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Prunelli-di-Fiumorbo

Titre

Prunelli-di-Fiumorbo

Alternative Title


Liste des édifices étudiés :

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, bâti, inventaire, séchoir, remise, église, chapelle, Cursa, gendarmerie, poste, maison, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Jean-Évangliste , San Ghjuvanni Evangelista, Saint-Michel, San Michele, couvent, capucins, Saint-François, Sainte-Marie, Santa-Maria, industrie, FORTEF, port, barrage, atelier, fontaine, four, lavoir, notable, pont, remise, monument aux morts

Description

Commune de l’ancienne piève de Cursa, Prunelli-di-Fiumorbo fait aujourd’hui partie du canton éponyme - dont il est le chef-lieu - et de la Communauté de communes de Fiumorbo Castello. S’étendant sur 3741 hectares, la commune de Prunelli-di-Fiumorbo est limitée par la commune de Serra-di-Fiumorbo au sud, de Ghisonaccia au nord, de Poggio-di-Nazza au nord-ouest, d’Isolaccio-di-Fiumorbo à l’ouest et par la mer tyrrhénienne à l’est. La commune possède également des frontières naturelles par ses principaux cours d’eau : le fleuve de l’Abatesco au sud et le ruisseau de Varagno puis le fleuve du Fiumorbo au nord. Situé à près 550 mètres d’altitude, le village de Prunelli-di-Fiumorbo est le deuxième point le plus haut de la commune derrière le Monte di Lana culminant à tout juste 584 mètres. Sa position offre une vue dégagée sur l’ensemble de sa plaine où se concentre la grande majorité de sa population. En effet, les habitants se répartissent essentiellement dans les hameaux de plaine tels que Migliacciaro, Morta, Abbazzia, Casamozza ou Valcaccia. Le village demeure tout de même un foyer de peuplement non négligeable contrairement aux hameaux de moyenne montagne comme Padula, Pastricciola, Linari et Albitrone. Autrefois occupés, des lieux tels que Boccarone, San Giovanni ou encore Cursa sont aujourd’hui abandonnés. La plaine de la commune de Prunelli-di-Fiumorbo doit son développement à l’action de la société "Forêts - Terres et Forces du Fiumorbo" (FORTEF) et à son directeur entre 1932 et 1936. Exploitant les forêts de résineux du Fiumorbo, cette industrialisation s’articula autour de nombreux sites encore visibles de nos jours : ancien port de Calzarello, barrage hydroélectrique à Agnatello, ateliers et cité ouvrière ayant pu accueillir près de 2000 ouvriers à Abbazzia. La FORTEF joua également un rôle important au niveau social comme en témoigne la construction de la chapelle Saint-Michel à Migliacciario. Selon les chiffres délivrés par l’INSEE en 2009, Prunelli-di-Fiumorbo comptait 3286 habitants, 1749 logements dont 78,6% de résidences principales ainsi qu’une densité de population de 87,8 habitants par kilomètres carrés."Dossier Collectif Maisons" :

1749 INSEE ; 31 repérées ; 21 étudiées

2% des maisons inventoriées datent du 16e siècle, 4% du 17e siècle, 17% du 18e siècle, 34% du 19e siècle et 43% du 20e siècle.

Les maisons étudiées et repérées de moyenne montagne sont en schiste tandis que les maisons de plaine sont en appareillage mixte (schiste, galet, granite). Les maisons sont traditionnellement couvertes de tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; granite ; galet ; maçonnerie ; moellon ; enduit partiel

Matériaux de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile plate mécanique ; schiste en couverture ; pierre en couverture ; ciment en couverture ; tôle ondulée

Créateur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Prunelli-di-Fiumorbo

