll:n!t qu
,\\ '
s.oo~ DeSOlccl pas tourmec ' po.r UD klp;al italien pour 1.lI< '

da,..., _ ' . ,

w

r"."-rai

' DUS'"

cr.

a:ue

taon qu Ils Ylennent de me tdDoigner 1.•

Dans une con!ërence du 24 novembre. Rasponi fil con 'u.
'lue le Pape con niait 11 enyo....r un l '!!al en Fran~. e à
d~!a':r que le ,Co - - ne raiènljamai cb . d'un ,.'1'\ re
militaire dans I:Etat ~J :., tique; pu" il p" la au duc une
I~ltn: du carllmal Chi!!! cl un bref du Pape au rui ,ur la
Ie"aahon annoncée. Créqui refusa de recevoir c • piè . cl ne
consenht 11 en entendre la leclure que pal' simpl. rurio, l, : 1
cour de nome cb~rcha donc 11 1 faire pan'enir 11 Loui, XI\'
par une autre y , • el elle y réu --it par l'entremi du n 0
a Tunn el d am
deurs de Yen' et il
voie à l'Ji"
On ya ~'oir combien le roi disait ,TaÏ, quand il annon~ait an
duc 'lu li ne songea il qu.'â n. ruptu,... On peut lire le bref du
Pape dans Re!!Dier : il était im ,'ble de teuir au roi d
France un lan!!age plu noble, plu' modère plu- pakrr.cl.
Cependant Loui .XIY lrou"e que tout y 't ~ blâmer, le r0r.1
et la forme, et meme le modo d'envoi. Il yeut que le Pape Il'
i

Dép. du 2 no'rembre.

1662- 1664.

5i

comqlOnde avec lui que par Créqui; mai'. si le duc reru- de
transmettre sa letlre. il doit respecter le caprice de Créqui. et
il oa: n: le roi en 'adressant directement à sa personne! Il
offeu> de plus Créqui, en uppléant au concours que celui-ci
refu> ! Et ,"oici comment Louil XI, apprend lui-même au duc
l'accueil qu'il a fait à la lettre pontificale:
• Le pré!
quïls ODt pris pour CD user de cette mani"re a ~u'
que. ,QUO conoai..-&lDt l'. 'pril. préoccupé, il- 0'001 pu "': bien
a",-urer que ,. - ,'OU1US9CZ f..... passer ledit bref JD.'QUc. a mol.
You- pou"cz croire quej' . eu beaueoupdïndi"..lion de ce pro,ooé
qw ne leur fera P"' anocer ici leurs atTai. Colpendaot. .comme Il
m'a rai loir clairement que le Pape cherche bien plus: a .. alllrer
daIb le monde quelque approbation.de
condu,ïte qu'à me "";li;'
faire
1
1. fai cru que je de,
de mon CûLe 3VOtr la .mcmc
"',...... t que pour oc lui donner pa:; lieu de dire que. quand Il "eut
ak'lDC faire
pl :mmd' déQ)()QStratio:::b Qui Sf?ot C.D _ .0 pou·
\ oir t:t le:io plus f: \"Orab pour moi. il ne U'OO'"C point d aCl~ pour
m"en informer. je de, . ,"oir lesd.i am~ deurs pour me le
oeiller et leur faire connaitre que je n'ai de duret~ qu'a~~t ~ue
la mauvai5e conduite qu'on tient à Rome m"y oblige. Jal mt'me
,"~ il propos. pour la m.!me ronsidéraooD. de oe refuser plIE,
comme je l'aurais pu faire. ledit bref de leurs mail15. dansled ..,.ID
néanmoin:s de nOv faire aucune repon...-oe et de ne co ~ Dur pOInt à
un n;"'brssemcDt de rommerœ de 1 ures a"ec la rour de Rome.
flue ~ k' points de ma satkfa.ctioo o'ai~t étê aUpar3,"ant
arrêt6 tL bien ~ par '--ot1'e seule entrem..L.~.·.··
• C<>mme la propositiOD de m'en,·o)..r le propre neveu de, _
.', ÎDte . et qui a en main la direction !!éoérale de toutes ~ ~alf'~
n qualité de légat. parait fort spécieuse. et frappe d'abord Iimall"
:tation d - gen.l;t, que le Pape nc 'pcut d.?nner une m~~e P~~~
<:clatanw ni plu - !!Ta.Dde de la passion qu 11 il de me saLI. fau"C: J éU
iw obli~--é de me ~oduireen œtte occasion avec grande CH~~~~­
tian. et. quoique je YLsse bien de moi-même t~ut ~ que J ~'al~ a
faire en ce renOODtl'C. fai jugé à propos. pour JustJfier da'a~ta~
la l"\.~lution que je prendrais, d'assembler un ~n~ ~~Il...°e~
j'ai mèmc.appel deu;
1...;· stiqu J 1 - arc:hcn::qu
~. rl_ ue
If Auch, et 1'0"·- que tou~ m'ont donné unaOlmement il été ce q
ïa'ili déjà pensé ct résolu, c' t ·dire. en ubstilnce .. de ~~
Iipandre point au bref du Pape et térnoi(~ner troU'·Cf fOft ct:a~,=,
qu'on eùt voulu de œtte sorte ,·o'us ôter d~ mains une négoc,atl?O
flue '"OUS ll"Cl. commencée, et Où ,·o~ l!-pportie~ de_,"otre ~t ~~~
beauooup de francbire toutes les faclbtés possibles. et eofi u-,dits
l"èn'·oyer toute l'affaire, remettant seulement ~n ecrit ~re 1 ~
ô.lmbas.·'adcurs de YeniBe et de voie, pour leur f<ure ente~.
.
f t
motif:- qui m'obli!!Caient d'en u..,;;,er ainsi, et do~t l~ concl d IO~a~
que je ~ui.s prêt
recevoir le légat et de lUi falfC ércd~\.rerendre
mon royaume tous les honneurs qu'on ft aceoutum
~

de

5

L·.\FFAll\.& D

COIb

ES

1661-16lH.

ÙFFAll\E I!ES CORSES ES

aux .Ilersonnes qui Ollt ce caraclA!te, et bien entendu q deu
cooditiollS pn!céderont SOlI dépert de Rome. rune qu"::;: .'
concerté a,"cc
les
dallS \e,Qu
ledit ~ d
Ol;;
parler. et l'autre que
les a
poln q
me
demandés pour ma.
. actiOD l'Oot pr6lùablement IJ'U, - al~"eZ

,.;"7&

vous'. •

\

Louis XI" annonce ensui à Cn;qui que, po r rend"
'J"'t!'l~ (<V:"" la pareille d.. w..r '1'''0 ltU a fait '. il oe rem
ledll ecnl.auu
urs quP dem joursap .-le depar d
- ? co_um~ pour
, ' ·co. el il lui e
. p"
_
qw onl d rminé le ~d co '1. ",uoi par
0nJ:es.: le ~pe 0 'eo\:oie pas . 0 Oel"eu au roi po;Jr ._
satISfaIre. m,a - pour cfupeo_ rdeced ·oir. ul eo ~ • t
l ,applaud -- en - du publi<-. el mëme pour lui ta _ r
pre)u.diœ, En efli l ,\le dre ,"l'ul a ir 1" d. ~
eo\1lI, ponlanëm 01.
noo forcëmpol en ,"erlu du Ira: .'
~'eulecarler,Cn;quide la o~oo el la Iraospor\o)r à l'ar:.1 \'eul ~ler 1 pniparalif; d l:Derre d la F
rebnler 1'arri,ëe do 1 _ 1 j - 'ao mo·· d' mI > i l '
,-eol s_i~ à Lou" m MS alfaim et da emI><Jrrus d</IU '

1662-1664.

59

propre royaKI~. par la preseoce d'l1D mini tre qui rera des
rt1:
arOflS pllbli'lKt:S dans Ioule la France. SUr les procès...rbaru (/ l.-s informations qu'ils ..·auront pas m<rn'lué de
forger li leur mode et surprendre par là l<r cr&.luUIé. principalemm/ d «dtisiasliqKt:S el pt'rSOnllt$ di'VolJ's. sous prétexte de
T( ;11i01l. Le roi e:th rtI' en.suite . n amba.;
ur à se mootrer
d'aut:l~1 pl - pressanl el rigourenx qn'il a obtenu du roi
d'E5pazne la permissioo de faire passer d troupes par le
)IiJaoal,;, el la prom
de nejamais prendre: - sa protectioo
la famille Chi . ni le cardinal lmpe'liale.

• Je \ Coi$. cootioue-t·il. ta cour de Rome en

~tat. ~ trou'~ant

abandonnée d'uo chacun, de n'a"oir plus d'autre parti à prendre
que
ui d~ me. tisfaire si eUe D-es dans un dernier ,l\""eU_

~nt.

• lfun autre oOlé. je '"OU.S dirai. sur les atTaires d'à ';!!llon. qu"à
n.-:.qu~iti n de mon procureur SéDé:raJ le parlement de Pro\-enœ
a di)nn~' un arrêt. qu'il a aussi Ol eo'--o~-é ~i~er par un hu·~"ier
a \-" -lé-:r.lt. par lequel il lui intime que, ,--oulant réunir A \'i~on
t: le Comtat 1 moo domaine. il ait 1 lui communiquer tes titres de
·cn;. . ~<>ment ponr r étre onlonné ce qu"ù appanieodra por raison.
.
1.., ',œ,Iè-~"'t a répondu que le Pape était sou,·crain. et qu'il ne
pomait Wérer audit arn!t. Cependant. de cette première démlrche
.t en
arrivé que, dès que le peuple en a eu connaissance. ne
dout.l3t poiDt que ce ne 9)Ït ma véritable intention de me remettre
en pl -" -ion dudit Jl:tat., après en aroir fait paraître une joie indi,
dble par toutes les démoD.5ua.tions e.nèrieures dont il a pu s'<lYiser,
" a po~" enfin jusqu 1 arracher 1 • arm - du Pape, du lé,,"'t et
u \"j,:e'k'gat des portes de la fille et dn pal '-. pour! mettre 1 mie 0(".... (ot mon portrait, W ("ris de riot k roi: et Donconteotsde
t'fla. iL-. ... nt allés u pa.lais du \"iœ-l~t pour a\Ooir entre leurs
main.. lro-; de leurs officiers l'auditeur, i dataire cL le barigeI. dont
i,.. sc plaifmeot quïl.s ont ~ufJert de ~d - exwrsioo- eL il était
a'l,'raindrequ'i!s ne les~ nt déChirés, si un !!'eotilhommeduduc
de Yercœ r, qui s')' trou,... h ureusemcnt, ne l'oùt empéChé ~n
tiran' parole du '·iœ.lé;;nt qu'it 1 - représenterait toUtes les fOIS qu Il
cn :..'rnit besoin. Ledit yiœ.lé!.!at a a -t.Ot demande au duc de
~le""'(l-ur d . gard pour la SIl~té de _ personne. qui lui ont été
tm'vy, ... et "Ont orny·
ssez à temps pour le garaohr de tout
aUlre mal. Yoilà quoi ont exposé 1 cour de Rome les lenteurs
ltui lui ~' nt !'i ordinaires. Cependant j'estime que \'OUS pou\Oe~
!>caucoup profiter de <-et incident en faL",n' appréhender à llilspom
llue.::;j on ne donne pas promptement 1 satisfaeuons que Je pré·
knlk Ct que l'on l:1ÏS5 donner rarret du parlement de. PrO\-e~œ
pour .t'Clte réunion, en quoi il n'r n à attendre qu'~o .m~ls ou ~lnQ
"'C~i1m ' pour les formalités d ~ citations et d
delals. Je,souuendral ap.,-"", ledit arret et pourrai me pré"nloir en cela de 1exemple

60

ùn'wu; DES CO,

El<

L'AFFAmE DES CORSES E:<

1662-166-1.

