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Viaggio di Licomede in Corsica e sua relazione storico-filosofica sui costumi antichi e attuali de' Corsi, ad un suo amico

Titre

Viaggio di Licomede in Corsica e sua relazione storico-filosofica sui costumi antichi e attuali de' Corsi, ad un suo amico

Alternative Title

Voyage de Lycomède en Corse, et sa relation historique et philosophique

Sujet

récit; anthropologie; danse; Moresca; musique; instruments de musique; chants; chasse; chasseurs; langue

Description

Récit bilingue (français-italien) du voyage du Roi de Skyros (mer Egée), fils d'Apollon et de Parthénope, dans l'île de Corse. Description des mœurs des insulaires, mêlées de considérations historiques et philosophiques. L'ouvrage est dédié à son altesse royale le Prince Louis, connétable de l'Empire.

2 volumes ; in-octo

Créateur

Arrighi, Ghjuvan Maria

Éditeur

Lerouge jeune, imprimeur, Paris

Date

1806

Contributeur

M3C

Droits

Domaine public

Format

application/pdf

Extent

pdf 1720 ko

Langue

français, italien

Type

text

Identifiant

identifiant pérenne sudoc : http://www.sudoc.fr/099632225 ; worldcat : 456827599

Référence bibliographique

http://www.univ-corse.fr/docs/ndoc1292.pdf

Couverture

Corse, Italie, Méditerranée

Spatial Coverage

Bibliothèque de l'Université de Corse, fonds ancien

Temporal Coverage

19ème siècle

Texte

'. ' .C9 5t 5 6j)

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ALTESSE IllPÉRLl.LE ,
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!tIONSEIGNEUR LE PRINCE LOurS ,
C O~~ ÉTA. B LE D E L'E :'I P!R!:.

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AMI S,

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A SUA. ALT EZLA. H Il'ERIALE ,

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. El ' sa Relation H~toriÇfBe e';~ :rp.ilo~phiqt::e s~ les :Mœu!'S
- .\.Jab:èie~l j~": et ::a"'ctüeIIes des Ccrses ,'

C O.

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E sua B elazione Stati co'- F ilcscfi ca sui Ccetumi aa tichi
e attuali de' Ccrsi ,

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{~> · · : , · ' ~(~Af~; A

PAR 1 G 1,

· "·<~Press·o:,i't ROUG E il cadetto , Stempatore , Corto
, ' ~'.. ,2~ - dei Commercio, Casa Rohan.
M. DCCC VI.


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"l ...... : ·:' M.' D CCC '\r l.
l-.

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oeu.6.)

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( V )

( IV )

e dell' EROE , di cui esso lia g iustament8 orgef:lioso j ma temo d'indebolire il Gran , Soc e ett o
<><>
colla insufficien z a delle mie espressioni : e riunisco
il mio silenzio ail' am mirazione delf U'niuerso,

et du H ÉR OS dont il s'enorgueillit : maisje crains
d'qlfaiblir ce grand Suj et par l'insuffisance de mes
expressj ons , et je m'unis en silence à l' admiration.
de 't'Universr
,

È alla scuola di quest' E R OE , che S UA AL-

, C'est à l' école d e ce HÉROS que lI0US avez
appris, d ès votre plus t endre jeunesse , et l' art de
faire la guerre , et celui de g ou<Jerne r les hommes,

TEZZA I MPE RIALE ha appresa, dalla più
tenera ,g io<Jentù , e I' orte di f are la guerra , e
l'arte di governare gli uomini,
E lla l' ha costantemente seguito nelle Camp ag ne
d' Ltalia , . al T 'ratt ato di L eoben , n ella Spedi-z ione d' Egiu o ; e g li elogj cize 10 stesso le ha com p artiti relativamente a quanta E lla hà operat o
nella ultimo Camp ag na d' Olanda p rov ano con una
maniera Iuminosa , che ma rcia con successo su i
p assi di questo GENIO sorp rendente , e ch' ella
riu nisce alle qualità dello spirito quelle dei cu ore.

--V ous ave: const~~ent sui<Ji ce Génie éta~~;nt
aux Campagnes 'd'I talie , ~u T~aité de L eoben,
E.xp
éd.iti?~ d'Egypte ; et les éloges' qu'ont
mérité 'de "tui ' vos opérations dans la dernière
campagne ,de, H ollande , prouvent y d'une manière
ëclat ante , que pous marches: su r ses traces avec
~ücëès'; 'ei'-qiie '<JOIL r ë
S unisse: , aux qualit és de ,
l 'esprit, celle'$'du cœur,
.

