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Poggiolo

Titre

Poggiolo

Sujet

Corse-du-Sud, 2A, patrimoine, inventaire, bâti, chapelle, croix, église, thermes, fontaine, séchoir

Description

La commune de Poggiolo est limitrophe aux communes de Guagno, Murzo, Letia, Soccia, et Orto. Elle comporte 14 fours. Trois lieux de culte (une église : San Simeone, et deux chapelles : San'Roccu et Sant'Antone). De nombreuses fontaines sont également présentes. Il y avait anciennement deux moulins à farine, aujourd’hui en ruines. Un pressoir à huile a été transformé en maison. Il y a 126 logements mentionnés par l'INSEE.

"Dossier collectif Maisons" :

16% des maisons repérées datent du 17e siècle (?) ; 34% du 18e siècle ; 42% du 19e siècle et 8% du 20e siècle.

Toutes les maisons sont en granite, la majorité d'entre elles sont faites de moellons dans le village, tandis qu'elles sont construites en majorité en pierre de taille dans l'écart dit I Bagni.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : granite ; moellon ; pierre de taille

Matériaux de la couverture : tuile creuse mécanique

Créateur

Leca Anna-Maria ; Medurio Noelle

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Corse-du-Sud, 2A, Canton des Deux-Sorru

Temporal Coverage

L'absence de trace écrite ne nous permet pas de fixer avec précision la date de création du village d'U Pighjolu. A la fin du 15e siècle, la défaite des Cinarchese Giovan Paulo et Ranuccio da Leca face aux Génois de l'Office San Giorgio donna l'occasion à ceux-ci de se débarrasser de façon radicale d'une résistance qui les exaspérait. En 1489, le commissaire génois Ambroggio de Negri fit détruire et incendier les maisons et déporter dans le Celavu et en Cinarca la population de la piève. Cependant, quelques décennies plus tard les habitants, ou leurs descendants, reconstruisent et colonisent à nouveau les lieux qu'ils avaient quittés sous la contrainte. En témoignent, en 1530, Monseigneur Agostino Giustiniani dans sa "Description de la Corse", qui parle du village de "Podiolo" et d'un autre plus petit les "Soprane" (dont il reste encore la trace dans le maquis et qui comptait 14 feux sur le registre des "taglie" de 1537). En 1587, Monseigneur Mascardi, évêque du Nebbiu en visite apostolique, qui décrit l'église de San Simeone "Plebania de Podioli de Sorrinsu" et note la présence de 160 âmes environ. C'est en 1730 grâce aux premiers documents de «l'Etat des âmes » tenus par le curé de la paroisse que l’on peut connaître les patronymes des 81 habitants de l'époque: Ceccaldi, Demartini, Desanti, Franceschetti, Lorenzotti, Martini, Paoli, Pinelli, Vinciguerra. Selon le plan terrier (1758), les habitants sont une centaine et vivent essentiellement des produits de leurs terres (la propriété foncière étant également répartie, ils sont tous propriétaires). Ils cultivent du seigle, de l'orge, un peu de froment, du "bled de barbarie" et transforment ces céréales en farine dans deux moulins situés en contrebas, sur les rives du Fiume Grossu. Ils soignent leurs arbres, châtaigniers, noyers, mûriers. Pour effectuer les travaux de labour, chaque famille possède une ou deux paires de bœufs (il y en a 22 dans le village) mais, contrairement aux autres communautés de la piève, ils pratiquent peu l’élevage de brebis ou de chèvres en grands troupeaux (un seul berger). Ils font commerce du lin, du vin et surtout du tabac qu'ils échangent pour de l'huile avec les gens de Balagne. En somme, ils pratiquent une petite polyculture de subsistance qui les met à l'abri de la disette.Au cours du 19e siècle, la population s'accroît régulièrement et l'exploitation du terroir environnant est à son apogée. Bien que situé à 600 mètres d'altitude, U Pighjolu jouit d'une exposition en promontoire face au Sud particulièrement favorable. L'olivier et la vigne y prospèrent et celle-ci atteint à la fin du siècle, avant la crise du phylloxera, une superficie de 30 hectares. Oliveraies, jardins, vergers et vignes en terrasses soigneusement entretenues, entourent le village, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En 2013, vivent une trentaine d’habitants et un bar restaurant constitue le seul commerce du village. Guagno-Les-Bains est un hameau de la commune de U Pighjolu. Les Bains de Guagnu sont cités dès le 16e siècle dans la Description de la Corse de Giustiniani. La création des Thermes de Guagnu les Bains sous Napoléon III marque le début d'exploitation commerciale de ces sources. Dès lors, le village s’organisera autour de l’activité que génère cette exploitation. Nous trouverons donc plusieurs bars, restaurants, hôtels, épiceries et chambres d’hôtes, qui prendront fin peu à peu, avec l’exode rurale, et la fermeture de la station. Les bains étaient également cultivés, et le charbon était exploité ainsi que le bois. La commune présentait deux écoles, une au "Pighjolu", et l'autre aux "Bains".

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