1662-1664.

61

" ~foe et qu·eUe juge que je la pui"3e ~r\'ir, je suis prêt à obéi!" à
lui p1aira: de ~mman~r, Iu~ pt'Ol~tant.qu·a. Quoi
u'eUe me veuille destiner, je me tiendrai toUjours mfiOiment
~rieu.'\. pout'\"U que
occa,gon de ne lUI ètre ~ entièrement

lïncamêratioD de Cas ro dODt OD me paye t
1 JOU"'. e: q..
D'est pas plus authentique Di pl forte <1.00 r un arret du par,
letoellt de la reuDioD à moD domaiDe d un ~la1 qui. apre; œIa.
n'en peut plus être aliéDé·.•

:~ ~ quil

: car d~,
jours a\-anl qu'eU
-- ni rédi~' ,Créqui a\"1lÎ1 romp
n
iaûon. quoique la cour de Rom lui eut fait ann ncer
par Rasponi une con - ion nouvelle el imporlanle. Le Pape
a,-ail retiré au cardinal Imperiale le ~u\ memenl de la \::1
de Rome, afin de upprim r toute ocea!"on de COll ilpe no.
enlre lui el l'ambas~eur, quand ce demi 'r reprendrait _
po-le. Mais en même temps, pout' prou"er qu'il ne _ rda:'
pas Imperiale comme coupabl d - fai - que lui imputlil 1
roi. el qu-LI ne l'abandonnait pas, ce qui, comme la 'De d
éde le disail publiqu menl, eul élli une ""
qn'e e
rt!J1rocMrail tll (tJCl: " il lui donna en co 'toire la 1 _ "
d - .\Iarch -, Quelque- jours al' '-, 1 cardinal _ d< 1
celle ebar!re, afin d couper courl à de nou\-ell - diffi
~
d'ôler le prelexle de dire qu'il a\-ail quillli 1 "ou"ern
de Rome, pour exercer au dehors d - fonclio - l'los cou.-'d rab! , Créqui informa sa cour de ce qui
pa; ï, el. ; rt-,.
a"oir prodi!!Ué acore une fo' - - pl - _ --ie - in\ b.,.
contre le - . 1 -i ,iu\ita Louis XI, à faire IIl3I'th r
contre Rome une armee donl il !licitaill command 'menl

fi annonrail a -i qu'il .-enail d'adresser aux ministres des
prin : à R',me une circulaire~ ou il ~o~l, à sa maniè:e. le
n'cit d' conf.lrenœs de
- Quirico. el donl "OICI la
conci 'on:
• C' ;t pourquoi, onsieur, je _ " obligé de "oos dtX:larer que
.: ~a; ~ te ;:t. nS>Iue de se faire ~D~ et de yengcr tellement

de

Ces instruclions de Louis XIV étaienl _ petlIu

•... Bien loiD, dit,il. que la tout' de ROIIM' ait re<'OOnê la"'.....,,....,,
D'a fait en reIa que ce que font . maiadesqui OU\.,.",t fal
les yeux UD moment .'-ant que de le:; f rmer pour la d ru re

fois... TOUl cela (1 ~ COD
;;;ions de Rome .... t trou,".! eonn réd 1
à d ~ propositions i e.\tra\ '!aD
et_i ridiculesqu'ap~qutlqu
nOU\"eau.'t délais..•. j'ai
contraint de raire éc ter le; de r; • ~
de YOtre Majesté..... Yéril4b1emcol., quaDd je -' re à quo, '
ont \'OuIu "'duire les jus - N!paratio - que Yotre Maj 1 dem ode
COntre eux, je ne sais de quoi j me doi~ pluséLODD r, dlJ 1(1..Ir 1 ... jI~n.ccou de leurextra\ ganœJel~i leur folie De méritepl5 autant ~
p,ué que lcuraud .œestdil"le de bAtimenL... Le Pape IWOlllpc d'uDecbar!!eéclatant.e le pl ~ furieux de 1
<......11.:< qui
t ..
Outrager..... J'ai déjà eu l'honneur ire de \'ous rcp~'1ltcr qu .~
étaient le ~në.ral eL 1 ~ troupes de I~ C'Ou~de Rome, i, apl\..... tJot rl
pa~ience que Yotre Yaj téa eue inutilement eL apt'ès tant d·O!rt.~~ ...
qu on a osé lui faire, elle est eDfin résolue de s'en f.ire elle·ffi

,ou...

1

Dép. du 7 DO\'embre.
p. 12s.

~ R~"Dier,

raie

inutile ' .•

~ur la mahon Cbigi el. sur Imperi;lJe, ~lerneu~ de Rome, l .
outraet~ qui lui ont été faits, que la mémOire en pU.I,:se demeurer a
j rna.k-, l:1 ~n·ir d'un
emple éternel à la pO:~!1.ente-" ...•

\'11

Cnéqui partit de - .{)uirico le.6 no\:e~re ";:u.:heminanl
ver> le porl de Lh'ourne, RaspoDl le reJol!!D11 a lenne, el.
an~c le coucours du prince .Yalh· - de To. n., ~enla ~e
reprendre le- conferen -; m '- le ~u. leur ~,!"lfia ~~ II
n'enlendrail rien a\3nl que le Pape n eul prom15 de ch .l'
de Rome le cardinal Imperiale, el que Rasponi ne lUI eu eul
donné un éeril '. AFlorence el à Pise, il nJ<:ut. même du grand,
duc. de nouvell inslan en Caveurd'un accommodeme~t:
m", il se voyail déjà marchanl à la llile d'une arm~ fran<:3 15 .
pour' "enrer d - Romains, el il refusa.• On me ~Ie de lou~
ool.ès êcri~l-il à Lionne mai- je me tieudral ferme. "
moin~ ..... que je n'aie, avanllou - cho' ',nuéerit par lequel
le Pape d' re qu'il a ôlli la 1\!!alion u cardin Impenale et
ra cha--é de Rome ' .•
Or. c"étail une condilion qu'Alexandre ne pouvait accepter
, ~r

du S DO\"embre.,
ft .:nil'r. ~u, p. 90 et sui\.
.
1 datè du U
Ce-st par ~rrcur que, dans le livre de Régnier, œuepl~ po~ ':00101 qu'il ~
au lieu du l DO"embre, Créqui, da.o.s sa d~pêebe du 3, dit ~slt~'l~i 3,"aitCO:n.
ru ~r Clt"ltt cittul3ite après la oo~ du 3. où RasVU"
mt.:!i:\{u':' I(-s dernières réSolution du Pape:,
1 o..::~\. Ju 10 DO\'embre,
4 Dl:p. du 19 no\·ambre.
t

(j~

ÙFF.\In& D .

co

EX

t 66~ -1 G&I.

L'~FF~mE nES CORSES EX 166~,166~.

~ ~ d' bonorer : ~ui I.e ~l. eL LonL le monde le
blaJDaIL de celte pretention. L abbé de Bonr! monllni en","a!l
de Rome,ayecbeancoupd'ambag et deprécauLioD,ora" .

n'appron\"1lÏ nL pas CODd
'
que 1 minislre;'traD
Le cardinal Impe . e n'~lant plus , t d
b et, :
~loignt: de Rome, il ~tai1 déraisonnahJe d' .œr q e le Pa
d<lclar.ll quï! l'a\"1lÏL dalil ' et erpr.lsi :
• Tousadmirenl.. dist Bowiemoal..1a palieoœ et la p
do
YotreExœJlenoe
Jlèlepourlerepo:.derUaJie Iebiende f. _
IOUlefoi, ils m'ou
uppJier Yotre lùoelJeoce de

que, '<:tant
p:ll7.\
t de t"';ter ":~:t~:::~
elle \-ouloit q le Pope
t la
au c
qu'il nit h rs de rEut
ue. à p
t q tout
~U dL""'t qu'il _
Il
. dalb quelque _.~~~_
d owrœ;
du roi,
. qu'
du sen .
t de \'otre &cdlenoe de
o"'r ~\"
tergi\ ersation. •

!!ré

que ,"oici :

Dai

...... Ce que je P'réteDds.

c-

~=~:~~

plusieurs que lOUt le moode
tioo, c'estfois, il o' faut
cette lé!!:uîou !lui lui nait ôté loj
t dOl...."
dépoUIllé et pn'é,
lui et auc cujet, du
'ero<:me:>t
Rome, et qu'eofin Ic Pape l'en a ch -' par un doX:n:t, pour
~ à donner
lui les réparations qui SDnl ,i ju-'
due; a . , esté:.... Rien d ce qu j'ai dellIalldé P
blem
COntre lUI n ~ ~alL •. Je m't:"lOnne q e \"ous D'3~--ez point ( t cette
~POose awc lDIDlStres d princes, "U que je ,ou:> ' toujou,," m...
SI formellemcot 1 chose;'.'

