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Bastelica

Titre

Bastelica

Alternative Title

Bastelica

Liste des édifices étudiés : 

Sujet

Corse-du-Sud, 2A, patrimoine, bâti, inventaire, bergerie, Sampiero, chapelle, Annonciation, Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Sainte-Bernadette, cimetière, Saint-Michel, fontaine, lavoir, four, glacière, maison, gendarmerie, poste, notable, hôtel, écurie, buste, monument aux morts, moulin, pont, porcherie, séchoir, tombeau

Description

À 800 mètres d’altitude, le chef-lieu de canton groupe les maisons de ses six hameaux en amphithéâtre. Le plus élevé des villages de la vallée du Prunelli est entouré d’alpages semés de châtaigniers et s'étend sur 12769 ha. De nombreux chemins muletiers relient le village de Bastelica aux autres vallées. Ces lieux de culte qui exprimaient l’évangélisation des populations étaient en même temps des lieux d’étapes pour les bergers transhumants. Bastelicaccia étant la plaine de Bastelica durant l'été, les bergers se dirigent vers la montagne et occupent les sites isolés des bergeries comme les Pozzi, Mezzaniva, Verdanese, Bussu. L'habitat est donc développé en écart et en isolé, avec pour activité la chataigneraie, ainsi que l'élevage de porcs et de brebis. Le village est composé de six quartiers : Dominicacci, Tricolacci, Vassalacci et Santu, Costa, Stazzona. La commune compte trois hameaux : Vignola et Radicale, Zipitoli.

"Dossier Collectif Maisons" :

701 bâti INSEE ;  58 repérées ; 38 étudiées

8% des maisons repérées datent du 15e siècle ; 10 % du 16e siècle ; 6% du 17e siècle ; 21 % du 18e siècle ; 37 % du 19e siècle ; 18% du 20e siècle

Toutes les maisons repérées sont en granite, les toits sont traditionnellement couverts de tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : granite ; enduit ; moellon

Matériaux de la couverture : tuiles en couverture ; bardeaux ; tôle en couverture ; goudron ; carrelage en couverture ; granite en couverture

Créateur

Bernardi Marina ; Luciani Antonu

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Corse-du-Sud, 2A, Canton de Bastelica

Temporal Coverage

G. Moracchini-Mazel, dans sa thèse sur Les églises romanes de Corse en 1967 (après les travaux du chanoine Casanova et de Mgr de la Foata), attire notre attention sur les capelle comme indicateurs de l'occupation humaine au Moyen Age dans la pieve de Cauro. Dès la fin du XVe siècle on observe des signes de passage de pieve médiévale à paroisse des temps modernes, ce qui profite à la communauté qui s'affirme dès lors avec une vocation pastorale. Durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le Plan Terrier réalisé par les arpenteurs français nous apprend que Bastelica est le village où l'on dénombre le plus de bergers. C'est tout au long du Moyen Age et sur la base de l'élevage qu'a pris progressivement forme le paese bastelicais, à partir de familles pastorales semi-nomades. Un peuplement de bergers y passait une partie de l'année dans des cabanes et huttes à 800 mètres d'altitude. La tradition nous apprend la légende fondatrice du village, qui fait référence a un passé lointain. En effet aux alentours de l'an 1000, les habitations étaient disséminées autour de la chapelle de Sant'Agostino, sans doute réparties en groupements de cabanes. Le point de rassemblement devait être l'église du même nom. Selon la légende les habitants se querellèrent et qu'il y eut mort d'hommes au cours de la fête patronale. Le motif devait être futile si l'on en croit la tradition, ils se sont exterminés pour une aiguille sans chas. A l'issue de cette supposée dispute meurtrière que les Bastelicais appellent la Minucaccia, du nom ou elle s'est déroulée, les habitants seraient descendus plus bas dans la vallée pour fonder Bastelica. La capella San Michele deviendra le siège paroissial et sur ce site sera édifiée au XVIIe siècle l'église du même nom. La création du couvent Saint François est un autre repère important de l'affirmation de la communauté. L'édifice sera construit en face de l'église et conféra sa centralité à l'espace villageois. Sur la place du couvent et de l'église se tiendront les assemblées villageoises au temps de Gênes, les foires et marchés au XIXe siècle ainsi que les premiers monuments commémoratifs de la période française. Né à Bastelica dans une famille issue de la petite noblesse de la Cinarca, Sampiero Corsu se destine très jeune au métier des armes puisqu'il rentre aux services des Medicis à l'âge de quatorze ans en 1512. En 1533, il sert le pape Clément VII, puis passe au service du roi de France François 1er qu'il sert dans sa guerre contre Charles Quint et sauve la vie du futur roi Henri II dans un combat à Perpignan. En 1545 il épouse sa cousine Vannina d'Ornano, il aura 4 enfants. Il devient un soldat illustre, c'est alors que les Génois l'emprisonnent à Bastia et détruisent sa maison en forme de tour dans le quartier de Dominicacci à Bastelica. Libéré grâce à l'intervention du roi Henri II, Sampiero retourne en France avec sa jeune épouse. Sampiero participe à la guerre des Français, il libère Corte en 1554 pendant que les Génois reprennent les ports avec l'aide des Espagnols. Ne pouvant maîtriser le guerrier, les Gênois allèchent la jeune épouse qui envisage de partir à Gênes avec ses enfants. Sampiero qui revient de Turquie envoie une galère pour la rattraper. Vannina avait commis une faute grave en abandonnant le domicile conjugal. Elle sera tuée et étranglée par son époux. En juin 1564, Sampiero Corso débarque dans le golfe du Valinco, la révolte prend de l'ampleur, les Gênois subissent de lourd revers. Désespérés de ne pouvoir le vaincre, ils chercheront à le piéger. C'est en allant guerroyer près de son lieu de naissance que Sampiero trouvera la mort. Le 17 janvier 1567, le piège organisé par des cousins de Vannina aidés de mercenaires étrangers, lui sera fatal, il meurt entre Eccica et Suarella à l'âge de 69 ans. Pour Gênes c'est une immense victoire. Bastelica compte 444 habitants en 1790, 1798 en 1806, 2314 en 1831, 3196 en 1881, 3938 en 1911, 3925 en 1926, 4152 en 1936, 2172 en 1954, 1780 en 1975, 766 en 1982, 436 en 1990, 530 en 2012.

Item Relations

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