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Ghisonaccia

Titre

Ghisonaccia

Sujet

Ghisoni, Haute-Corse, 2B, patrimoine, bâti, inventaire, moulin, maison, chapelle, grange, Saint-Philippe, ferme, gare, notable, commerce, magasin, Saint-Antoine-le-Batave, Saint-Michel, San-Michele, église, étable, fontaine, four à pain, maison, villa, Pepe, monument aux morts, pont

Description

Commune de l’ancienne piève de Castello, Ghisonaccia fait aujourd’hui partie du canton de Ghisoni et de la Communauté de communes de Fiumorbo Castello. S’étendant sur 68,25 kilomètres carrés, la commune de Ghisonaccia est limitée par la commune d’Aléria au nord-est, d’Aghione et de Pietroso au nord, de Ghisoni au nord-ouest, de Lugo-di-Nazza et de Poggio-di-Nazza à l’ouest, de Prunelli-di-Fiumorbo au sud et, enfin, par la mer tyrrhénienne à l’est. Au nord de sa façade maritime, la commune abrite l’étang d’Urbino (le deuxième plus grand de Corse après celui de Biguglia) où se pratique l’ostréiculture. Celui-ci est bordé au sud par l’immense pinède de Pinia classée réserve naturelle et gérée par le conservatoire du littoral. La quasi-totalité de la commune se situe en plaine (à moins de 100 mètres d’altitude), le point culminant s’élevant à près de 330 mètres au nord-ouest. Les habitants résident dans le centre-ville de Ghisonaccia, non loin de la RN 198, ainsi que dans les hameaux proches de la route départementale 344 menant à Ghisoni : Ghisonaccia-Gare, Campolidori, Saint-Antoine. Le territoire de la commune révèle également la présence de plusieurs fermes et domaines agricoles liés à l’exploitation de la vigne ou des cultures fruitières. Il convient de mentionner d’anciens lieux de vie aujourd’hui abandonnés comme Saint-Antoine-le-Vieux ou Gattone. La commune de Ghisonaccia doit son essor au développement de l’activité touristique conjuguée à la mise en valeur de son milieu naturel dans la deuxième moitié du 20e siècle. Selon les chiffres délivrés par l’INSEE en 2009, Ghisonaccia compte 3669 habitants et 3196 logements dont 46,9% de résidences principales ainsi qu’une densité de population de 53,8 habitants par kilomètres carrés.

"Dossier Collectif Maisons" : 

3196 INSEE ; 20 repérées ; 15 étudiées

9% des maisons inventoriées datent du 18e siècle, 32% du 19e siècle et 59% du 20e siècle.

Les maisons inventoriées sont majoritairement construites en galet ou dans un appareillage mixte de galet et de granite. Les toits sont traditionnellemnent couverts de tuiles mécaniques.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : galet ; granite ; brique ; moellon ; maçonnerie ; enduit partiel ; crépi

Matériaux de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile plate mécanique ; matériau synthétique en couverture ; pierre en couverture ; ciment en couverture 

