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Chisà

Titre

Chisà

Alternative Title


Liste des édifices de la commune :

Sujet

Chisà, Prunelli-di-Fiumorbo, Haute-Corse, 2B, patrimoine, bâti, inventaire, épicerie, école, bergerie, église, Saint-Jacques, four, maison, notable, mort, moulin, remise, séchoir

Description

Chisà est l’une des dix communes de la microrégion du Fiumorbo actuellement regroupées au sein de la Communauté de Communes du Fiumorbo. Située dans la haute vallée du Travo (400 m d’altitude), la commune s’étend sur 28,92 kilomètres carrés. Elle est limitée au sud par la commune de Solaro et au nord par San Gavino di Fiumorbo et Serra di Fiumorbo. La commune de Ventiseri constitue sa limite orientale tandis qu’à l’ouest, le relief montagneux tel que la Bocca di Bianca (1533 m d’altitude) la sépare des communes de Cozzano et de Zicavo dans le haut Taravo. Au nord, ses points culminants sont : Punta di Quarcio Grosso (1045 m), Punta di Juva (1004 m), Punta di Monte Sordu (1365 m), Punta di u Faiu (1365 m), au sud, le Monte Malo (1847 m) ainsi que Punta Castellucciu (1130 m) à l’ouest. Au sud, la Bocca di Cateri permet de rejoindre en randonnée la commune de Solaro, tandis qu’au nord, la Bocca di Juva (866 m) et la Bocca di Minagoli (893 m) situées sur le sentier « Mare à Mare centre » sont un point d’accès à la commune de Serra di Fiumorbo. A noter que la Bocca di Bianca (1533 m) se situe à un véritable carrefour entre les communes de Chisà, Serra di Fiumorbo, San Gavino di Fiumorbo et Cozzano. De nombreux affluents rejoignent le principal cours de la vallée, le Travo, tels que les ruisseaux de Juva, de Codda Vacca, de Lori, de Sena. Le village est également traversé par de petits cours d’eau tels que le Larduccio, la Ranicchedda ou la Funtana. Selon les chiffres de l’INSEE parus en 2009, Chisà est la plus petite commune du Fiumorbo par son nombre d’habitants (100 hbts), sa densité de population (3,5 hbts/km²) et son nombre de logements (136). Outre le village, quatre hameaux composent la commune : Bura, Basalla, Cucuracciu et l’Agnu. Les deux derniers furent l’objet d’une présence bien plus marquée que de nos jours où l’abandon prédomine. La principale activité économique s’articulait autour de la châtaigne avec trois moulins à farine sur les rives du torrent de Juva et de nombreux vestiges de séchoirs à châtaignes. Cette culture nourrissait aussi bien les hommes que les animaux. Les habitants de Chisà pratiquaient une agriculture de survie autour d’un potager, la culture de l’orge et l’élevage de porcins et caprins. Nous pouvons mentionner l’absence d’une quelconque activité industrielle dans la plus petite, la plus enclavée et la plus jeune (création en 1946) des communes du Fiumorbo. Aujourd’hui, la principale source de revenus de la commune réside dans sa via ferrata et son gîte d’étape.

"Dossier Collectif Maisons" :

136 INSEE ; 15 repérées ; 14 étudiées

5% des maisons datent du 18e siècle ; 41% du 19e siècle ; 54% du 20e siècle

Toutes les maisons étudiées sont en granite. Les toit sont traditionnellement couverts de tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : granite ; moellon ; maçonnerie ; enduit partiel ; crépi ; ciment

Matériau de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile plate ; tuile creuse ; granite en couverture ; pierre en couverture ; ciment en couverture ; matériau synthétique en couverture

Créateur

Chiari Laurent ; Laborde Mathieu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Prunelli-di-Fiumorbo