OODtn:

CepeDdanL, à la mème époque, Louis XI\' recoDn " 't,
dans UDe lettre à Crequi, que le Pape D'a'-ait p:b \oulu!<
bra..er eD donnanL à lmperiale la l~gatioD d - limbes. li ,
se"!em~Dl sauver I"honneur du cardina.l, el qoe ùe1D"": 0
a\'3lL eté concertile avec Alexandre afin de • tisfaire la cour
~e France. lIai-leroidéclareà D~m • d nrqu'ileun",,-l
~ ses.-u de st plaindre olASSi I.aul q~ si C<'I/t dtrllin( r
elat! le plus grand dts oulragts qu.'il a reçus, et il lui anIono
1

63
de dédarer qu'on ne ..euL pl - lraiter ayanL que le cardinal
Imperiale D'aiL été incarcéré au château' 'nl'Mlge:
• Il .sera boo, continue-t~ill, que dans le mème temps. pour
twurdir enoore da\-aDta~.. les parents du Pape. ,0 - fassiez s3yoir
il RJ>me par des moyens indil"eCb que, dés que j'ai eu ra,is de cette
jlldi~itê eL d"un si grand mtprk-. je n"ai plus ~n!!ê. COmme il e:"'t
Yr:ù~ qu'il m'appliquer à former l'.:lat des troupes dout _ ra corn·
P""'''' mon armée, à ~mer d' à ~re.eot 1 ~ officiers <renerau>.
afin qu'il;; "" tlenneot pM>, à JlOW"'oor à ce qm regarde le tram de
l'artillerie, el à eoYo~' rIo","", pour faire marcher celles d dit - troupes qui se tTOU\-ent pl~ éloiWlées Ct les faire annœr ,ers
le D .urhiDé, afin qu'elles pu'
t r i e s mouts sans faule au
commencement de mars; el qu'en ce que j'ai déjà fair.
deu.'\.
-ali-factions bien graodes.l'une que j'ai bien plu; de peine à rel",'r
c of . _ de$Alites trou ,qui me P""" de tous cGte, ~ou r
tue commandés de marcher, quil n'y en a à les choisir et à le-:
iD';ter à œne marche; rauue. que le CO("p5 de six mille cbe'"1lll...'t
.,., llOIHeU1ement lOUt préparé, mais que j'en retiendrai cocore d
le royaume un oorps ll"ès-<:oDSidërable que je ne juge pasnéœsE Ore
d'envoyer à cette expédition. et que. pour lïnfanterie. j'ai trou\'"é
que je pou' . tirer des quartiers ou des ga.mh;ons. laisant tou
me:;. pla - en entière
deu..'< ceoLS com~"lli -. et qu'avec
l~ l:"'-a.rdes français
et _
- que j'y joindrai et uo corps ded0U7.e
œn - IrLlndais que je preodra.i il mon servÎL-e de la garniron qui
"ait dans Duokerque, tout <:da ! ra bico plu; de douze mille
bommes eff<lCtifs, sans que je '. oblig<' àla moindre dépens'pour
len?es ol mème pour aucun ré:sen'es. •

rai

Yais Lou' XIV eL
conseillers avaieDt hODte 00 peur. par
momeD -, d'une politique si arro!!aDte, eL daDs one - onde
depê<:be du mème jour, que Créquia ordre ùe ne communiquer
à persoDne, non pas m"~ li aucun de m secretaires. le roi
l'autori..<eà· coDtenter d'une rel' !rotiOD temporaire docardiDal
Jmperiale:
...... Le bruit et les hautes plaintes que je fais n'ont pour Yi::c
que d'étourdir et d'epou,'anter plus qu'ils ne le sont encore 1 .
parents du Pape, afin de "ous donner moven de faire un aC(."Ommodemcnt plus ft\"antageux et même plus (:Iorieu.\. pour moi qucjc
n'a.-aL, pensé d'abord..... Tout ce que d us nt des pcu..'<.'cs poUl'
'ous cn pre,llloir ct vous ,. conduire selon te qui vous - iel dit ct
pl"l)~. et que vous reconnaîtrez b peur plus ou moins .grande.à
R?me de la rupture de VOtre négoCiation et des preparauf~ que Je
r~ de mon armée: car. au reste, je vou e~plique encore que

Ü\:p. du t9 no\·em.bre.

, Dép. du '!O

no"emb~.

llred:'lJ.du 19 Dovembn=.

64

ÙFF<URE DES CORSES ~

1662-1664,

JlOUI"'u qu'on ne m'oW;:e """ - faire 1J'b--.:r les mon ' •
troupes, auquel cas il faudrait bien faire ap - d'aut com ~
~ content que raccom~ement se coocIue a,-ec la
le ~,
gatlon du cardinal Imperiale et 1 autre:; poin qui _ nt dé
colIllJ?~,ajus ~ et je '1hJS ~ méme que j'en .serai plu.... CCIil ~
que _ J obLeDalS
lIIllJO ement apn:s avoir <lé obi:
de faire lJll>SCr les moo ' à mon arDlée " •
'

da,.....

,

Lne leUre de Bourlemont no apprenait tout à l'beUr\! "
Créqui n'avait pas pour lui l'opinion publique en Hali , ~
b1àmait a - i en France, L c' t lui-m' me qui va no', en
informer, Il plaidaiL e:atI5 aup 'de
co -p.:>udan _
Paris, et il le ' 't maIa itement: le roi le t et l "'tI!"
mauda, L'am
r rtifië repondit :
..., J'ai toujours eu cet
,
10""1 j'ai écrit à Pa _ de
ne rien mander à qui que ce 't de ce qui POU' 't
du -oX:re(,1e
\o~'
t bien r
'tade et la
- qu'on
• ''Olr eo ce rencootre, et que je D'ai jamais dOIlDé part à pc
que des ~qui non.-seu!e<ren\ D Pou - t'
P"'lud'
votre SCI'\'lCC étant dind
mais qu'il
't
ano' •
geuxquetout Iemoode. t. afin qu'eo appreaant ra
llUSetla mau,'lÙS foi de la cour de
00 r~t mieux
juste
M q Votre:ll
a de 'en
tir ,-l,
~ tv1!"'!r obj<l de ~ " . '" lu iA.".aùns qut J'
qu on CIllOll 4 Paru, et qw,
t
'
ne prudu
q~e de mau\'lÙS eD: - et ne ~' i t qu'eo
'r la co '
1lUm,--tre5 du pa1ais. Cepe
.. j'obéirai JlOllCluellement a <>n\n:que Votre :IIaj sté, me donne de n'écrire pl 'rieo d rIDa', 1"
que, ce SOIt des aJJaires quïllui pIaltde meremetlreeotre k ma "
et Je réponds aussi que
'un de mes secretai
n'en éérie.
pareillement rien ' .•

. Puis il passeau"'lOt col'resurla cour de ltome, à laque...
il reproche, deux pag durant, J714uvai.re roi, supm: ,.,.,,,
tmposlUrfS, {ourberits, etc.., Il était alors à Pi- , Le prin<:e
MathIas et le !!l'3lld-duc renou,'cUent leurs prié -: il- lui
ann?ncenl que l~cardinaI Imperiale va quitter Rome, •• ",lirer
~ G~ne , sa patne, eL
rendre e 'uite en Franc.? INur,.;
condition" et il
Ju'tIfier auprès du roi. Mais il maintienL
se vanle d'avoir faiL rédi:rer ~ ilo.l~ll u1l11Wllèlo do la mani""
en laquelk il désirai! que'"(II>SWII C01ItUS 1 '"m dM Jin',
qu'i/ préltnd que 10 Pap' doit don"';' OOlllrt lotlillmpmal, '.
1

~ dép. du 19 DO\"e:mbre

Dép. du '.! 1no\"embre. •
• Ibid,

ÙFFA1JlE DES CORSES L'ô

1662 - 1664,

65

Le 3 décembre uh-anL, il écrit de Livourne à Bourlemont :
• ... ,i le Pape. de la délicatesse à ne youloir pas dire qu'il a
cbas..<é le cardinal Imperiale, comme Yous me marquez. parœ que
ce. rait une cbost contraire à la "érilé, il peut bien exprimer qu'il
rexile presenLement, n'y .)'llIIt rien de contraire en cela il la Y':rilé,
Enfin, .i le mot d'exil n'est dans le brefou l'écrit qui me ra donnt!,
d', que j'aurai reçu le courrier que je vous dt!péche, je m'embar·
queïollÎn

enL.

Yais la relégation étant une peine inC'mante, le Pape reiu
de la prononcer contre un cardinal qu'il sait innoœnt. Le
10 deœm.bre, Créqui écrit à Louis XI" :
• 1k out été contraints de Wre yoir à déco"'''rt leur mau\'aise

ln""'tion et restime qœ le Pape ~ 't du cardinal Imperiale, ne
défendant pl
de CODteoter \'otre :IIaje,""; sur ce sujet qu'en
<ii;ont que le Pape ne poun.it se résoudre à faire une injustice.•

Le' '-Collé!reluidepulel'a\'ocatcon'"
in rc<der en faveur d'Imperiale:

rial Boltinipour

• J'ai repondu, dit·il. que je ne doutais point que Yotre :Yajesti
ne
tint offensée et ne crût voir un juste ~ujet de _ plajodre du
procédt! du ' cré-CoIIéj;e, qui -In
' \"irement en faveur d'un
homme qui l'a outra·!lle avec tant d'insolence, Q:Jant au pretendu
\"oy 'redudit Imperia1cen Fra.nce.je témoignai que c"etait une cb~
fort .upcrtlue, et qu-ll r a\'Ilit de l'aveuglement et de la r.!méritt!
audit Imperiale d'en .voir seulement la penst!e ' .•
~ouv u grief comte ce cardinal: n'a-t-i1 pas 0", fai' nt
roule pour Gênes, relàcher à Li\'ourne, où se trouve

Cr~ui!

• ... Quoique, dans l'état des affaires, iJ eût dû, ce me semble,
t:\"iter d'aborder dans un lieu où j'étais, a,yant un '"ent propice et
du lCmlJS nssez pour passer outre, il ne laissa pas tOutefois
1"- dt.-cembre. de \"enir mouiUer J'ancre ici a\"ec une galere du P"dpe,
tl, S1.Il:) a\'oir mis pied à terre, il démarra. le lendemain au matio
pour aller à Gên '"

y " au'si quelle haine ne mérite pas un homme que l'ou a
vu pmuire publiq~lt1Ù conge de Lu - 1 - cardinaux, eL
rece\'oir l 'compliments ur n dcparl! « Elon sail ùe plu'
qu'avanl ùe sortir de Rome, il euL une heure el demie ù'auillence du Pape, el que le cardinal Ch'!!Î el D. Yario lui

:!

1
!

Dép_ du
Ibltl

décembre.

66
L'AFFAIRE DES COR<ES El< 1662 -1664.
dOllDèreDl urance de le pro '!!Cr forWmenl en tout - _ rt
de rencontres ' .•
Le prince alhîas redoubl de pplicatio : Cr.iqui cn B~
ex péré. Il veut absolumenl un d~l. ou tout au moin, un
breC, quid"bonore Imperiale qni 1 deslitu etiecha:",: ::
en refuse un qu'il lrouve conçu en letm - cap" . S' J
l'acceptais, dit-il.• Y. . aurait lieu de penser ou 'lu ;
Clli. (, q e
n'aurai - pas eu l' prit d'en pénétrer" mau\"
j'aurai mal m' !!Ii n inlérèt el n )l0lUleUr ' .•
L'ambbsadeur étant re u à Lh"Ourœ
les v
traires. la cour de
en profite pour lui ....,UlM:
nouvell 'pro 'tio d'acrommodem nt: mais rien e!
lui plaire. IIrej leencorepl'e p ~ -debref.Ledernh
qui cependant a obtenu l'approbation du cardinal d'Ara_ net
de l'a
ur d y . ,loi
'ld
Ie,et mem
injurieux pour Je roi. El poutquoi! J'arœ que le Pape ,
élever d - dou 'sur la culpabilite d'hnperia! !
•••• TI me semble que c'
en u
w;on f&1l'C ft
Majesté, aprè! les ia.«anoes
cIécI&talioos quO
COnlre le canliaal Imperiale, que de dire qu'o 1 punir. l - il, t
COQStallI qu'il fùl cnmiael. le
timeal q VOIre
:.: ca
fail paraItre de''''''l être d'ua assez grand poidi; aupl'< d. l'".pe,
poor n'al'oir pas besoin d'une pl grande preu''e pour 1ob _ r
du moins à commencer le ehàtier 3 . •

Créqui veut absolumentquele Pape adopte.
la mod;~,,,.
la rêd:Jction qu'il
loi·méme prepar.!e. En vain le r 1 ;LI
d'Maron lui dit qu'il )' a d impossibiJik> à l':ulmdtre:
Créqui lui r~pond qu'on trouvera toules
condition,,. r .,
el q...'on lui m acc<>rdero de plus dilfi&ilu quand 1 • lNU.
rovales ront en llalie '.
èomment Loui Xl\' répondit· il à la pro ·tion si Ivy ~ et
i noble du cardin 11mperiale d
rendre n pe: na a,,"
cour, pour dém nll-er son innocence! En le persécutant al
un ncbarnemeut qu'on aura peine à croire. Impenale, en
quittant Rome,' rendit à Gén', n pa~" natal, où demeurait sa famille: par ordre de Louis XlV, M. d'Aubel't1k ""
, Dép. du 8 _ , . .
t

Ibid.

