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Serra-di-Fiumorbo

Titre

Serra-di-Fiumorbo

Sujet

Serra-di-Fiumorbo, Prunelli-di-Fiumorbo, Haute-Corse, 2B, patrimoine, bâti, inventaire, chapelle, Sainte-Marie, Saint-Quilicus, église, Saint-Laurent, four, maison, lavoir, notable, mort, moulin, remise, séchoir

Description

Commune de l’ancienne piève de Covasina, Serra-di-Fiumorbo fait aujourd’hui partie du canton de Prunelli-di-Fiumorbo et de la Communauté de communes de Fiumorbo Castello. S’étendant sur 4320 hectares, la commune de Serra-di-Fiumorbo est limitée par la commune de Ventiseri au sud, Chisà au sud-ouest, Prunelli-di-Fiumorbo, Isolaccio-di-Fiumorbo au nord, San-Gavino-di-Fiumorbo au nord-ouest et la mer tyrhénienne à l’est. Les limites naturelles entre ses communes sont le fleuve de l’Abatesco au nord ainsi la crète passant par le Monte Sordu (1358 m), la Serra Piana, la Punta di Juva, la Bocca di Minaguli, la Punta di Quarcio Grosso, la Punta di Pancone et le Monte Cuccara jusqu’à l’étang de Palo. Situé sur un promontoire de 456 mètres d’altitude, le village de Serra-di-Fiumorbo jouit d’une vision dégagée sur la vallée de l’Abatesco ainsi que sur une grande partie de la plaine orientale. Les principaux cours d’eau de la commune sont le fleuve de l’Abatesco, prenant sa source à la Punta di u Faiu (1568 m), ainsi que les ruisseaux d’Aglia, de Biaccino et de Sindoli. L’habitat de la commune se concentre principalement au village, au hameau d’Ornaso, ainsi que dans les hameaux de moyenne montagne tels que Pinello et Ania. La plaine de Serra-di-Fiumorbo présente également quelques zones habitées telles que Nodo, Asprivo et Acqua Acitosa dont la source fait jaillir une eau minérale riche en fer. Selon les chiffres délivrés par l’INSEE en 2009, Serra-di-Fiumorbo comptait 313 habitants, 243 logements dont 57,7% de résidences principales ainsi qu’une densité de population de 7,2 habitants par kilomètres carrés. Actuellement, plusieurs édifices religieux célèbrent différents saints sur la commune de Serra-di-Fiumorbo : l’église paroissiale Saint-Laurent au village, la chapelle Saint-Quilicus à Pinello et les deux chapelles Santa-Maria à Ania (une au centre du hameau d’Ania, une au cimetière d’Ania).

"Dossier Collectif Maisons" :

243 INSEE ; 8 repérées ; 9 étudiées

3% des maisons inventoriées datent du 16e siècle, 5% du 17e siècle, 26% du 18e siècle, 24% du 19e siècle et 42% du 20e siècle.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; galet ; brique ; moellon ; enduit partiel

Matériau de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile creuse ; tuile plate mécanique ; tuile plate ; schiste en couverture ; pierre en couverture ; tôle ondulée

Créateur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Prunelli-di-Fiumorbo