Temporal Coverage

Jusqu’à sa création en 1946, Chisà dépendait de la commune de Ventiseri. Il semble donc nécessaire de mentionner que Ventiseri appartenait à la pieve de Coasina (1250 habitants en 1520) au début du 16e siècle puis, en 1769, à la province d’Aleria avant de faire parti du canton du Fiumorbu (district de Cervione) en 1791. Au 19e siècle, le canton - compris dans l’arrondissement de Corte - prit le nom de son chef-lieu, Prunelli-di-Fiumorbo, que la commune de Chisà intègrera l’année suivant la fin de la seconde guerre mondiale. Nous n’avons aucune information sur l’histoire de Chisà dans la préhistoire, l’antiquité ou le moyen-âge. En effet, il faut attendre l’époque moderne et la seconde moitié du 18e siècle pour trouver les premières traces d’une occupation du territoire de Chisà. Celles ci remonteraient entre les années 1750 et 1770. La seule certitude que nous ayons se présente sur le plan Terrier dressé en 1795 mentionnant « pasciale di Chisà » ainsi que les hameaux d’Agno, Basala, Bura et Cucurace. La légende sur la création de Chisà repose sur le déplacement forcé d’une famille - dont on ne sait si elle vient de Balagne, d’Olmi-Capella, du Taravu ou autre – pour fuir une zone de conflits importants (vendetta, exactions génoises et seigneuriales). Ainsi, à chaque question demandant leur lieu de destination, les membres de cette famille répondaient : « Chì sà, duve u Signore ci mandarà ? ». C’est une fois arrivé au lieu d’implantation du village actuel que le chef de famille choisit cette appellation. Le bandit immortel Mastaddone fait également parti de la légende de Chisà. Installé à Basala puis chassé par son propre groupe dont il était à la tête, il aurait été tué par des balles coulées à partir de la cloche de l’église d’Ornaso, unique façon de mettre fin à ses jours. Outre le mythe populaire, deux familles Giudicelli - d’origines inconnues - furent les habitants primitifs de Chisà dans au milieu du 18e siècle : Giudicelli Carello et Giudicelli Charles-Dominique dit « Bertuleddu ». Il apparaîtrait que, simultanément à la fondation de Chisà, se formèrent quatre autres lieux de vie tels qu’Agno (l’Agnu), Basala (Basalla), Bura et Cucurace (Cucuracciu) sur la rive droite du Travo. Le 19e siècle voit la création de la chapelle dédiée à Saint-Jacques (San Ghjacumu), aussi appelé Jacques de Zébédée, l’un des douze apôtres de Jésus Christ fêté le 25 juillet. L’état des lieux de la seconde moitié du 19e siècle résumé par Jean Defranceschi démontre que les sections D et E de Ventiseri dites de Bura et de Chisà sont en grande partie couvertes de terres incultes et de bois. En effet, pour la section E de Chisà, 30% des terres sont incultes contre 45% cultivées et 25% constituées de bois. Pour cette même section, les labours constituent 95% de l’activité de la terre tandis que les châtaigniers représentent les 5% restants. Les cultures de la vigne et de l’olivier sont absentes dans cette zone montagneuse (400 mètres d’altitude) de Ventiseri. Notons que 52% des terres appartiennent à la commune et 48% aux particuliers. En ce qui concerne l’étendue des propriétés : sur 40 propriétés de la section E, seule 1 est comprise entre 100 et 500 ha, 1 entre 30 et 40 ha, 1 entre 20 et 30 ha, 17 entre 10 et 20 ha, 7 entre 5 et 10 ha, 8 entre 1 et 5 ha et 5 à moins de 1 ha. Les habitants de Chisà pratiquaient donc essentiellement une agriculture de survie, l’élevage d’un petit bétail (cochon, chèvre) ainsi que la culture de la châtaigne indispensable à l’homme et aux animaux. Une réponse du maire de Chisà à une enquête de patrimoine industriel menée par le Service Régional de l’Inventaire Général de Corse mentionne la présence de 3 moulins à farine, 3 séchoirs à châtaignes, 3 fours à pain ainsi que des bergeries en enclos sur la commune en janvier 1991. Par les voies de passage nécessaires aux déplacements des animaux, les habitants de Chisà ont des relations privilégiées avec les habitants du Taravo et notamment de Zicavo. En définitive, ce mode de vie très modeste s’illustre dans l’édification de l’habitat. Comme partout en Corse, la première guerre mondiale reste un traumatisme important : Chisà voit 19 de ses habitants morts au combat dont un père de 8 enfants. La seconde guerre mondiale est moins destructrice pour les chisanais avec 7 soldats tombés pour la France. Durant cette guerre, Chisà un est lieu de secret et de refuge par sa situation géographique plus qu’un lieu d’affrontement. En effet, un espion fut caché par Simon-Jean Giudicelli et Robert Giudicelli, membre du Comité Central des Jeunesses Communistes, a été torturé et assassiné par la milice vichyste le 9 août 1944 à Lyon. Le seul fait d’arme des habitants de Chisà fut la tentative tragique de désamorçage du pont alors miné de Ribureddu sur la commune de Ventiseri par Henri Giudicelli et Toussaint Salvatorini en novembre 1943. Chisà est également l’endroit où fut caché pendant quelques temps Paul Giacobbi (1896-1951), maire de Venaco, membre du parti radical et sénateur, il est destitué par le gouvernement de Vichy pour avoir voté contre les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 avec 80 autres réfractaires. Emprisonné à Prunelli-di-Fiumorbo, il réussit à s’évader, est caché à Chisà puis à San-Gavino-di-Fiumorbo avant de rejoindre Ajaccio en passant par Ghisoni. Ministre à plusieurs reprises sous Charles de Gaulle, son pouvoir politique contribuera à la création de Chisà, hameau délaissé de Ventiseri, en tant que commune par l’arrêté préfectoral du 30 décembre 1946. Jusqu’aux années 1970, la mairie était matérialisée par la maison du maire. La première partie de la mairie s’est édifié à la fin des années 1950 - début 1960 à partir d’un avancement de fonds initié par un adjoint au maire. Quant au terrain, il a été cédé à la commune sans contrepartie financière par une famille en indivision. La mairie a ensuite été surélevée et étendue dans la seconde moitié des années 1990 pour être finie en 2003. L’ex-chapelle désormais église paroissiale Saint-Jacques a connu deux phases de restauration : son intérieur au début des années 1990 dont les fresques ont été réalisées par le peintre Stéphane Giudicelli dit « Chisà », l’extérieur de façon partielle en 1995. François-Joseph Casta nous délivre quelques chiffres sur la démographie de Chisà depuis sa création : 249 habitants en 1946, 155 en 1954, 124 en 1962, 115 en 1968, 78 en 1975, 56 en 1982 et 88 en 1990. Selon le dernier recensement effectué par l’INSEE en 2009, Chisà comptait 100 habitants pour 136 logements dont 60% de résidences secondaires.

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