à..z

.\

. ~. ~

~

Agréez, MONSEIGNEUR,
Gradisca J10XSIGXORE,

Les sentimens du profond resp ect, avec lequel

I sentimenti dclpiù profonde rispeu o , con
ho l'encre desssere ,
, DI

CUI

SUA ,-\.LT EZZ.-\. IMPERULE,

Umilissimo obbedientissimo e devotissimo
servitore J

ARRI G HI. . . .. LI C 0

~1E

D E.

.~ !.~. s:~~~ " , ~ '. - .

_

'; ?T

"

VOTRE ALTESSE IMPÉRIALE ,

L c 'très-humble et t rès-obéissant et déllau,:
'serpiteur ,

ARR! CH J••• • • LY C O MÈ D E.

,C 264 )

( 265,)

E . serprenden te il vedere la disinvoltura-, e
l'im peto de' loro mo vimenti. Essa è tale come se
f osserq ad . " na scaramu cci a continua, contra i l
n emico. Q uando · hanno ammazz ato un ' c erv o
o .u n· cignale , , gli port an o. come in t rio nfo 'p ella ,COlllune , ove abitano , e attaccano una t alquale riputazione ai -successi , " che ottengono in
. q uest' arte-. Cosi pure costu ma vasi pressa i Romani.
Orazio CI ) parla d'un certo .Gargilio,che faceva pass are di "buon . mattinoper .il -cen tre dei pubblico
m ercato "un gran numero di cacciarori , scortati da
unaturba di.cani e servitari , per essere ri marcati
dalla moltitudine deI popolo, e per ripassarvi la sera,
c ome in trionfo, con un mulo carico d'un cignale,
c he comprava , per far sUpporre che la avesse ammazzat tonella caccia,

manière que s'ils étaient danse la plaine: O n 'ne
voit qu' avec surprise la promptitude et la facilit é de leurs m ouvemens, qui est telle, que s'ils
étaien t dans une continuelle escarmouche avec
l'ennemi. Lors qu'ils ont tué un cerf, un sanglier
ou un renard, ils le portent comme en triomp he
.dans la com mune où ils habitent; at tachant une
.sorte de r éputati on et d'hodn eur aux su ccès qu'ils
obtiennent dans de semblables cir constances : usage
·antique , et pratiqué jadis parmi les Romains.
Horace (1 ) parle d'un certain Gargillus , qui faisant
passer , dès le matin dans la place publi que u ne
' troupe de chasseurs, avec leurs toiles, escor tés de
domestiques et d'une m eute de chiens, pour fair e
voir, tout cet app areil an peuple , re passait le
soir avec un m u let chargé d'u!' sanglier ache té
tout exprès, pou r faire accroire à la multitu de
qu'i l l'avait tué à la cha sse : tant il savait celle-ci
du goût des Romains.
Q ue vous dire , mon cher Lyside , de la musique et de la danse usi tées parmi les Corses l Pour
vous en donner quelque idée, je les distinguerai
l'une et l'autre en deux espèces : j'une se pratique dans les villes ; et l'a u tre n'a lie u que dans les
province, et cantons in térieurs de l'île, D ans la
première , la mu sique vocale- et instru mentale,

C he dirv i , rm o caro Lyside , sulla m usica e
sul balla , u si tat i fra i C orsi ! Per darvene' una
t alqu ale idea , io gli distinguerè in du e specie ,
nella musica e n el ballo cioè , che nelle .~i td
sono in pratica , e iu quelli , che nell e pro vin çie,
e cantoni interiori de ll' isola 'si costumano. 1 prÏli1Ï
non dilferiscono dalla musica vocale e in s tr omen, (,) Oraaio, lib, 1, ep, 16.

(1) H orace , li" 1, épître 16,

, ( zôô )

taie "e dal balle- dell e" cittàzl'Italia; quanto ai se-con di v' qualch enotabile differecza. G li ord inarj
instrornen ti musi cali.n e' cantoni intericri della Corsico j sono la cetra , che dic csi esserv î stasa -introdottadai Saraceni .provenienti da Spagna : i1
.iolinoet 'il m:mdo!ino. Gli 's tr; menti da nato non
. Ti .{;η \:eggono· in u cssun à parte.r La .foro .m usica
....ccale non b..i quelle· nié dulazioni 'tenere ,e sen-.
-s ibili ; nè quelle cadenze felici che .producono
. gli accordi arracniosi e .su blimi ~ ne' concetti e
n e' teatri del con tinente; ma ha un .cerro cara tterc forte, ch e ecci ta r energiche passioni. Essa
sem bra ; chevi a bbia ritenu to de i D orico , e che v"
abbia 'ben poco .acquistato dei Frigio e dei Lidice;
Vi fù un "tenl po ; in cu i la divina ruusi ca itilllana
conser vè de' s lan ci e; dei .disegni got:ci. .
ë