• Dép. du 17 déceml>rt.
• Jlfid.

co '1:." 1662-166~,
6i
presenta au ·nat,. et rèclama, outre rentrée des porls et des
terres de la République pour la Ootte et l ' lroupes françaIses.
rexpubion du cardinal. Tout t préru dan-l'instruction
dres-:e par Lionne.P u.t-étrel Gêna', redoutant la colère du
roi auront-ils prevenu - d' en invilaut Imperiale à
s0oi<:n r: dans ce cas, Y. d'Aubeville deyra le- remercier.
Il ne dira rien i Imperiale 'est yolonlairement reliré. lia
P,.,publique L!3rde le ilenœ ur ce chef de ' - demandes. ou
n'nepand qn'en term qui ne significù rien. M. d'Aubeville
: Îlicitera une seconde audience, où il déclarera • en pen de
mols qu'ù a char:re du. roi de savoir pl'licisément de la Répub 'que quelle est n intention. sur le ~ujet dudit cardmal
Imperiale, et . c'esl n deswD de lm dOllDer protection
nntre' Yaj -le. ce que le Roi Catbolique n'a
\'Oulu
L'AFFAIRE DES

faire '.
'j la ripa - esl

lisf;ljsante, M. d'Aube\ille retournern
,... - 1 duc de Parme; . elle ne l' t pas. il attendra à Gén 1 - nouveau ordres du roi.
Les repo
de la Républiqn Curent, hé ,! salis{aiwnles.
Le 3t janner, ell informa le roi, da • 1 - term - es plus
humilian • pour le cardinal Imperiale, qu'eUe l'avait cb - 'de
: n territoire :... i ~ dGlo dG noi la s{ralllJ aJ cardillJli
Imperial"dlJ/wei/la edomini4 d' quesla Rtpublica. Le j fénier
suivant. elle permit il Lou'- XIT de faire entr:er sur se.> terres
et da • _ ' ports douze mille homm - de pIed et SLX mille
chel'aux qu'ù envoyait contre le 1".lp6, ct elle le uppliait
d'· ~'l'éer ce Ié","llr Iémoi!!D3,,"ll de n dévouement: ...pplic/,i" 1110 du""uc V. JI. ad IJI)flradirt: quesllJ picâo{o contrMefllw
<le/la 1I0sira diL'Otione.

Loui- XIV
char!!era de punir un jour la Républiquc de
cette lâchete, lorsqu'il fcra bombarder Géne- et forcera n
doge de venir se prosterner devant lui il Versaill .
,\u même moment où le roi obtient que Génes. Venise, la
Toscane, l'Espagne, Parme et Modene lil'rentpas- ~eà l'armée
qui doit envahir l'État eccl " tique, il use de toute son
auloril~ aupr - du'..
pour qu'il' refusent au Pape de
recruter un ré"oimenl dans leurs cantons.
1 JU 1&01re du roi pour servir d'ia.struetion au sieur d'Aubeville. allanl de
1, port d.. lia'
• Génos. 11 jan"ler 1GG3,

68

ÙFFAIIlE DES CORSES EX
LE ROI AUX SEPT CL\""I"œ

1662- 1664.

U7BOLIO&Es ET LUiCES DE &1 ...

• fi Skrier 1

L'AFFAIRE DES CORSES E.~

1662-16&\.

69

inj",,-wment OUtragé. Et, nous remettant du surpln.; que non.; pour·
rion.; ajouter à la présente, à ce que vous apprendrez de nos sen~'
ment.s et intentions par notre ambassadeur extraordinaire. nous DC
von.; la feron.; ni pl "longue, ni pin.; expres..-e que pour prier Dieu
quïl "OlLS ait, t -<:hers, grands amis, alliés et confédérés. en sa
.ainte et diw>e garde. •

Apr-.js avoir réD si à prh'er le . L-Père do concours des
p . san - éI1'3no"éres, il De restait plus à Louis TI'> qu'à
COD 1Jers et - min' -. il le teDta. et. le
•. parer de lui
16 mars de la mëme année, il écrhit en - terme. au creCo ege :
•... Ce que \"OUS m'avez <!crit pour le maintien de l'bonneur de la
pourpre. dont il Ilmperiale se tl'OU\-e ""'élu. aurait suffi pour
m'ob .
au méme instant à lui pardonner - tés et ses fautes.
n'etait que ïai considéré qu-t1 importe encore plus à ,·otre honneur
commun qu'un
'nat énorme, dont il peut aroir été com~lice
et in:::--ugateur, comme il a été notoirement l'auteur de l"é\"'3.S.ion de
... 1.e:5
• - ne soit
mis à mu rt sous le manteau de
œue pourpre dont le lu re reraÎt bien plus terni por l'impunité du
criminel que par son chitimenL JI n'est pas surprenant que da "
uo grand corps di
de toute ,'éoér:ltion quelqu ",un.; s'écartent
de:; tm . de leur devoir, puisque daos le petit nombre choisi por
le Fi!> de Dieu méme pour jeter 1 premiers fondemen " de son
Égli.-e. il s'est rencootré de l'infidélité et de l'inCrédulité, dont
néanmoins il ne rejaillit aUCUD dé:Jlonneur _ur leurs collèg"ues:. ni
méme aucun préjudice à l'apo.-u>lat de ceu., qui avaient failli. quand
115 eurent aroué, pleure et déte>>é leur faute..... Le temps éClaircir-.!.
et mettra au jour beaucoup de choses, mal!!Té tout le soin qu'on
prend aujourd'hui de 1 cou,-rir de nuages el d'ob5curité. Ce ra
alors que ,OQS aurez \"ous--méme du regret d'n,·oir mis les mains à
la plume pour une i méChante cause dont néanmoins je ne vous
impute rien, sachant assez que si "OS urrra,,"CS eussent cté libres, et
que la cabale, les factions, ln oomplaisance ou d ~ intérêt~ parlicu·
liers n'eu-' t point eu de part en vOS délibérations. ,'ous o·auriez
pas ""urfert, autant qu'il eût dépendu de vous. que le repos de la
cl1retienté pllt oourir risque d'être aJlé.ré par une inyincible opiniàtre~ de soutenir uo ooupable que l'autorité du népotisme YOUS a
engagés à favoriser sous le préte..'(te spéCieu..x d'un intérêt corn·
mUn. quoiqu'à dire vrai, bien '1Ûnement et sans fondement aucun.
puisque ,·otre prodence et ,~otre piété "ous rendent tous incap..1.-

bIes de tomber jama' en aucun crime.
• Au surplus, je désire que vou soyez . bien persuad - de la sin·
g-ulicrc C::Jlime que je fnis de votre corps., que mot s'eo faut que
vous deviez craindre que je puisse jamais procurer ou rien souffrir
qui l1eui..sse le lustre de votre dignité, je proteste hautement que
ç"a toujours été avec beaucoup de déplaisir et d'indignation que j'ai

ïO

L'AFFAIRE D

COIl>ES

~ 1662-1664.

':U que 1 parents des Papes. qui sont les plus ob .

reIe,,,

à en
1éfla~ n~.travaillent CO~linueUement qu'à abo.ure son au . t.
qu il. 1a,~tir. Il se peu.t r",re, et je le souhaile. que la Pro'idcrlœde
D.eu. qUI a de ll'Ien"etUeu.~ ressorts pour conduire ee qu'eUe ,"Ut
!:" fin qUI IOuJOl!r5 le bien, n'ait penn' un
Lat énorme •
1 ~emœt
••'·
1 e de ne pas Je réparer, qDè pour me tIonn<r
1OCCL"JOn et pl";S d~ ~,
de ,
. . . . . de . , dt ,
la ,'éri et la SIDeen .
q ï ' pour l'uID _
votre 0rlÙe' et pour 1
de ,~aulOri qui.t la
seule légitime clans le 0llQSciJ
,-etaiDS Pooti~
r

,III
Créqui. débarqn à Toul D,
bientôt rejoint par • n
cr le cardinal d'E,. ue
Lo '- f i TC1;ul avec une IIl3,,"Ilificenceafft'elée, mai> à 'J ':lI
la cour, ni la ville ne 'o'~i: 1aucune ,pathie.
e
l'at te son secrétaire; • n n'a point manqu d _ 'Iw t
fait d réflCJ io
10\'0.
de ,lecanlinal: qu'il pou
att.endre une conjon ture pl fa
le pour l'entrep
que la presente où il 'Œissait de
1, d'embarra:- et
repture av Rom, da une
' où l 'èlllim, ut- ,10' 1.
cour étai nt partag et où il pou-rait lui-mème parolilre ID~­
N'SSé; que ce n'était
un
bien propre à un cardinal
de faire la cour à un premier roi cbrétien da une oc
de mauvaise inLellï"nence a,·cc le '1 . œ, eLe. ' .•
L'hiyer se passa
cbanl!elllentdan 1 rappor - entre l,_
deux cours, mais non sans qu'on ch hàt à renou ri: ni _ ciation , On Y réu 't par l'èntrem' officieu. du cardin 1
d'Ara n à Rome, de l'am • deur de "coise et du char."
d'affaire d'Espagne à Paris. Louis XI\', jOignanl main!cn.nt
la deu:r parlis qu'iJ a,-ait d'abord 'parés et dont iJ a''"t olf~rl
l'alternath'e, exi"ea que, par un clau du traité, 1 Pal
donnât satisfaclion aux du
de Parme et de llOOen p •
Alexandre consentit seulement que 1 'lu tion fùt ex min,,,,
et ne prill'en!!a!remenl d'accorder que ce que penn ttraient!.
giv.sli,i<> et la tonL'tnUn.:a. Les conférences de'1lienl . -t,nir
à Lyon entre Créqui, cooscrvant le titre d'ambassadeur. c
l'abbé Rasponi, re,·ètu par le Pape du litre de nonce c\lraor-

.1.

"·U

• JI_m, t. Il. p. 163.

L'AFFAIRE DES CO"'ES E.~

1662-1664.

