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Isolaccio-di-Fiumorbo

Titre

Isolaccio-di-Fiumorbo

Alternative Title

L'Isulacciu di Fiumorbu

Liste des édifices de la commune :

Sujet

Prunelli-di-Fiumorbo, Haute-Corse, 2B, patrimoine, bâti, inventaire, manoir, gendarmerie, magasin de commerce, bar, maison, chapelle, Notre-Dame-Des-Grâces, Sainte-Lucie, Sainte-Marie, Saint-Jacques, Saint-Roch, Annonciation, église, ensemble commémoratif, déportés, établissement thermal, Pietrapola, fontaine, lavoir, four, notable, monument aux morts, moulin, remise, séchoir

Description

Commune de l’ancienne piève de Cursa, Isolaccio-di-Fiumorbo fait aujourd’hui partie du canton de Prunelli-di-Fiumorbo et de la Communauté de communes de Fiumorbo Castello. S’étendant sur 4089 hectares, la commune d’Isolaccio-di-Fiumorbo est limitée par la commune de Serra-di-Fiumorbo au sud, de Ghisoni au nord-ouest, de Poggio-di-Nazza au nord-nord-est, de Prunelli-di-Fiumorbo à l’est, de Serra-di-Fiumorbo au sud-est et de San-Gavino-di-Fiumorbo au sud. A l’ouest, la chaîne de montagne séparant la commune de la Corse-du-Sud et de Ghisoni présente plusieurs hauts sommets tels que la Punta di Campitello (1937 m), Punta del Prato (1954 m), Punta Bocca dell’Oro (1934 m), Punta di Taoria (1769 m), le point culminant de la commune étant la Punta della Cappella à 2041 mètres d’altitude. Situé à près 740 mètres d’altitude, le village d’Isolaccio-di-Fiumorbo se positionne sur la rive gauche de la vallée de l’Abatesco. Les principaux cours d’eau de la commune sont le fleuve de l’Abatesco, prenant sa source à 200 mètres au sud du Monte Furmicula (1981 m), ainsi que les ruisseaux de Poggio, de l’Antenna, de Tribaldo et d’Ajola. L’habitat de la commune se concentre principalement au village et dans les hameaux de Pietrapola, Acciani, Ajola, Traggina, Piazzile et Tasso. Autrefois occupés, les hameaux de Tribaldo, Aja Vecchia ou encore Porcilelli sont aujourd’hui abandonnés. Le territoire communal présente également plusieurs stations d’été plus ou moins fréquentées par les bergers : Alzolo, Vanarpia, Biciancola et Monte Lati. En moyenne montagne, 6 moulins à farine, un moulin à huile et de nombreux séchoirs attestent d’une activité agropastorale autour de la châtaigne, des céréales (blé, maïs) et de l’olivier en plus de la culture potagère et de l’élevage majoritairement porcin. Selon les chiffres délivrés par l’INSEE en 2009, Isolaccio-di-Fiumorbo comptait 387 habitants, 368 logements dont 54,6% de résidences principales ainsi qu’une densité de population de 9,5 habitants par kilomètres carrés. À Pietrapola, la commune abrite le seul établissement thermal agrée de Haute-Corse avec « Pietrapola Les Bains » : ses eaux sulfurées sodiques sont indiquées dans le traitement des états rhumatologiques.

"Dossier Collectif Maisons" : 

368 INSEE ; 28 repérées ; 25 étudiées

16% des maisons inventoriées datent du 18e siècle, 36% du 19e siècle et 48% du 20e siècle.

Les maisons repérées et étudiées sont en granite. Les toits sont traditionnellement à longs pans et couverts de tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : granite ; moellon ; maçonnerie ; enduit partiel ; crépi

Matériaux de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile plate mécanique ; schiste en couverture ; pierre en couverture ; tôle ondulée ; matériau synthétique en couverture

Créateur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Prunelli-di-Fiumorbo