Siccora e il ballo siegu e sem pre fa natura della
m usiea , ric onosciu to .quale sia .q uesta D e r cant on;
în teriori della Cors ica ,
puo' r i.evare qual e sia
I'altro, Vi osserv ero · ~u a· ostan re che ivi , spo' g i i~ t o -de' griài,. delle con torsion i , de' salti peri colosi , come cos tu m asi ne' balli di molte regio ~·i
d eli ' Asia , de!!' Africa e d en' Am erica , è uuo di
(!:leHi ch e pi 1 si av vicina al ballo re;o b~o del le
.Pd7.io!l i civiii zza te d 'E uro pa. Le Iorc con trad anae ,
i i :J l'~ I:Ii:l :J~ r :i sor;o misurati ; essi fû:œ.:1.co delle

si

.( 2G7 ) ainsi que :la·: danse 1 ne 'different en rien de
.celles des autres villes d'Italie : quant à la seconde';
il s)' trouv e de notab lesd ifférences. Les instrumens
musicaux les plus ord inaires des cantons intérieurs
sont d'abord la guitare , ' introduite en Corse par
les Sarrasins venus d'Espagne; puis Je violon et la
mandoline : on n'y voit nu lle part d'iustrumens i<
..ent. Leur musique vecale n'a point, il est vrai 1
ces mod ulations tendres et sensibles, ces cadences heureuses , ni ces acc ords harmonieu';
':et sub limes qu'on r emarque daas les concer ts
et dans les :Spectacles du continent ; mais elle
'a un certain" caractère ï rnp~luenx , qui réveille
les passions -énergiques. Elle y paraî t tenir spécialement du dorique , et n'avoir que peu de r apports
arec le phrygien ct le lydien, Xe fut- il pas mê me un
temps où la di..ine musique italien ne :J 'admettait que
des cadences et des dessins gothiques,
, Com me ' le' caractèrede la danse dé pend toujours de celu i de la mu sique , un e fois qu'on sait
la nature ' d~ 'c~lte' der~i èr'e dans les ~anto~s intérieurs , il estaisé d'en 'conclur e celle de la prezaiëre. Cependant je vous observera i que la danse,
enCorse , dép ouillée desescris, des contorsions et
des sauts périll eux qu'o u y pra tique , ainsi q ue dan.
les danses de plusieurs r égions ' de l'Asie , de l'Afrique et deI'Am érique , est, parm i les' h abita ns de
I térieur, une de celles 'lui son t les plus r égulière.

m

. "

é ~69 )
:

( 268 )
"

figure , ' de' r ondi, de' passi , fra mrniscbiati ~d
una cert a s pecie di ' saIti molto , com plica ti 6
difficili, ma che non .I asc ia no di ter mina re in
cadenza , di essere sot topoti all e regole det suoDO, e ' d' esprimè re delle . graziose affezioni deli'
anime, Il ballo, ne ' èantoni interiori della Corsica ;
è un miscuglio dei Greco, der More sco e den'
E ur opeo.

cbez les nati ons civilisées de l'Europe. Leurs éon. t re-da ~se_s et leurs. ~,~!1u ets; ~o nt bien mesu rés : ils
, forment d es figures , des .ronds , et des pas entre mêlés d'dnê . espèce, 'de , sa~!s ' cOJ~ pliqués et ,dif.
fié ile;, '';l~s qui ~ep~nda~t s'exécu ten t en , cadencé, et ,qui , toujours .assuj étis aux r ègles de la.
me~ü re' , n;~n ex pri;nen(p,~s ~oins I~s, plus douces
' affections de J'ame~', En ' !1n mot; la danse 'en usage
dans les cantons intérieurs'de la Corse ', est un m éIa.,;ge ;de'i~, g~ecque;· ~~)a ;noresqu~ et, de J'~uro.
""". .. -.. - .
peen ne.
,; il ~d existe une effectivem ent qui parait avoir' eu:
des r apports à quelques -maximes natio~ales , Ou.
l'appelle la Moresca. E lle semble tenir à I'institution d 'une sorte de monument un ique et bien remarquable , qu i est de repr ésenter à jamais les vict~ires obtenu es par les peuples de la Corse sur les
Sarrasins , et l'expulsion des derniers de cette île.'
' Elle offre , au premier coup d' œil , l'i mage d'un
combat. D 'abord les danseu rs se divisent en deux:
troupes . don t l'une représente l'arm ée des Chrétiens , et l' au tre celle desS arrasins ; puis, sor tant.
tou t-à-coup des ten tes de leur camps respectifs ,
armés d'épées, et lecasque en t ête , i ls se me tt ent
en-ordre de bataille: Les pas" les di vers m ouvemens
du corps , et le cliq uetis des arm es, sont réglés pal:'
. la m usique , et en suiven t respectivement et le
rhytme el- la mesure, Cette m usique et cette danse
~