Temporal Coverage

Les traces les plus anciennes d’une occupation humaine, en l’état actuel des recherches, remontent à l’antiquité sous la domination romaine. En effet, le lieu-dit Migliacciaro, dans la plaine de l’actuelle commune de Prunelli-di-Fiumorbo juste au sud du fleuve du Fiumorbo, aurait été un carrefour important. De plus, un canal aurait été réalisé par les Romains de Calzarello (lieu-dit à l’embouchure du fleuve Fiumorbo) vers l’étang d’Uribno afin que les galères venant de Rome puissent naviguer une dizaine de kilomètres tout en étant protégées des éventuelles attaques barbares. Au Moyen Âge, le territoire de Prunelli fait partie de la piève de Cursa (diocèse d’Aléria) comme nous le confirme Mgr Agostino Giustiniani (1470-1536) au début du 16e siècle : il mentionne les deux communautés de la piève dont le village de Prunelli di Fiumorbo avec sa chapelle Sainte-Marie (capedda Santa Maria). La piévanie (de vocable inconnu) se situait vraisemblablement à Cursa, lieu-dit entre le village de Prunelli et la plaine, au moment de la constitution de la piève de Cursa, d’où son appellation. Elle fut transférée au village même de Prunelli-di-Fiumorbo au 16e siècle (Santa Maria Assunta). Avant l’installation au village aux alentours des 15e-16 e siècles, les habitants se répartissent dans différents hameaux situés à 200-300 mètres d’altitude comme à Boccarone ou à San Giovanni qui abrite la chapelle San-Giovanni-Evangelista, que Geneviève Moracchini-Mazel estime du 6e-7e siècle et dont la fonction première serait d’ordre monastique. Le culte de la foi sur ce territoire se matérialise de nouveau au 18e siècle avec la construction du couvent des capucins Saint-François. Construit en 1703 après 4 ans de travaux, le couvent vit le jour sous l’impulsion du révérend Père François de Prunelli-di-Fiumorbo qui profita de sa position d’attaché à l’ l'Evêché d'Aleria. Une groupe de douze capucins s’y installa. Situé sous le village au lieu-dit Palatino, il est abandonné en 1789. Dans la seconde moitié du 16e siècle, une période de fortes tensions commence sous l’occupation génoise. Les terres communales de la piève de Cursa (comme celles de Covasina et Castello) sont désormais propriétés de grandes familles génoises ou de notables bastiais ralliés à la Sérénissime entre l’embouchure de la Solenzara et l’étang d’Urbino : c’est le domaine du Migliacciaro, divisé en 2 fiefs (fief du Fiumorbo entre Solenzara et l’embouchure du Fiumorbo et le fief de Porette jusqu’à l’étang d’Urbino). En 1586, 10 000 hectares de terres sont attribués à Bartolomeo Invrea. Au 17e siècle, ces grands domaines sont le patrimoine foncier de la famille Fieschi en 1671, puis, en 1808, ils sont transférés aux Morelli de Bastia et aux Frediani de Casinca. Au 18e siècle, les anciennes terres communales sont toujours soumises à des paiements de droits de pacages et de semailles d’où la multiplication de saccages : le 12 février 1730, 200 hommes d’Isolaccio et de Prunelli font main basse sur des fusils entreposés dans le domaine de la famille Fieschi. Selon une étude des tabelles génoises de 1774, Antoine Peretti montre que les bergers de Prunelli stationnés au village en été transhument au lieu-dit Mignataggio en hiver. En 1790, les pièves de Cursa et de Covasina sont regroupées en un seul canton dit de Cursa, alors arrondissement de Corte, avant de devenir le canton de Fiumorbo en 1808 puis celui de Prunelli-di-Fiumorbo en 1828. Éponyme de son chef-lieu, ce canton comprend également les communes de Serra-di-Fiumorbo, Solaro, Ventiseri et Isolaccio-di-Fiumorbo. Le plan Terrier de 1795 illustre la répartition du bâti sur le territoire de Prunelli : le village à l’ouest, les hameaux de Pastricciola et Linare au nord du village et quelques maisons en plaine à Valcaccia, Cua, Morta ainsi que le domaine agricole de Miglicciaro. A cette date, près de 27% des terres du territoire sont cultivées, le reste étant considéré comme inculte. Le cadastre napoléonien de 1863 mentionne avec plus de précision les hameaux évoqués sur le plan Terrier de 1795 et montre que la plaine tend à un très léger développement. De plus, près de 91% des terres sont désormais cultivées : il s’agit essentiellement d’emblavures et de jardins, peu de vignes, d’oliviers ou de châtaigner. Au cours des deux guerres mondiales, Prunelli-di-Fiumorbo perdit 78 hommes au combat. Durant la seconde guerre mondiale, le village est le seul camp de prisonniers politiques de l’île. Aux mains de l’OVRA (Œuvre de Vigilance et de Répression de l'Antifascisme), soit la police secrète du régime fasciste italien, l’ensemble du village est un véritable camp d'internement. En septembre 1943, de nombreux combats éclatent au village même de Prunelli ainsi qu’en plaine, à Migliacciaro. Intercalée les deux conflits mondiaux, la période de l’entre-deux-guerres réserve l’une des principales causes du développement de la plaine de Prunelli-di-Fiumorbo. En effet, entre 1932 et 1936, une forte industrialisation va se mettre en place autour de l’exploitation des forêts de résineux du Fiumorbo par la société "Forêts - Terres et Forces du Fiumorbo" (FORTEF). Sous l’impulsion de son directeur Michel Ducreux, plusieurs centres et équipements – parmi les plus perfectionnés en Europe à cette époque – vont voir le jour : ancien port de Calzarello, barrage hydroélectrique à Agnatello, ateliers et cité ouvrière ayant pu accueillir près de 2000 ouvriers à Abbazzia. Produits à la chaîne, des charpentes, des planches, des caisses, des lattes, des meubles etc. sont distribués dans toute l’île et le bassin méditerranéen. Mise en liquidation en 1936 du fait des conséquences de la crise de 1929 conjuguées à la mort de Michel Ducreux, la société marqua l’histoire industrielle du Fiumorbo et de la Corse. D’un point de vue démographique lors de ces deux derniers siècles, la commune connaît de grandes variations : elle ne cesse d’augmenter entre 1810 et 1856 (254 habitants en 1810, 480 en 1831, 867 en 1851, 1049 en 1856) avant de diminuer de 1861 à 1872 (871 en 1866, 740 en 1872) pour ensuite remonter jusqu’en 1906 (965 en 1881, 1120 en 1891). Les deux conflits mondiaux vont faire reculer la démographie de Prunelli-di-Fiumorbo même si elle connaît un certain regain dans l’entre-deux-guerres avec l’investissement de la société FORTEF. Enfin, depuis le début la seconde moitié du 20e siècle, la population ne cesse de croître jusqu’à nos jours (1186 habitants en 1962, 1608 en 1975, 2339 en 1982, 2647 en 1990 et 3286 en 2009).

Item Relations

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