Temporal Coverage

Les traces les plus anciennes d’une occupation humaine, en l’état actuel des recherches, remontent au néolithique avec la découverte d’une pierre gravée pouvant dater de 4000 à 3000 ans avant Jésus-Christ. Le hameau de Pietrapola aurait été, par la suite, occupé durant l’antiquité par les Romains qui profitèrent des sources d’eau chaude de ses source comme en témoignent la présence de différentes vasques : ce sont les prémices du thermalisme. Au Moyen Âge, le territoire de Prunelli fait partie de la piève de Cursa (diocèse d’Aléria) comme nous le confirme Mgr Agostino Giustiniani (1470-1536) au début du 16e siècle : il mentionne les deux communautés de la piève dont le village d’Isolaccio (lo Solazo) avec sa chapelle Sainte-Lucie (capedda Santa Lucia), pouvant avoir été construite entre le 8e et le 11e siècle selon Geneviève Moracchini-Mazel. Dans la seconde moitié du 16e siècle, une période de fortes tensions commence sous l’occupation génoise. Les terres communales de la piève de Cursa (comme celles de Covasina et Castello) sont désormais propriétés de grandes familles génoises ou de notables bastiais ralliés à la Sérénissime entre l’embouchure de la Solenzara et l’étang d’Urbino : c’est le domaine du Migliacciaro divisé en 2 fiefs (fief du Fiumorbo entre Solenzara et l’embouchure du Fiumorbo et le fief de Poerette jusqu’à l’étang d’Urbino). En 1586, 10 000 hectares de terres sont attribués à Bartolomeo Invrea qui obtient, entre autre, un bosquet de chêne blanc au-dessus d’Isolaccio. Au 17e siècle, ces grands domaines sont le patrimoine foncier de la famille Fieschi en 1671, puis, sous l'autorité française, aux Morelli de Bastia et aux Frediani de Casinca en 1808. Selon une étude des tabelles génoises de 1774, Antoine Peretti montre que les bergers d’Isolaccio transhument vers le lieu-dit Pardisole, actuellement sur la plaine de la commune de Prunelli-di-Fiumorbo. Au 18e siècle, les anciennes terres communales sont toujours soumises à des paiements de droits de pacages et de semailles d’où la multiplication de saccages : le 12 février 1730, 200 hommes d’Isolaccio et de Prunelli font main basse sur des fusils entreposés dans le domaine de la famille Fieschi. En 1790, les pièves de Cursa et de Covasina sont regroupées en un seul canton dit de Cursa, alors arrondissement de Corte, avant de devenir le canton de Fiumorbo en 1808 puis celui de Prunelli-di-Fiumorbo en 1828. Isolaccio fait alors partie de ce canton avec Prunelli-di-Fiumorbo, Serra-di-Fiumorbo, Solaro et Ventiseri. Le plan Terrier de 1795 illustre la répartition du bâti sur le territoire d’Isolaccio : le village et, au nord, les moulins le long du ruisseau d’Aria. Seuls 5,13% des terres du territoire sont cultivées. Alors que la Corse est rattachée à la France sous le régime napoléonien, les nombreuses insurrections dans la région du Fiumorbo sont fortement réprimées et particulièrement à Isolaccio-di-Fiumorbo. En 1801, Napoléon Bonaparte décide de nommer le général Morand qui, par un arrêté de 1803, possède alors tous les pouvoirs juridictionnels. Le 6 juin 1803 en compagnie du commandant Bonelli, ils interpellent 167 hommes de 15 à 80 ans alors rassemblés dans l’église paroissiale : ils tous prisonniers, certains seront fusillés à Bastia tandis que d’autres sont déportés dans les bagnes de Toulon et Embrun. En 1979 puis 2008, deux monuments sont érigés à la mémoire de ce triste évènement. Il convient également de mentionner une importante bataille en 1809 à Isolaccio où se sont opposés 8000 hommes conduits par le marquis de Rivière et les « Fiumorbacci » sous le commandement de Poli. Défait, Le marquis de Rivière doit s’enfuir en barque jusqu’à Aleria. A la vue du cadastre napoléonien de 1863, on voit que d’importants hameaux du territoire d’Isolaccio émergent. Avec ses nombreux séchoirs et 3 moulins encore visibles de nos jours le long du ruisseau de l’Antenna, Acciani devait être un lieu de production important pour la farine. Pietrapola connaît vraisemblablement un développement notable suite à l’installation du commandant Antoine-Pompée Laurelli : en 1840, le préfet de Corse, Jourdan, concéda la propriété du sol et des sources de Pietrapola au chef de bataillon des voltigeurs corses. Ce dernier y construisit sa maison (« L'Accintu » ou « Maison Carrée »), la chapelle Notre-Dame-Des-Grâces ainsi que les bases de l’actuel établissement thermal. Alors que l’église paroissiale, dite l’Annunziata, au cœur du village paraît dater de la première moitié du 19e siècle, d’autres lieux d’habitat comme Piazzili, Traggina, Tasso ou encore Ajola sont visibles ainsi qu’un moulin à huile (aujourd’hui à l’abandon, au lieu-dit Tribaldo. Jean Defranceschi révèle que près de 50% des terres sont désormais cultivées en 1863. Durant la première guerre mondiale, Isolaccio-di-Fiumorbo fut la commune la plus touchée par ce conflit avec ses 69 morts. Entre 1932 et 1936, la société FORTEF (Forêts - Terres et Forces du Fiumorbo) exploita les bois du Fiumorbo avec son domaine forestier de 4000 hectares entre Isolaccio et Serra-di-Fiumorbo. Les coupes acheminées de Cavorso sont transformées en divers produits dans les centres industriels de la plaine de Prunelli-di-Fiumorbo puis transportés dans toute l’île et le bassin méditerranée. D’un point de vue démographique lors de ces deux derniers siècles, Isolaccio-di-Fiumorbo connaît une augmentation constante entre 1806 et 1891 (874 habitants en 1806, 1207 en 1831, 1356 en 1866, 1557 en 1876 et 1741 en 1861) puis une certaine stagnation entre 1891 et 1931 avant une chute ininterrompue de sa population depuis 1936 (1374 en 1963, 866 en 1946, 550 en 1962, 411 en 1982 et 387 en 2009).

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