"

In fatti uno ve ne esiste che sembra abbia avuto
rapporta a qualche m assim a naaionale , e chiam asi
la M oresca , Ls ~ tiene aUa instituzioue di rappresentare tuttavia le vitr orie otte nute da' Corsi
contra de' Saraceni , e la eli minazione di questi
dall' isola, e offre di sua n atura una batta glia, !
ballator i si , dividono in due sc hiere , indicanti una
il campo de' Cristiani , e l'ult ra quello de' Sara"
ceni. Esciti dall e tende de' rispettivi loro campi ,
ar mati di spada e d'elm o , si met tono in ordine
di combattirn ento. I passi , i rnovime nti dei corpo,
10 strepito delle armi sono regolati dal suono e sottoposti aile caden ze, L a m usica ha dei carattere
comico-tragico. Direste cu ' essi ra ppres cntano 0
le furi e d'Oreste, 0 le ire s degaosed'Acchille ,
.., ..

"

..

54

( 27f

( 27° )
-.

'

..

:

.. ,:

-.

, "1" alisono gli slsnci , e I'espressi oni difie~ezza ch~
~.agi.t·a ~ e mette inf renrito il loro ant~o. Essi si
'b attonc, percosi dire, armoniosamente, ~.il co~ flitio:
.finisce sempre col fare 'prigié
;iûere il ,'re de" s~~i~;
ccni , é "co!-trionfare intieral;"ente 'di lui " é 'a~IJ~;
sua truppa," In tutti i pop~li; mio caro Liside , il

'co
rn:

-balloha tenuto a qu alche in'stitu zione importante ;
. e a ' qu alche principio dellapolitica. 'Alcuni hanno
·d iniostrairi ,: che il minu ettod'oggi giorno è il balla
ob lique , ,che forniavano ne' Ior o tempj i 'preti
-d' Appolo. La linea diagonale, e le duc paral elle ,
. ch e si percorrono in un ' tale ballo , pieno di gra-'
.zie , erano il simbolo dei zodiaco : i dodici passi di
'c ui è composte rappresentavano i dodic isezni, e i do, d ici mesi dell' anno, Gli Egizziani imita;ano nelle
lore danze misteriose la rotazioue ordinaria dez li
"
-astri , e cosi conservavano il lora gusto per l'astronornia. I preti dedicati in Roma al culto di Marte
f acevano delle dan ze gue rri ere davanti all' altare
di questa divinit à, I Galli ballavano dopo la vitt oria ; e in Corsica , la specie di ballo , di cu i ab-b iamo parlato, sembra ins tituita , per essore analoga :il senio guerriero di quella in trepida ';'tlzione ,
~-e l'cr alimentarlo,
.
..
..
. . ." . -.; ." . .
'

)

offrent un caractère comice- tragique. Vous diriez"
.qu'ils représent ent ou les-fureurs d'Oreste ou le courroux d'Achille, ou I;s transports des Ménades. T elsles. élans de joi; et de fierté qui agii~nt et font,
frémir leurs am~s.Ijs ;~'ë~ibattent en mesure, et ,.
" pour ainsi dire , harm onieusel'ne';t. Le combat setermine pa~faire p'j.is6;;"~i~;: le roi <1es~a~rasins, e~.
par triompher cornplenement de lui et de tou te sa
~~n1e, Che~ iôus ' l ~s , pe.~ pI~s , mo~ ch~,: Lysidc , .
' lad anse ~ te~u à quelque ~ n,s ti tu tio n importante et
~'quel qu e maxim e de politique. Divers au teurs ont.
démontté q;;e l~ m'~nuet, d:a~j ou~d'hui~st la danse
~iri.ïil~~~tiqu.e :que. formaient dans leurs temples'.
l::,s prêtres d'A pollon. La ligne diagonal e et les deux
para llèles qu e I'on parcourt dans cette daase , pleine de 'graces d'ailleurs , ét aient le symboledu zodia- .
que : les d'ouze pas dont e lle est com pos ée ~eprés en­
taient les douze signes, ainsi que les douze mois de l'ann ée, Les Egyptiens imitaient , dans leurs danses .
mystérieuses, la ré" ol~tio'n: ordinaire des astres, et

sont

en

~aisai~nt

; .nsî ; co~lribuer


ï~-~s plais·i~~'- ~.ê~es à.