Î

1

dinaire auprès de tous 1 ro' et princes chrétiens. Créqui
lui-même Irouva irréprochabl • le bref de nominalion etl
pouvoi du nonce, qui se montrait plein de déférence pour
Lou'- XJYetpour n représentant, et il en exprima au roi. n
contentement. Mai il con,enait alors à la politique de
Louis XI" que le conllit avec 1 inL- iége se prolongeàt : il
ra"oue lui-méme à Créqui dans. lei - d 12. 19 et
26 juin 1663. ,'0 de,ous d ne n u attendre à ,oir raccommodement arréLé par d - prétentions iru;en . '.
A la première nou\-e1le que Rasponi a TC1;u la qualilé de
nonce. le roi déclare qu'ayant chas:; de France le nonce Piccolomini. il n"en uffrira pas d'autre dans le ro>aume a,ant
d'a,oir~u enlière sa' clion du Pape. Créquidènasignifier
à -poni d'a,oir à CO T\" r n premier litre de plénipotenliaire, et le prendra lui-m' me en quittant celui d'ambasc euro
:i Rasponi n ,eut pas renon r à nonciature. 1 - confé·
n'n - de,-ront a ir li n au Pont-de-Beau,olsin. sur la fronti"re de France, Rasponi ~ ltIIanl tn ,..,if. et Créqui .fu c6tt
de deç<1. Cet ordre ne uflit pas à la ,anité du roi ; pour la
contenlt'r, il d
d ju- u'a1L~ plus pu 'riles pr,;"aution- :
.....\ulue1 -, écrit-il, je ,0 - dirai encore que je n'estime
pas nèce- ' de prendre le temps à bâlir une loge ju-lement
,ur 1 - limites d de1L~ Étals, mals qu'il faudra. ulement
l"Onve»ir par a,anœ d - lieux a,et ledit Rasponi: que ,·ous
traiterez 1 - affaires vous enlre-,isitant é!!alement, pas'aI~tle
pont l'un une fo' , et l'autre l'autre. n mème que ,ou
fassiez aucune dif6culLé de lui rendre la premi 're visile '. »
- colère redouble lorsqu'ù apprend que Créqui a reconnu
l'envO)'é du Pape en qualité de nonce, Il le blâme et le désa\·oue: il lui preserit de renvo)'er Rasponi la leUre de respect
adn"-· par ce derni r au roi, parce qu'il)' prenait la qualit')
que lui avait conférée le Pape, Il veut que Raspoui rle sur·l..
champ de
Étals; 'il répond, comme Piccolomini. quïl ne
pcut"éloi!!ller sa l'ordre du uyerain Ponlifp: « Je dé,irc,
dil le roi, que "ous n l'épaT!!lliez pa plu qu'on fit ici n
préd~cesseur, et que vous le contraigniez de ' rtir ,. ns délai
de L)'on el de m Etat-, le faisant accompagner jusques" la
fronli~n'. Et pour cel elfet, je YOUS adre-- une lcUre que
1

I).;l'_ dt.113 mai 1663.

72

L'.\FFAll\.& D

CORS

f;.';

1662 - 166!.

j'écris au prévol d
arcbands pour lui dire qu'il ait à vou,
donner entière creance et il el éculer toulcP que vo lui 1 rez
connaître étre de mon intenlion
r 14 peNonlle d 1

B".spom '.•

ce n' 1 pl
ulel:\lenl de iïrritation. c' t d~ la ~ .
Créqui lui-méme availju!:é que lepou"oir donnéà Rasroni par
le Pape é il con~u dans 1 meill
term: mai.:-. parce
qu'AJe..u.ndre. en parla.nt du roi, prevenu et irrité nt 1
'nl- .. , 'y n'RÎl des mo - tres-j
.ma: •
AposlOlictJ, Lionne pré1end que 1 Romains ont trail<l
Louis XI, com_ iù .. Mt'lIitn: pr. (.ure Ji !tif.. Olt Il·""" rlll
d'AT'1JklnTe'! • c: 1 bien plulO!, écril il n tour le '. n:l
nai libelle diff'matoire contre moi qu'une colll.lllÏS>: n l'0D!
traiter de p:ù.~ : je "eux rroire qu c' -1 l'occupati n de qn ,.
que cerreau troublé qui a pris plaisir il snp
celte l'
i. néanmoins. contre le jnœmenl que j'en '-. 1·, Ch ..
3,-aient perdu le
au poinl de faire dODO r un l'Cl ro .
'-oir audil
poni, el lui
imprudenl pour s'en cba;.
!!Cr', el, "Il n'en p nte
un autre qui me _ li,.',
rompez la n
. . n.• Créqui, étooo et morl.ille de ce d ~1'
veu. se défend avec ,;,;acilé, 1 obsen-e a''CC ra' a que
Louis XI, n'a poinl uj 1 d' 'tre bl . du titre porte I~lr I~
represenlanl du - . t i . Rasponi ne l'a l'el;U du Papc que
pour traiter de la paix,
a ir aucune autre fouct: à
remplir dan le royaume, Plu 1 êle, le!rn1de d rem '~'e
pontifical, plus cela 1 bonorable pour la France: t d'nn
aulre côlA!, la pc _ nne de Rasponi ayanl élé précCdcmmenl
a!!réée par le roi, on ne peul upçonner le Pape d'a"uir eu
seulemenl la pensée de lui impo- r un cboix qui lui deplill.
Le roi trouve le plaidoyer de Créqui (ort eljudit;i lU, et a\3Jlte
que c'e llui-méme qui veul • traiter a,-ec toute dureté 13 cour
de Rome en toutes 1 occasion qui 'en offrenl, jusque' à ce
qu'elle m'ail satisfail, eL ne lui laisser passer, jusque· Iii, quoI
que ce il donl elle puisse tirer avanta,,"8 dan le m nM.
enfin la mortifier de toutes maniére-; encore avec cela aurolt-on bien de la peine il acbe"er de la porter il ce qui -t de 1.
raison..... C' t moi qui, par m prop _ ntiments, com!:"
1 fJl\p. du 19 mai.
, UéJ). du 1 mai.
1 Dëp. du 19 1IW

ùrr,UR& DES CORSES ES [662-1664.

73

volre modéralion, moi qui ui le dur, et, 'ils veulent encore,
lïntraitable: rien ne peul étre plus avantageux il volre
pc • nne' .•
Le . int- ié!!8, comme il convenait, déclina tout débal ur
- question de forme. Rasponi a,oil consenti de la meilleure
crdce- à chan r n litre de n nce contre celui de plénipo!en" ·re. Il le repril, comme le d' 'rait le roi. eb;acbemina
vers le P nt-de-Beanvo' in '. Les n' iations furenl aU'<ilOl
rou>ert -; mais la cour de France a il donné à C1'1iqui' d .
instruc 'on- qui~!!I'amenl . !!uli remenll - difficul '-. Elle
,,-ait. en effet. comme je rai dit. j 'mla deltX partis. et elle
eri...'"Cai1 ab- lument, outre 1 salisfactio - qui - rattachaient
d'une manière directe à l'affaire d - Co -. deo.~ condition'lui n'y a,-ai nI aucun rapport: la dèiincamération de Castro au
profit de Parme, elle pay m nI il :IIodène d'une indemnilê en
.,..~-enl pourl - vall' - deComacchio. Cn;qui averlil bcour. d'
le début. que 1 lipulations pour Parme el :IIodéne ne seraient
l"lS accept' - par le . 1- i ,etlaissaentendrequ'iljugeait
llJi.-méme ces conditions ex
',• A "OU> dire ,-rai, dit~l â Liol1lle, je ne crois pas qu'on pui5se
emporter ce poinL.. J'ajoutai que ce ne serait pas seulement une
""UOD d'.\Ie.\llDdre \11, mais une action d'Alexandre le Grand de
_ -tuer des Êtats. M. le OODœ. qui connait sans doute le ~oie du
. int·P"re et qui vit bien dans que! espritje disai-Ia chose. ne put
':emp.:eher d"en rire toUt soo cœur un qu rt d'beure durant$.
C<>mme pré;entement tout est réduitâ l'affaire de Parme, il faudrait
uce fo'~ pour toUtes sa,-oir à quoi 'en tenir. en s·e~pliquan1. nette·

ment a\'ec Icdu sieur nonce ur ce point, et lui donnant un temps
honnête pour y faire réponse. Je ne l'ois pas Quïl y ait d'autre
parti il prendre, à moins que. Majesté, par d'autres considérations
qui regardassent le bien de son service, n'eût eo\;e de laisser trainer
l"affai re en longueur ' .•

Louis XI\ croyail alors qu'il étail de son intérêt de prolonger ce démélé. I1l'écrivil lro' foi il Créqui. et il upputail
eu outre, ~n term • qui ne nI pas plu d'un roi que d'un
chrdien, 1 - profils qu'il en retirerail: • Pour ce qui reœrde,
1 ~p. du ~ mai.
, D<p, de Cr-équi, du ?'! mai.
1 ~. d
13 mai et 6 juin.
• ~ llnil 1663.

~

Dt·p. du

• l)o!r. du

-4 jum.

Il juin.

, J '2-1

i4

L'AFFllRE DES COIISES ~
~randc

scaIK1aI,c

i

1662-1664,

j5

tique que l'es un Irai té de la nalure de celui-ci, • - • Yous
pourrez. répondit le roi " donner DU Pape, que "l'OUS n'o"ez
qualifié que inl-Pèrr, 1 tilre de Trés- inl. Il a Hé fort
à propo- de meltre dans le corps duilil préambule mo qualité
de fi]; a:né de 1'É"n\ise, Je ne cro' pas que le sieur Rasponi. ni
ce \ de qui il dépend, aient encore l'audace de me la con:lI'r, el ï le faisaient, non ul ment "OU' ne "1'0 - en
relàcheriez point, mais "0 ' en témoi!!Deriez du
- nliment. comme d'une nou\-elle oIJ ose quïJ- me "eulent
faire,.

:liais le '1-" ref de n 're 1 - articl de Parme
et de :lIodéne, etl ' confti n - furent encore uue fo', rompu -, Qu - étaient alors ' ntimen - dn n' . teurfran'
'-! En "oici r x -,ion dans une lettre qu'il Ceri\it à
Li nue, ap " n départ du Pont-de-Beau"l' ' 'n: ... , L'abbé
Fakonieri (qui Ini a\"aÎt apporté une 1 tre de Ra5poni ne me
dit rien de particulier; mais un ch: que je dis l'étoD:la
-:;ez: car, c mme y, l'am ' eur de Yeni>e me di> 't en
53 p e qu'au lieu d pùrter - affai - à 1'e..'Ürémilé. il eût
dé bien plus coU\-enable que le roi employitt _ - arme contre
: T -, je répondis ' brusquement que, tant que l'acmmooement ne rail point fait, vs Turcs du roi seraiml
Il<' i....... ln Chiai. Je cro', que l'abbé n' -t pas accou\Ume d'entendre parler si fermement sur une semblable
matîere '.!. lt

.....

De _ _ .

n DO ... r.ut ~ """'.....
I>ï ... tüe

.....

