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Fonds Amadori – Sporting Club de Bastia – L’épopée européenne de 1978

Titre

Fonds Amadori – Sporting Club de Bastia – L’épopée européenne de 1978

Sujet

sport, football

Description

Durant la saison 1976-1977 et sous les ordres de Pierre Cahuzac, le Sporting Club de Bastia termine à la troisième place du championnat de France de première division avec la meilleure attaque (82 buts) conduit par des joueurs tels que Zimako, Papi, Felix et Dzajic. Cette place lui permet, l’année d’après, de jouer la Coupe de l’UEFA qui sera une fantastique épopée où le Sporting atteindra la finale. Avec sa recrue Johnny Rep, les bastiais battent tour à tour les portugais du Sporting Lisbonne(3-2 ; 2-1), les anglais de Newcastle(2-1 ; 3-1), les italiens du Torino(2-1 ; 3-2), les allemands du Carl Zeiss Iena (7-2 ; 2-4) puis, en demi-finale, les suisses du Grashoppers Zurich (2-3 ; 1-0). En finale, ils échouent malheureusement contre le PSV(0-0 ; 0-3)… et tout le monde se souvient du matcha aller à Furiani qui se joua sur un terrain extrêmement boueux, quasiment impraticable.

Lorsque, le 26 avril 1978, les joueurs bastiais pénètrent sur le terrain du stade de Furiani afin d’y affronter – en finale aller de la Coupe de l’UEFA –, les Hollandais du PSV Eindhoven (0-0), cela représente l’aboutissement d’une saison sportive en tout point remarquable. Pour un club aux moyens limités comme le SECB, la performance n’en est que plus remarquable. Désormais, dans l’Hexagone, le club bastiais devient – provisoirement il est vrai – une référence, tant pour la qualité de son jeu que pour la sportivité de son public.
Cette situation a un goût de revanche non dissimulée pour les Corses. En effet, le Sporting n’a pas toujours eu une image positive dans les médias nationaux. Trop souvent les équipes insulaires ont été montrées du doigt pour leur jeu frustre, brutal et pour la mauvaise réputation de leur public ; ce dernier maintes fois accusé de faire régner une ambiance détestable dans les tribunes, d’être toujours prêt à en découdre avec les joueurs adverses et plus encore avec les arbitres. Nombre de décisions des instances nationales, quelques fois pour le moins partiales, ont été très mal ressenties dans l’Île, développant un fort sentiment de victimisme.
Enfin, et c’est là la dernière dimension incontournable de cette finale – et au-delà de cette épopée européenne – sa dimension politique et identitaire. Quelques mois seulement après la naissance du FLNC, dans un climat politique très tendu sur fond d’attentats et d’arrestations, l’aventure du club bastiais pouvait être interprétée par la très grande majorité des Corses comme un symbole de dignité retrouvée ; la preuve de l’existence d’une communauté capable de générer le meilleur et de dépasser ses clivages dans des circonstances exceptionnelles. Ce sentiment de « cohésion nationale » et d’affirmation identitaire – comme en témoigne l’écusson à tête de Maure cousu sur le maillot des joueurs – va de paire avec une vision ouverte de l’appartenance au peuple corse. L’équipe bastiaise, dont la moitié des joueurs n’est pas originaire de l’île, représente à sa manière une nouvelle communauté corse où les différences se trouvent dépassées et transcendées par une communauté de destin.
Ainsi s’explique probablement l’importance de cette rencontre aux aspects multiples et complexes et le fait, qu’aujourd’hui encore, on ne peut revoir les images de cet événement en faisant abstraction du contexte si particulier de la Corse de la fin des années 1970.

Louis Amadori est un photographe, toujours en activité, sis au 12, boulevard Gaudin, à Bastia. Il est également collectionneur. Il possède, selon ses estimations, près de 5 millions d’entrées photographiques, sous forme numérique, d’ektas, de diapositives, ou négatifs. Une infime partie est stockée numériquement sur des disques durs dans son établissement. Elle est sommairement indexée par quartiers, métiers, époques, fêtes religieuses, sportives, etc. Ses clichés concernent presque exclusivement la ville de Bastia. Néanmoins, des collections acquises par ses soins sont représentatives de l’ensemble des microrégions de la Corse. Mais elles renvoient principalement à la vie politique et sociale de la Corse, essentiellement Bastia.

Les photographies présentées ici font partie d’une acquisition d’un fonds concernant le club de football du Sporting Club de Bastia : SC Bastia/Atletico Mardid de 1972, l’épopée en coupe de l’UEFA en 1978, la victoire en coupe de France en 1981, la catastrophe de Furiani en 1992…



Créateur

Louis Amadori

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