,,-onser,er parmi eux le goût de l'astronomie. A
~ome, des pr êtres " ~~~sa crés au culte . du' dieu.
~!ars , exé~utai e::.t des dans~s g~~;r~i~~~s devant
1:autel d~ cett e divinit é. Les Gaulois dans aien't ~près .
la Vic,loire, et , chez les Corses , l'esp.~."-,,de danse guerrIère dca: riens .....,." ... ~ p ~T"l:;' Cl dessu s D ': l r"' ~ ""
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( 273 )

( 272 ) '
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. I l lingtiàggio d~' Corsiè l'It alianoj ~a [ ra la' .
m oltitudine del popolo non ' si parla corret tainente ,
.0. v;è frammischi at o con mol tirerm ini , 'che'lo rend ono un idioma esc!usi,'anién't e a: loroparticor,,:rè~
Se si rifl ette suIle divers e nazioni , ch'. ebbero sede
in qu ell' isola, l'i dioma de' Corsi 'dee essere' com~ '
pasto : 10. .del antica lingua de' Celti , e Celto-,
Galli; 2 0: di ma lta tin'tura di :Fenicio " di Fo'c b e'
0. di Etrusco; 30. di Punico, 4°. di Gre éo , .di :
L ati no i 'e d'ltaliano, che vi domin a. Ma avùto:ri~
gar da a che i Cartaginesi fecero un a ,più ' lurig~'
allèanza con quegl ' isolani, ch e qualu nque alt ra an":' . .
t ica nazione , l a loro lingua dee abbondare di
m ini punici. Essa offre in conseguenza la facilita
di malte ricerch e cu riose in que sto genere. ·
E ssendo vero , Liside, che la Ccrsica è stata soggel ta aile 'incursioni le pi ù fatali , che desolano, e
cambiano la faccia d't;'n popolo, perchè non vi si tr ovano molt i super bi monumenti, che attestino quale
fosse los tato delle arti in 'qu ell' isola, n e' tempi
antichi , non se ne pu b dedurre , che non ' vi fos':
ser o state giam mai coltivate ,- siccome a!cuni pen-, .
sar ono. L' éffeù o immancabile delle incursioni è di
dis trugg ere tu u ocio , ch' relative al lusso , e 'alla
ni agaiflcenza. .
.' . '.

ter:'

°

ë

:- ;
,

:

,

n 'avoir élé.in~titué(l que'pour alimenter le géni~
b~lliquè'~ de cette intrépide nation. . "
..
.'Li l anguèi~lie~ne do~in~,~nç~rsé'; mais.parmi.
lé.peup le, eHe j .est rarement p~H_ correctement,
ét ant, pourla plupartdu ternp~ ";."mêlée avec beaucoup de term es ' natifs qui , e~ f~n~ un idiôme, exclusivement propre à ce pays. Si d' ailleurs on considère les di~erses nation<q ui occupèrent' cette île , .
on verraque l~.I,àngu e des Corses éloit ~ïre:composée : .
1. 0 de l'ancie~né langue des Celtes et desC elto:Gal- .
les ; ~: 0 ' éune forte teinture'd~ ph{nici~~, d' étrusque
et de phocé,en; 3,° du punique , 4:.,~ .e n~n dU grec, .
· du liHin et d e l'i talien, Mais p3;rc;: .qu e les,Corses
" fu rent jadis bien . plus intimement liés avec les
Carthiginois qu'avec tout au tre "peuple de l'anti· quité , leur langu e doit abonder en terme s puni'lues , et fa cilit er u ne foule de recherches curiens es
en ce genre.
, Si, maintenant qUII est bien démontré, mon 'c her
Lyside , que la Corse a été sujeueaux incursions
les plus désolantes qui renv~rseJ,1 1 .et ch angent la
face d'un pay s , on n'y trouve 'plus d e surperb es
monumens pour attester quel y fut autrefois l'état
'des art s , on ne doit pas conclure dec eci que les .arts '
n'y aient jamais exis t é , comme quelques-uns J'oot
prétendu. L'effet infaillib'lè d~;i;'cursions est de dé· tr uire tout ce qui estrelatif au luxe et à la magnificence.

Original Format

papier

Thème

voyage dans l'île de Corse

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