Créateur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Ghisoni

Temporal Coverage

Les traces les plus anciennes d’une occupation humaine, en l’état actuel des recherches, remontent à l’âge du Bronze (Ier millénaire avant J.-C.) : la première statue-menhir de la plaine orientale fut découverte à Saint-Antoine sur la commune de Ghisonaccia, d’où l’hypothèse de l’existence d’un carrefour important en ce lieu. L’étang d’Urbino constituait également une ressource alimentaire de premier ordre pour les hommes de la préhistoire et de la protohistoire. Au Moyen-âge, l’actuel territoire de la commune de Ghisonaccia appartient à Lugo-di-Nazza alors intégré dans la piève de Castello (avec Pietroso, Ghisoni, Sampolo et Poggio) dont la piévanie est San Giovanni Battista (9e-10e siècle ?) à l’entrée du défilé de l’Inzecca. Au 15e siècle, les familles « caporalices » de Lugo-di-Nazza possédaient les terres entre l’étang d’Urbino et l’embouchure du fleuve Fiumorbo, soit sur l’actuel territoire de Ghisonaccia. Dans une volonté de protéger l’île des envahisseurs au 16e siècle, Paolo Matra demanda à Gênes la construction de la tour de Vignale. Construite à la fin du 16e siècle, celle-ci est déjà en ruine en 1617. Les 16e et 17e siècles marquent une forte volonté de mise en valeur agricole de la Corse par Gênes (la Coltivatione) : en 1586, les terres de la plaine de Lugo-di-Nazza, entre Urbino et l’embouchure du Fiumorbo, sont sous la direction de Bartolomeo Invrea dans le fief de Porette. Ces grands domaines, où l’on y cultive essentiellement le blé, n’autorisent pas le droit de passage. Les bergers de la piève de Castello transhumant traditionnellement chaque hiver dans la plaine de Lugo témoignent leur mécontentement par de nombreux saccages. Propriété de la famille Fieschi à la fin du 17e siècle et au début du 18e siècle, les terres près de l’étang d’Urbino prennent une vocation céréalière plus forte. La première mention de la chapelle San-Michele date du 8 mai 1766 dans un acte juridique établi à la « Capella nanto al ghisonaccio, spiaggia di Fiumorbo ». Selon une étude des tabelles génoises de 1774, Antoine Peretti montre que Gattone, Campo di Loro et Vadina Alberetto sont des stations d’hivers pour les bergers de Lugo et Ghisoni. Une fois rattachée à la France, la Corse va subir les décrets révolutionnaires de son nouvel occupant. Les biens indivis de la plaine du territoire de Lugo-di-Nazza sont ainsi regroupés dans un territoire dénommé « Castello commune », commune à caractère originale puisqu’inhabitée. Cette indivision terrienne générale provoque de multiples revendications et rend les partages houleux pouvant aller jusqu’à la violence : en 1794, les paysans en armes forcèrent les troupes régulières françaises à se retirer de la forêt de Pinia. Le plan Terrier de 1795 révèle que Ghisonaccia n’existe pas encore et se réduit à la chapelle Saint-Michel (section San Miele-Pagliaja) ainsi qu’aux habitations Casabianca et Casa Pinzuta. Ce territoire entre l’étang d’Urbino et l’embouchure du fleuve Fiumorbo appartient toujours à Lugo-di-Nazza. En complète indivision, le centre de la future ville de Ghisonaccia est dans un état agraire profondément archaïque avec moins de 50 hectares cultivés et on y comptait quelques cabanes. Jean Defranceschi montre que 99,03% des terres sont incultes en ce temps. Du début du 19e siècle au milieu du 20e siècle, période où la malaria est responsable de nombreux décès jusqu’au milieu du 20e siècle, l’état-civil de Lugo-di-Nazza mentionne les lieux de plaine de Campolidoro, Balconcello, Vadina, Gattone et Casanova au sein du territoire de Lugo. Puis, une loi du 9 juillet 1845 distrait la section de plaine dite Ghisonaccia du territoire de Lugo, qui perd la moitié de son territoire, pour l’ériger en municipalité distincte. Le principal argument avancé en faveur de cette distraction est la grande difficulté de communication entre la plaine et le village de Lugo-di-Nazza. Ghisonaccia fait alors partie du canton de Vezzani avant d’intégrer, en 1861, le canton de Ghisoni que nous connaissons aujourd’hui. Depuis le début du siècle, Ghisonaccia connaît une sédentarisation de ses habitants et un développement dans son activité et, par conséquent, dans son bâti. Des maisons construites en dur à l’aide des galets, dites case ghisonaccie, se dressent le long de la route royale Bastia-Bonifacio achevée en 1843. Des bergers, colons et autres gens de la montagne (issus de Ghisoni et Lugo-di-Nazza) à la recherche de leur supplément vital en plaine s’installent pour cultiver leurs jardins, la vigne mais surtout des prés naturels et des emblavures. Après d’importants défrichements, cette terre de maquis de plaine à fond rocheux est désormais une commune vivante. En 1843, la plaine compte 750 habitants et près de 81% des terres sont désormais cultivées. Si les tensions autour des biens communaux se perpétuent tout au long de la seconde moitié du 19e siècle, une solution est trouvée en 1901 par la création d’une commission syndicale composée de 8 membres représentatifs des communes émettant des revendications. Avec la construction de la voie de chemin de fer et l’ouverture du tronçon Tallone-Ghisonnaccia le 17 juin 1888, le hameau de Ghisonaccia-Gare devient un lieu de vie important en cette fin de 19e siècle. Puis, au cours du 20e siècle, la population de Ghisonaccia va s’installer le long de la route nationale 198 et de la route départementale 344 montant à Ghisoni. Enfin, l’essor de l’agriculture à partir des années 1960 et l’apport d’un tourisme attractif dès les années 1980 ont permis de faire de Ghisonaccia une des villes les plus importantes de la côte orientale de l’île. En effet, sa population ne cesse d’augmenter dans la deuxième moitié du 20e siècle : 983 habitants en 1946, 1540 en 1962, 3297 en 1982 pour atteindre les 3669 habitants et 3196 logements en 2009.

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