Le duc de Parme ne dut pas être pins contenlque l)lu - \, ,.

le fil p
r. pour prtp<!"," ral'l!ent n
' ire U ra, h t
Cast!O, de "endre ou d'enga ri - États qu'il \1Iit au 'lOIn
d~ "api " dont on m'a fait entendre, dit le roi, qu'il pourratt tirer sept ou huit cent mill 1i\"Tl!S',»
, Créqui crut un in tant que la cour de France allait:· ",nlin':
il t,':l~t déj DU préambule du traité, et il confiait: 1.: nn
~'! .1. O\1llt r -poir d'y faire qu lin r 1 roi d fil, aen' e
1Eglise: «li rait, dit-il nai\: m nt d'un o,,'Z _ n,
couséquence de faire in
r ce titre
un acte u,'" ,lU' :1,

dans'

'l- dlop. du 1.2 juia. '''oit aussi celJe du '!6 jaiD.
~p. du It Jttin.
• Dép. du'!! juin.
• Dép. du I! juio.
1 ~l juin.
l

IX
Le duc de Créqui retourna aup . - du roi, et Rasponi alla
rejoindre le nonce Piecolomini ChamOOrl-, où il demeura
ju,;qu'au mo' d'août, llérant toujours unc reprise des conferences. :liai- Louis XIY se préparait 'rieu oment à ouvrir les
hostilit.; , Il réunit deux mille che"I"Du\ et trois mille cinq
een - homm de pied. commo O\-ant-l"Iroe d'unc armée plus
ronsid':rable. Par - - ordres, 1 parI m nt d',\i\ rendit un
amt qui réun' , it à la couronne A"I'ignon et le Comtat-Yenais-

2

l
!

'.!9 j1llI1.
~p. du 3 juillet.

76

L'AFFAIRE DES CO

ES &S 166'l·I66~,

in; le vice-lé t fut chassé et conduit militairemen( à la
frontière de voie, et d - comm' , • prirent pos;e',inn do
territoire an nom du roi. Vainemeot 1 du de Parme et de
Modène réclamèrent cootre l'eovoi de troupes françak dan:,
leurs États' : leur alli 1 pro
~nré eux, Le roi d'Espagne, int.tiressé persoooellement à prevenir uue guerre en
Italie, ayant re.Ioublé d'efforts pour rapprocher 1 ' deu, o)u ..
Lo' :XI, mit, le 3 oo\"eDÙlre 1663, à l'
denr e
Philippe IY à Paris, un écrit,
'tilt rendu publie, qui
de l'article de Castro
Comacchio une cooditioo
la repri d n
t où le roi
livrait 0
Pape, sa famille et
minis , à de ' el 'd'outr:!. ue
Regnier lui-mème
t embarrassei d
0 mie d'a
"te: • L'·'
'd term ,dit.iJ, 0'. a it
pa=eeà
r'!!an! d • pareo dn Pape: en quoi 00 a 't peUl~
pl • loin qu'il oe coo
-t à la biensolaDce et à la r, te
di!!D.Ïté dn roi " •
Alexandre oe d
péra
encore; et, mal la oom-rU
qn'uo corps de . à, pt mille F~ taient eo
terres de Parme t de 1/odène, pnicédaot une arm
mille hommes
le comlll3lldement du I1IaJClicb
PI " PrasJio, il refusa. eo pl io co ' ire, d'
('ler 1
clau' qui portait aLLeio à'
0' raio le lem rel~, Lo'
ambassadeurs d'Espagoe t de Veo' ,qu'alarmait la de~oe, te
d França' en Italie, inter,inreotencore, et, le~ j y;er It~k
Loui XIY leur fit dooner un nouvel écrit où il ren n,rIait
n ultimatum déjà connu, en fi.unt le 15 fil,"; r pour <lNoière limite des 0
iations, Le Pape oe ~uvaot (llus douter
que Louis XI, ne rùt décidéà en\-abir
Etats, prit enfin !.
résolution de traiter, Rasponi reçuL un oou'eau pouyoir, ,,' ,-l
reodit Pise où il d , 'L rencontrer le plénipotentiaire frnnÇ:l.•,
l'abbé Loui de BourlemooL, auditeur de rote pour la Franc<'.
déjà nommé dans ce récit.
Le oouveau n
. taur choh par Looui' :Xl\' élit
parfuitement dime de uecéder à er.lqui. 11 était f~re "
ce Fraoçoi de Bour! mool, é"êque de Ca lres, pui, archevêque de Toudouse, doot j'ai cité doo' me' R,'Chrrc/ltS
1

R~ier,



J~,d,

p.266p. 270. el

1'rro",.

p, 139.

L',IFFAllIE DES CORSES ES t66'l-t66~.

1 - lettres uivanLes, écrites à l'occasion d
menls :
f1U..~Ç01.5 DE OOtlt.LJUlO~"T.

DE TOCLOC
• ~O~

tT1;Qt;E DE c.\STIt.ES,

ï7

meme e\'eoe-

:solOlt A.

L'ARCB.E'"tcB:t

,A. BOXZI, t\"t(N;E DE WŒRS.

• Ca>tres, le 12 seplellll>re 1662i!!tlcur.je yo. bien que tou ces bon - du Roi proyien·

Dent d bons oIlioes de ,le Tellier el de y, Cotbert. Je ,-ous
,upplie tres-humblemenl, a
t que \'0'1;; partiez, de les en remercier en mon DOm et de les assurer qu'on ne leur reprocberajamais
que ïaie mall<jué à ce qui est du service de nntre maitre.
• Je ,ok bien que cette all'aire tle Rome ne s'accommodera pas
~ ·t. et que 0
mini..qz-eg sont trop habiles gens pour ne ~'en
pa; pre"'loir, non-.eulement pour aroir des ;;atisfaetioos propor-

tionnée5 à roffen....e:e. mais

tou

1

~

qu'on refu---e au roi

depui> lon~"'mps, et faire racbeter l'cmportdDent qui a "te fait
c-nntre l'am
par des choses plu.. ",!ides que par le châ iment de quelques Corses _!lires. Les E.--pagoo15 _ prévalurent si
bien. du temps du
pe t:r!».io. d'une rumeur qui arriva avec le
rom e d'O;:oate. amba., deur d'Es !tDe. quoique ledit amba,-sadeur eût tout le tort du monde, parce que le ~ujd ~tait UDe affaire
de b... .!' et pour une courtisane nommée la Canoli. chez laquelle
tlaOt de Duit. el - geœ: aux ennrons, qui ch __ rent 1 sbi~ qui
étaient dao, les nI
voisines, il r eut quelque Espagnol bl ssé. Il
~ d"a1ler à l'audienœ et fit ,'enir de. ·3pl
deu.\. ou troi- cents
bommes dans soo pa.La.is. Par raccommodement. le roi d'Esp3.gne
eut DOD·:-;culement tisfaction à l'~ des sbires. et. si je me
.: u,-ico:" bièn. le gouverneur fut chasse: el. pour contenter le roi
d'E" !!De, on lui accorda une quantité de grâces que le Pape lui
refU3ait depui plusieurs ann
: et il me semble qu'il n'y a rien
de comparabte en l'action qui '<l>, passée pO\'ers Y. de Créqui à
celle de l'ambassadeur d'Espagne. Vous allez en un lieu OÙ 1 si l'affaire
A

dure. il ~'en parlera be:tucoup. Je vous prie de voulOir assister mon
frere de "0::. conseils, VOUE assurant que, de son COté, il ne ma.nquera pmi de ,~ous tenir averti de ce qui se pas...~ra il Rome" •
LE JdJΠA OOLBERT.

• A Castres, le 19 seplellll>re 166"1.

' ... C<:tte affaire de Rome

5aOS

doute obligera le Pape à aocorder

au roi toutes les W"llces qu'il a refusées ju-;:,qu'ici. et j'ai "11 autrefois
arrin:r au comte d'Ognate une affaire bien moindre. Dans l'accommodement, outre la satisfaction, les Espa,,"ools \"Dolurenlle solide,

SOutenant que cela était nécessaire, afin qu'il pa.rût que le Pape
"oulait rentrer il bon escient en une ,~é.ritabte amjti~ a,~ec le roi, et
il en fallut passer par là. Ce pontificat-ci n'esl pas plus ferme que
1

Le mut est en toutes leures daos l'original

7

L'AfTAJJIE DES COR

ES

1662-1661.

celui du pape {;rbain. et la répulalion des alfajres du roi e de "',
gouvernement bien autre; et j~ ne doute pas que le i'"dp<'. q.
dtljà la peur des
de œue IICliOn, ne se reUcbe a<lX> el'
cc que le roi voudra, quand on. lui_rep
tera qu'oo ne , •
poiot un accord pIAtré, et que, pwsqu il en
venu -j a,... , • Cau!
établir une parfaite inte1ligeoœ ou en demeurer ou l'on , • ft
n'ya oui doute qu'ù ne p
le parti de tout accorder pl .',
de demeurer
une b . . de quelle i ne _ • \'
justifier. Je
'le de
mon cœur que cotte ma1bet""",
affaire
roi le solide
' bien q l'bonorable.
ce dernier, on ne rolfrira que trop', •

.,'Oir

Loui5 de Bourlemonl 'lilai1 mis, comm
n t'l', dan.,
d 'pendance des . ,
Colbert et le T 'r: j'ai donne .
lui une 1 Ure,
de Rome, 21 avril 1 1. dan:,laq
mendiait un secours du roi, par l'enlremise de Colbèrl.
pl 'tard il Uicil.era et 0 ' cira - ab.
1 un
car il -' l.era un jour, quaJù ab iwapto, il l'a.,""'llke
de t , en qualil<l d'arc vèque de Ilordealc ,J d qu
cite dans sa corre;poudaoce une Ii!!tle, un phra" un m
indiquant que ce prétre, cbargoi par le Roi T '-Cb "
regler un diJférend a.-el: le Pape,
il. un d _ '
conque, ncié d - inléli - de r ,,'-, Plaire
~ i et
à
ministres, m' priser b cour de Rome el l'abrcu\' r
d'!!Oû , voilà pour lui 1 premi
devoirs d'no prêtre
français,
il rendit à Pise, où 'daitle grand-duc de To_ ne, q.l
jouaille rôle de médialeor officieu , En altendant rarri\'~ de
Rasponi. il pressa le grand~uc li' éco~r la. p m
fal.te u
roi de lai l"passer 1 troupes fran
a Pou.lre?IOI.., I~
pmce devint ucieu, et monlra bl • d r~ndl~cr< .(,n
de Bourlemont, qui demandait à transm Ure Iw-mem' l"
onires de la cour de Toscane aw cbe!.s militaire' du 1 ~ •. 1
répondil avec Cermelé qu'il écrirait à ' !!Ou\'erueur. el
officiers, el séparément à Louis XIV pour l'inCorm r de, n
consentement, mai qu'il De vonlait pa que • orore, !Ja"
nt par 1 mains d'nn a!!eDt étran!rer,
. .,
Rasponi était encore à Rome, que Bourl m~nt se pla';;D311 a
Lionne que l'envojé du Pape fûl re...étu du titre de non\,<,: el
demandait que Rasponi et lui se traitassent et f- nl lr3Jt

L'AFFAIRE DES CORSES E.~

!