Temporal Coverage

Les traces les plus anciennes d’une occupation humaine, en l’état actuel des recherches, remontent au néolithique. A l’étang de Palo, le développement de la pêche (poissons, fruits de mer) est attesté de même qu’une zone de peuplement dans la plaine de Serra-di-Fiumorbo. D’après la tradition orale, Antoine Peretti mentionne la présence d’une « auge » préhistorique creusée dans la pierre au sommet d’une butte près d’Ania (celle-ci n’a jamais été retrouvée). Au lieu-dit Nodo, une nécropole (dite d’Aglia) a été mise au jour lors de la ligne de construction de la ligne de chemin de fer en 1927. Fontanilles-Laurelli décrit ce site qu’il date de la protohistoire : « les tombes y sont très nombreuses et disposées en groupe […] chaque sépulture, dans sa partie supérieure, une manière de dalle incurvée comme une arche. Les squelettes sont accompagnés de armes de pierre : haches, pointes de flèches ou de lances […] à l’intérieur de certaines sépultures, de petits cailloux multicolores sont rangés avec des fragments de quartz ». Selon certains historiens, une ville Aglia aurait très bien pu être fondée le long du ruisseau éponyme. Du temps de l’occupation romaine, l’étang de Palo est aménagé. En effet, un canal d’une dizaine de kilomètres (entre les étangs de Palo et de Gradugine) permettait aux galères romaines de naviguer à l’abri des attaques barbares. Au 2e siècle, Ptolémée dresse une carte de la Corse ainsi que les peuplades habitants l’île : pour la région nous concernant, on trouve les « kumasenoi », à l’origine du nom de la piève de Covasina. Dans l’itinéraire d’Antonin (3e siècle), Strabon affirme la présence de Charax (=forteresse, en grec) que certains historiens placent près de l’étang de Palo (« Palus », étang en latin). A partir du 9e siècle, les terres de la commune actuelle de Serra-di-Fiumorbo sont la propriété des seigneurs « cuvasinaschi ». Après s’être implantés vigoureusement à Covasina, ils rayonnent de Carbini, au sud, à Corte, nord-ouest, et à Moriani, soit le territoire de l’évêché d’Aléria. A la création de la piève de Covasina, le titre de piévanie revint à Santa Maria, à Asprivu, carrefour entre Ventiseri, Ornaso, Prunelli-di-Fiumorbo et Covasina. Datée du 9e siècle et désormais en ruine et envahie par la végétation, cette église était juxtaposée à un oratoire antérieur à celle-ci. En 1589, Mgr Mascardi mentionne que l’antique piévanie de Covasina est désormais détruite (au profit de San Giovanni Evangelista de Ventiseri). A la fin du 15e siècle, Agostino Giustiniani (1470-1536) précise les trois communautés de la piève de Covasina : Ventiseri, Solaro et Ornaso. Depuis le 15e siècle, l’intensification des invasions barbaresques et la malaria influencent l’occupation de l’espace. Les habitants s’installent en moyenne montagne et Ornaso surplombant la piève, voit la construction de deux maisons fortes (encore visibles à l’heure actuelle) comme le souligne Fontanilles-Laurelli : Casabianca et Casone. Anton Petru Filippini affirme qu’Ornaso existe en tant que village à la fin du 16e siècle et mentionne trois autres habitats : Ventiseri, Solaro et Covasina. La piève compte alors entre 250 et 300 feux. Dans la seconde moitié du 16e siècle, une période de forte tension commence sous l’occupation génoise. Sous la responsabilité des Doria depuis l’époque de l’Office de Saint-Georges, les terres de l’actuelle commune de Serra-di-Fiumorbo font partie de vastes domaines (dont Covasina), propriétés de grandes familles génoises ou de notables bastiais ralliés à la Sérénissime. En 1586, 10 000 hectares de terres sont attribués à Bartolomeo Invrea. Au 17e siècle, ces grands domaines du Fiumorbo seront le patrimoine foncier de la famille Fieschi en 1671, puis, sous l'autorité française, aux Morelli de Bastia et aux Frediani de Casinca en 1808. En 1799, le village d’Ornaso est brûlé en réponse au débarquement de 300 réfugiés (Toscane, Sardaigne), soutenus par les Anglais, voulant reconquérir l’île. Symbole de la résistance au 18e siècle aux côtés de Pascal Paoli, le prêtre Dumenicu Leca, surnommé « Circinellu », mourut dans une grotte sur les hauteurs de Serra-di-Fiumorbo (700 mètres d’altitude). En 1790, la notion de piève disparaît : en effet, Ventiseri existe en tant que commune au sein du district de Cervione et du canton de Covasina. De 1793 à 1808, le canton de Covasina est rattaché au district de Sartène et donc au département du Liamone. Ce n’est que depuis le 24 décembre 1805 qu’Ornaso devient Serra-di-Fiumorbo. En effet, les hameaux d’Ornaso, Pinello et Ania – anciennement sur le territoire de la communauté de Ventiseri – font désormais partie de la commune de Serra-di-Fiumorbo après de longs pourparlers avec les « municipali » d’Isolaccio-di-Fiumorbo (Laurelli), Prunelli-di-Fiumorbo (Ottomani) et Ventiseri. Ce n’est qu’en 1809 que naît le canton du Fiumorbo (regroupement des cantons de Covasina et de Cursa) au sein de l’arrondissement de Corte. Ce dernier devient, en 1828, le canton de Prunelli-di-Fiumorbo dont fait partie la commune de Ventiseri (avec Solaro, Serra-di-Fiumorbo, Isolaccio-di-Fiumorbo, Prunelli-di-Fiumorbo). Une enquête de 1774 s'attarde sur l'activité des bergers d’Ornaso : 128 habitants sur 451 sont des bergers (28% de la population) élevant principalement des moutons (50% des troupeaux élevés) du fait d’un relief peu escarpé. Au 19e siècle, près de 75% des terres sont cultivées, les terres incultes et les bois étant confinés aux sommets des montagnes et au bord de la mer. Il s’agit d’une agriculture essentiellement potagère tandis que les cultures de la vigne, de l’olivier, du blé ou de la châtaigne sont inférieures à 1% des terres cultivées malgré la présence de quelques moulins à farine (4 sur le cadastre napoléonien dressé en 1863). D’un point de vue démographique, la population de Serra-di-Fiumorbo augmente progressivement tout au long du 19e siècle (1806 : 355 hbts, 1846 : 559 hbts, 1872 : 640 hbts, 1896 : 736 hbts). Serra-di-Fiumorbo connaît également, dans la première moitié du 20e siècle, les premier pas de l’industrialisation dans l’île avec l’exploitation des riches forêts de résineux d’Isolaccio-di-Fiumorbo et de Serra-di-Fiumorbo. Ancienne « Société Civile d’Isolaccio et de Serra » en 1907 puis « Société Forestière d’Isolaccio et Serra » en 1930, la FORTEF (Forêts – Terres et Forces du Fiumorbo) est, en 1932, la société propriétaire de 3135 hectares sur les communes de Serra-di-Fiumorbo et Isolaccio-di-Fiumorbo. Employant près de 800 ouvriers en 1935, elle constitue un véritable ensemble industriel de transformation du bois et joue un rôle social important dans la région du Fiumorbo. Emportée dans la tourmente des années 1930, la FORTEF sest mise en liquidation en 1936. Dans la deuxième moitié du 20e siècle, les hameaux d’Ornaso, Pinello et Ania se vident petit à petit (1962 : 318 hbts, 1968 : 292 hbts, 1982 : 201 hbts, 1990 : 205 hbts) avant de connaître une hausse non négligeable d’après le dénombrement de 2009 avec 313 habitants.

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