1

RethtTtha. ete.. te: Mitioo. p.

t!~

79

par tous sur le, pied d'u~e égalité ,parfaite 1•
doléances
n'a\'aient pas m me de pretexte, car il a\'oue dans une seconde
dépècbe du méme jour que Ras.poni ne prend pas la qua~lé de
nonce'. il mauzrée contre celUI des deux qui voudra ch.caner
sur 1 - ""remonies et ur J'étiquette, el, dé- qu'il a \1J Rasponi,
il lui chercbe querelle ur n babit \;olet de prélal romain. et
exciU! contre lui la jaI u 'e d - Toscan-, L'll;:nenl pontifical
èc3rte ans-loi le débat en prenanl l'babil noir : Bourlemont le dénonce encore à Lionne comme ayant grossi SOli
lroin de queJqu - domestiqu du nonce à ToriD_ «Pour moi,
dît-il. j'ai cru qu'il me nlfuait de faire le mien plus fort
que ce qui -1 ecti....ment à lui. san- emprunter rien de
pt:l"<)nne. •
,
Les deux ploini ,nliaires
montrenl leurs poU\'o,n;:
Hasponi admet ur-Ie-cbamp celui de : .n adve~ ; ~urle­
mt,nt critique cinq _ - " dans celUI de ~p?D1 : .1 ,-eu.t
méme .. r de le VOlt et mterrompre la n !!OClation JUsqu a
ce que Ilome en ail en\-oyé un autre. quand il connail la
brie\ l<l du doilai Ihé par le roi! Le grand - duc obtient
qu'il : ait d - conf ren~ o~cie , <, ,mai- Bourle:uon~ ~.
ap rte tuute la maD\'IlSe gt"ace tmagmable : des qu on
arrive à un d - poin cont lés, il répond : Ceill se ce~ra e~l
f1egocwnl; - m nigocianJ, on pnrlera tk ceill, ou meme il
!!Orde le .ileoce, Le 1" fénier, Rasponi re<;oit de nome un
Chil'O')raphe nou\'eau : Bourlemont : décoU\'re aussitôt une
imper/illence,
poni expédie un courrier à Rome penda.I:1 la
nuit: le lenùemain matin, Bourlem nt igoale dan la meme
pièce qualre au/res tMfauts, :l'ou\'eau courrier à Rome'!. Lne
pareille conduile de\-ait exciter le mécontentement de laonne
lui-même. qui luireprocba de n'a,'oirpasencore ~tame lanégociation le 1" fénier, malgré 1 • \'ices du pou\'orr de RasPODl,
Sur la parole donnée par ce dernier qu'il allait en demander
un aulre'.
Le Pape ayait espéreque la cour dl::Spa"ne UÎ\Tait les ge
COn- . , qu'elle ~\'ait de son représentanl à Rome, le cardinal d'Aragon; mais 1 • intrigues de l'ambassadeur de France
t

t

1662-1664..

~

~p. du 22 j3.D\"Îer 1664.
'!- d~p. du même jour.

lkp. du 2 rnvrier.
Ikp. du 9rénier.

L'AFFUI\E D

CORS

.

ÙFFAJl\E DES CORSES E.~

1662-166.\.

à Yadrid d lermin' nt Philippe IV l se déclarer contre '
propres inœre et en fneur de Louis XIV :
.' Di';'" éeri,"ait Lionne lllou!"emont. Dieu le pardonne au cor.
dinal. d Ara n: lequel ~
faiblesse a don~ des e;peran an,
Chi que 1 rot.. nwU'e, en
t lune
nec eu, p<lOlrla
défense de 11tal' : Je' 'pourcertain que,
œUe al
dont
le Pape'
t!llte.
IlIIJ'ait
" au dernitr

. . ,ou iJ faut que. toen ce qui _. Q
• ait perda l'
Ce prélat a, ~ me fait Cort parier JO pu ,le cardinal An'
pour
j
.
':
'je me pm'aUllrai clans mes :poe,
tout ce que y
me _ode<
. a. l dire "
iaexcusable et ménte d·t!tre
._ •

.,...t.

semain

ap

C'est un ....c ' tique, la Feuillad , arche''ëque d'Embru~.
.
qui a\1ÛL remporté ce succés diplomatique u profit du IVi de
France contre le Pape 1 1 la mém époque, Loui3 XI\' mit
110ur amOOSS'ldeur 11 \'enise l' "èque de Béziers. Bonzi. qui
ful depuis arche\'olque et cardinal. et qui utenail avec pa>sion la méme politique que Boorlemont 11 Rome, et la Feuillade à Madrid!
Le terme du 15 février était si rapproché que toulle mODde
craignait qu'il n'expil".ll sans la concl ion de la pai" !Je
divers c6lés on uppllil Louis XIV de le proro!!er. Le !!l'3Ddduc pria Bourlemont d'en transmettre la demande à 13 l'Our
de France: l'abbé refusa, disant qu'il de,'3it upposer que 13
t ~p.

2

du '7 janvier.

~p.du '!SjaD\i~

1662-166.\.

yolonle du roi étaiL immuable' . Lionne eL son maitre consentirent enfin à la prorwation de n pou'voir jusqu'au 17, puis
jusqu'au 25 t :rier: il miL son amour-propre à ne pas dépas- r la date primiti\"e, eL il intimida la cour de Rome à ce point
qu'eUe ne upçonna pas la con ,'on d'un nou"eau délai;
cédant à la force, elle conclut le traité de Pise, le 12 fémer.
alU oonditions ui\OlIlles: légation du cardinal Chi!!i en France;
déClara 'on de D, Mario qu'il est étranœr à l'attenLat des
ÛJ = : vo. œ du cardinal Imperiale en France, pour se justifier : ~ption honorable du duc et de la duch" de Cnlqui
par 1 • parents ell ministres du Pape; indemnile à Cesarini:
3IIlIIbtie aux Romain qui se nt décl:m;s pour Cniqui; le
.:el de Rome
. eL banni ; la nation co' déclarée incapable de 'n'Ù' dans l'ÉtaL ecclés' tique; pyramide et inscrip'00: reinlégralion du cardinal :Yaidalchini; amnistie aux
,h:ifllll . ' ; désincamération de Castro, el indemnilc en
cllmpeDô tion de Gomacehio "
Je yelU encore citer, d 'dépéches de Boudemonl, quelqu •
pa.:, ~ • ""'ëlanL le cas que faisail ce pretre français d •
œnsures de l'Eglise eL de la po:issance spirituelle du Pape :
• '. A. e ~-dae de Toscane) m'ajouta que M. Rasponi élail
fort L'Uricu.\ de \'oir en queU forme l'on d irait l'absolution de;
oen,un:; encourues, Wlt pour avoir chassé le nonce comme pour le
f"'tcf.\\I;:non, et que le Pape ne feraîtpoint difliculw de raccorder.
J, \( ~quejeDep m'empécb rde rire, et de repondre que
• 'nkw était el
'Ie en semblable; olfre;: que, dés à présent,
on tenait cette gràœ pour recue, et que l'on pouvait garder de tels
".",1,; pour les Espagnols qui 1 recherchent a,·oo Lant de soin...
Y. lla"poni a"ait encore fait une autre proposition de semblable
(;totflJ'. à ce que mtavoua
n Altesse, qui était de S.1,"oÎr si le roi ne
f... ut point casser les décrets de
.
rbonne ur l'infaillibilite du
• 'nt-P"re, et sur les autres points de son aUlOriw par-dessus le;
Cencil ,._ A cela je repartis que les points de doctrine ne secassaient
point comme des arréls, et qu'iJ fallait convaincre ceux qui avaient
œttè opinion, et qu"a.insi :Y. le lég..t.l JX>U\"8.it conduire avec: soi d thoologiens de Rome pour dëopute.r axec nos
rbonistes, lesquel
cltan;,;eraienl de créanœ, 'j demeuraient confondus ~ ...
Dép. du !2 janrier.
~'~cr. Prttmu. p. lU.
'\Otr ur les .riz4rtidud", • bonaede 1663. DOS IWNrdwsurfAwrnbi de 1. ~. '!_ Milioa.. IrttrodudÎ()lt. p. tS el sui\"., d SUrtuul Id Mt j&QÎrtS
d. P./lapl', publiés .. annoUo par loi ••\ob· n, 3 '01.. chez G.ume - Ld
m aru..:l d~ 1663 kaieOl r
cb~ d q'lla1.N pro~\io(b dt' t ~.
~ [kil_ l.1u 12 ~çrièt.
1
t

2

1662-1664.
Après la i"nalure du traité, Bourlemont fut prit par Rasponi de tran m Ure à cour un mémoire par lequel le Pape
demandait qu 1 roi ordonnàt parlemenL d'Ais de prendre
l'absolution d 'attenLa . commis par loi contre le . t'··~,
fiL révoquer 1 dtcre' d
rbonne, eL accueillit hon, rablement Je It\","8t :
ÙFF.llRE DES CO

onseigDew',6crit Bouriemoot à '
. que
de ces
là, et oom " du
mémoire " go(Jo niak. Je dis au secréWre de
Ra>pooi
remportàl n memoire. et q je De m"eo ,
. poinl cha _:r El
a}-anl '11 ap"", . Ra>pooi. je lui - q œue'
méri d'ct
présentée ao roi r le
Loo fi m'a répéI.ê q le Pape et
le
, re-CollCg sperent de la
·té do roi q le
. , _
sera bien retU en Fr.u>œ, /:(mt
et _
do Pape. J'ai
poDdo pour 100
qo eD pouJft dire des 110O'
à '
retour'.•
• Je \'005 a,1lOC,

j'.... pitié de la

pau'''' pra.tiq

Il montra ju.'lJuà la lln l'animosité la pl ind' ote e
plo' potriJe contre 1 Romains. Dès la cond '00 de raro>mmndement, Ra5poni -'claiL em
d'éCrire une lei d
courLoi'ie au duc de Créqui. Bourlemont, pour Iïmi r.
adressa une ' mhlahle au cardinal "; mais afo1Dt "'.u de
Lionne la d~ 'nse de " . 1
du Pape a, t."
vo=œ' " ' l : lt' il'
du l'
- de
1 Ure à ChW. et il e
",
....
demande bassement pardon à sa cour : « 'ur Cè, dit-il. Je
m'allai idiotemenL ima,,"ÏDer que j'en de " faire. uLant ,.0
cardinal Chigi comme au ministre du Pape'.• Et il pou."ull
en e.\ciLanL encore la défiance eL la colère du roi couw le
Sain L- i "e.
Le mème jour, il éerit à Lionne une autre depèche qui met
à nu la nligarité de ' nlimen , et qui clôt dignem~ut ,J
correspondance diplomatique:

1<,...,..

• J'oubliais à \ 0"" dire que la ratillcatioa du roi a paru
éclatante et bien Cil ordre que cell du Pape a é jugt!c mC><ju,c, t'l
bartmt, comme J'oo dit ici, n'élant que sur du méchanl papl<~ tOOl
grai - ux. ~. Rasponi en a eu boa , et m'a dit qu'il en ft'r.l1t reproche au, officiers de la ;;ecn!lllirerie de
.atete ' .•

R600nier Desmarai' reconnait que le Pape es uta Ù~
t ~p. du t3 r~\lier.
t Dép. du t'l mars.
, je d~V. du 13 mars.

ùFFAlllE DES CORSES Do

Eli

buone

1662-1664.

3

foi CC qui a\'aiL été arrélé', mais il ne dil pas que le roifut
irrité de ce qn'AI sandre
ntit ,;,-ement l'humiliation
in ·".;eau - inl- ïœparle Roi T " -Chrétien. La lettre ui\",,'. . dP Loui' XI\ montre que la joie dn triomphe ue fuL pas
_ < mtHan~ dans l'àme du mnqueur. eLje \'oudrai- croire
que ceLle amertume de !an œ trahissaiL le !rouhle de sa
co - ience :
• \005 direZ que je ne
Ore ~ rerel"oir aucun oooceen France
que 1"at.'X"Ommodement en ce qui regarde ma sat~rartioD neg)Ït con_ mmé par le d'
que le légal me doit faire en _ n audieace_
et il. ra mëme bien à propos. . DIl
t!!ir à Romea\'cc prudence.
qUié' ne ~'a\-antagent pIS à déclarer celui-ci oucelui·là pouroooœ

ma:

Je

qu'ii< n'aient aup&ra,-an cou;;oJ
\'ol~nte sur
choix de.la
personne. -uÎl"at ce qoi a 1OUJOW'S é praLJqué: car l entends del:'
parler dequelq 'sujets queje De reccmûs pas ici daD5 ?,templal.
• \'ou> pourrez méme ajouter àœla. comme de ,-ous. qu II pourraIt
amI r que le It'<!a.l \ieodrait ici a,-cc si peu de ~\'oif de me temoi"""r que lui . sa mai..'OIl oat \'èritah\emeDl enne el d "SC1a de
rentrer d=> Dl<>' bonnes griœs, que reconnais.."Ult ~ lit q~e le
Pape n"a pa.:; ioteOùoo. de \;v-re avec moi d"autre .manier-: qu Il .a
f.ut par!e P'"" , je prendrais la
IUlion de le. pner d.e s absteD1 :

de D·'· env n:r aucun DOQ durant _
pontificat. d autant pl~
que. Poof J'e- p<dition desalfai
il uffira de J'ambas.-adeur quele
tiendrai prè::: de lui.
.
c Enfin. a\--ant que m'en
r à ri n là~ess ~ il ~ bon d~ ,'Olf
pür que~ moyens le
ici voudra et aura pou\"'o~r de reparer
J'eiTet de la dernière promotion de carùiaaux. où
. late'é a moa·
HoC faire si peu de cas de mes _ otim OLS qu'il a f3.lt é\1demm~t
l'Onnaitre que. pourvu quil é,,;Ut lecoupdu pa...;sae"C de mon armeC-o
il ne .;
uciait pas beaucoup que nous rétabli~;;'ÎOWi e - mble une
\~~ritable bonne corresponJanœ, et que '"" parents ~ntrasst:nteff~.
ti"cmcnt el réellement en mes bonn '"" grâces. Il n sa qu à CO~I­
Mrer d'un c(, 13 précipitation donl il a usé à fnirecette promollon
hol'> de.- temps aœoutumés, afia que je a'eusse pas heu. parla conclu.-::ion de l'accommodement auquel il sc. voyait ro~. de lUI fal;.C
aucune in~tanec là-d
~ el d"autre part la mnu\'~se volant.? qu Il
a affèt'l~ de me témoi!!Ocr soit cn composant ladite promotion de
cinq :,ujcts naturels o~ déPeodants de la couron.ne d.'Espagne ct ~u
...ieur PiccolominÎ qu'il a cru mal sati..rait de 1001. SOit J?3-r. la clau
"uïl a prononcée CD créa!lt les ix autres qu'ila rése~ves Hl- ptc'!Jr~.
que c'étaient tous ujets réellement sen-not le ,.., .liDt-SI~ afin d exclure tout ' mes demandes. solt à. l'égard de mon cou::1G le duc de
)[croo:ur ~, soit pour quelque autre ~ujeL
P. _ t.
d
, ?ltil-Ii!s d.Gabrielled·E>trees, et père des de.. ignobles dèb3ucMs, le ue
rt le ~nd-prieur de Ve dôme.
1

L'AFFAIRE DES

co - -

EX

1662-1664,

5

Dauoou qui l'a\'ait trou\'oo dan 1 arehi\' - du \alican. transpo~ à Paris op " l'~nlth'eme?t de Pie, YII. Elle li..nt
16 O('S in- • dans le hnn que 1ex ratonen compo ,par
ordre et aux frais de l' mpereur, sur la pUWance temporelle
J-. Pa!"'s', Elle
t trop longue pour être reproduite id : il
suffit d'en citer la fin. ou le Pape flétril. comme il connent.
l'ol'!!1Jeil du roi de France et la lâch té de tou- le- princes
chJtie qui abandonnèrent le chef de l'Eglise :
•... Pourquil soit manifeste à nos .ucœsseurs et à la postérité
que n~ a'~o été coDtraint à Ct:' lran.."3.ctio~ par l~ for~. .par la
xioknœ. par Iaju>,.,.ecrainte d arme; de ~aJ..té Tres-ChreIlCDne,
et par rëtroite 0
-té de preH~ni: de pl~ gn~ ma~"( q~e produirait en Italie une !!Uerre enlrepn---e par une malD SI

pUt~sante

contre le Sit.1:,""'e A~-wüque. abandon.Dé de to 1~_priDœs catboIiqu . qu'on axait requ" de le.ecounr; 9uand dailleurs le Turc,
non content d'a' oir mis le pied dans Candie. m~nare tou~.l au·
Ires il du domaine vénitien, et la Dalmatie et le Fnoul, et
qu'ayant d ~jà occupé UDe grande partie .du royaume de Hongrie, il
~ prep;11"C à ou,rir. 3Yec des forœs formidables, une nouvelle cam!!Ile.
• llan;;œs circoostanœs et par œs mOlit>. de notre propre mou-

Pendant que l'nnjetait,
une rue de R me, le, foodements de la pyramide infamante qui de, 't a\'oir une si ,'ourl'
ret une ioelf1durée, Alexandre Yll déposait dan un acte
~a?le prote-tation contre ~ \'Îolence qu'il ub' .. il. Cdl'
plece, trop peu conouD, a été ré\'él6c au public frao~aI> l'"
, Dép. du 3 mars.

,-ement. de notre parfaite science et plei~ pu'-sance, no.u~ Pl'?testons dennt le Dieu béni, devant 1 ~ !!Ioneu.x apôtres salOt Pierre
el saint Paul. Que nous o'a\-ons ni approuYé~ ni fai~_ ai ordonné, Ct
ne: mmes JXX1t approuver. faire ni 0ro.onne! au~ d .~ actes ~ ;;;dits, aUî"uoed ~ satisfaetioasdin~rses qu 00 dit avOIr éte accordces..
,po;eialement œU 'qui conœCQ t l'alIaire des Corses. non pl - que
,'Clles qui nou" ont été demand' - pour le duc de ~odene. ou QUI
;ont relalin'" a l'affaire du ducM de Ca,'U'O el du !êrrlto.re de Ron·
d~lione et de leurs dépend
- ; déclarons que lesdit.; actes et lesdite:- sati;$:factions ne sont point des effets de notre volonté libre,
mab bien dc la foree insurmontable, de la pure Yiolence, de la né<:e5site d·ob\·i~ret de remédier aux plus f1'rands domma~ et préju·
di 'qu'eolminerait pour la relif1'ion, pour le • Îat-Si ge, pour tous
, ~ Etats. pour ses sujets et ya u..'<, une guerre que la France allumer'llt en halie, en mème temps que le Turc, employ~t toute sa
p '~sanœ eta\"3.ntdéjà en\-ahi tant de lieux, étend plus 1010 ses mena ~ et se mèt en mou,'ement pour attaquer rÈglise. etC...
c Dl:claro~ en conséquence que les SusdilCS ch - •... se doivent
aUril>uer au.x su...~ites foree, yiolence et n~ité auxquelles nous
ne pourons rësi~ter seul, eL point du tout à aucune rolonté qui 0.005
$il propre ni à aucun consentemenLdoDné par nous... De plus meme
nous admettOo.5 dès ce moment les protestations ct déclarations
faites et li faire en quelque (orme que ce soit, par toute personnc,
1

T_ Il, p. Ij'2 et sui\'., édition de l81 .

6

L·.l.FF.HRE DE.> .;oRSES E~

1662-1664.

particulièrement ecclésiastique. sur la nullité et lïnco",' -tauce des
satisfactions ainsi accordées.... ordonnons que les présentes protes·
tations et déclarations. par nou< écrites. soient \'alides. qu'ell '
aieut leur Yéritable, plein et total effet. ct toUte leur Corce. bieu
qu'eUes ne soient poiut eure.,»istrées dons 1 actes publics...
• Donuéeu notre palais de :Yonl~\'allo. ce dL<-huitième jour de
Céyrier de l'année 1I,M. et, par la miséricorde di,;ne, la neu\;ème de
notre poutificat:
• Au:.L"'<UER, PAPA ,no manu propriJj.•

Louis m' fit frapper des médailles pour éterniser le souyenir de n triomphe. L'une d'ell représente d'un côté
Rome et la Pl'ramide, ayCC les mo - : OB XEF.\SDt:ll CELl' ~
CoR S EDITt:" l~ OIL\TORO REGIS fR.\..<CLE, et de l'autre,le roi
donnant audience au légal. a,cc ces mo - : Co leI:" nCIl'I:EXCt:-.\Tt:". LEG.\TO ~ LAttRE lU5 . Celle application de
Louis m' à multiplier le- monumen - de sa colère contre l '
Corse a frappe plus d'un esprit. t:n publici-le moderne s'cst
demandè si, parmi 1 - officiers ou solda - corse-, chas-'- de
llome et not - d'infamie par le roi, ne se Irouyait pas un
ancétre de ce lieutenant d'artillerie destiné à oœnperunjour le
trône de Bourbons, et a déjà rapproché le traiLê de Pi de
l'éyénement le plu' fune-te à la Franœ qui
soit accompli
sous le rè,,"lle de Loui :S:Y ,je ,eux dire, la réunion de la Corse
au ro)'aume, Loui Xl" était loin de préyoir qu~. n -tlcee-seur immédiat ferait de la Corse une ile françai- ,et introduirait parmi nou la famille néfaste d Bonaparte.
ns \'ouloir
pénétrer trop al'ant dans l - secre de Dieu, on peul. du
moins. présumer que les humiliation . uhie par Loui Xl"
à Gertru)'demberg furent un chàliment de celles dont il a\'ait
accahlé le pape Alexandre \'11 !

Le Mans. - lmpr. Ed. Monnoyer, place des Jacobins.

LIS BEU P

AllOUES S &TIO S

TJ'1UBUiIIS


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APoum 1IU Cllwn.alrlME
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RECHERCHES HISTORIQUES
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LA PIIAliIIATIOOE SUCTiOII DE SAlIT llllIIS
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