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Morosaglia

Titre

Morosaglia

Alternative Title


Liste des édifices étudiés :

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, Paoli, musée, chapelle, couvent, église, fontaine, four, moulin, pont, séchoir, remise

Description

C’est que Morosaglia, espace de 2445 hectares supportant au 18e  siècle entre 400 et 700 âmes, fournit un bon exemple de la réussite économique du Rostino en général, au temps d’une économie paysanne fondée sur la rente de la châtaigneraie, dès avant la Coltivazione des génois, bien que terroir en transition vers les céréales et l’olivier. Peu d’études explorent l’apparente précocité d’une culture scolaire et savante dans cette pieve historique.  A partir du début de la fin du 19e siècle, et en liaison avec le développement de l’industrialisation et des communications, notamment le chemin de fer, le village assiste à l’émergence du hameau de Ponte Leccia composé, jusque là, de quelques maisons éparses. Profitant de sa situation de carrefour, ce lieu se développe inéluctablement, de part et d’autre de son pont à quatre arches, au détriment de la commune mère. Il constitue aujourd’hui le nouveau centre de Morosaglia.

"Dossier collectif Maisons" :

4,4% des maisons repérées datent du Moyen Age ; 5,9% des maisons repérées datent du 16e siècle ; 32,3% des maisons repérées datent du 17e siècle ; 20,6% des maisons repérées datent du 18e siècle ; 35,3% des maisons repérées datent du 19e siècle ; 1,5% des maisons repérées datent du 20e siècle

De manière générale, la majorité des maisons repérées et étudiées sont construites et couvertes en schiste. Une petite partie d'entre elles, plus récentes, sont couvertes en tuiles creuses.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit partiel ; enduit ; maçonnerie

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile creuse

Créateur

Marchini Vannina ; Trojani Vincent

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Castifao-Morosaglia

Temporal Coverage

L’histoire de Morosaglia ne commence pas avec Pasquale de Paoli mais elle contribue à comprendre la destinée exceptionnelle du général de la Nation qui y vit le jour en 1725. En effet, le village actuel regroupe plus d’une dizaine d’anciennes « ville » issues du moyen âge, et probablement appuyées sur le substrat de l’antiquité romaine, lui-même prolongeant des foyers d’humanité préhistorique dont témoigne le Rostino tant dans son versant sur la vallée du Golo que  dans celui qui donne sur la Casaluna. L’ancienne ville de Case Romane ne laisse guère d’équivoque sur ses liens avec la romanisation. De fait, le village est suffisamment riche du réseau social formé par ces anciennes villae qu’au Moyen Age il est reconnu comme un centre politique important. En effet, c’était un lieu où se tenaient les assemblées populaires. L’histoire rapporte qu’au cours d’une de ces réunions, en plein mouvement populaire, Sambucuccio d’Alandu y aurait été élu chef des peuples révoltés en 1357. En 1436, Polo della Rocca, grand seigneur du sud, s’y fait acclamer comte, puis vicaire du peuple en 1451. On sait que, la même année, les confrères flagellants du delà des monts y rencontrèrent ceux du deçà des monts. Pendant la période moderne, période génoise pour l’essentiel, le pouvoir dominant parvint à effacer ce rôle politique. Cependant, il réapparaît avec le 18e siècle autour de la famille Paoli. C’est d’abord Giacinto Paoli (Morosaglia 1681-Naples 1763) qui émerge dès le début des « révoltes de Corse » comme l’un des pères fondateurs du mouvement des révoltes de corse, membre du gouvernement national en 1731, avec Don Luiggi Giafferi et Andrea Ceccaldi. Sous le royaume de Theodore, son rôle critique voire hostile est bien connu grâce aux Mémoires de Sebastiano Costa. Face aux troupes françaises, et en compagnie de Giafferi, il gagne la première bataille de Borgo. Il se soumet le 7 juillet 1739 et embarque de la Padulella, le 5 février 1741, pour un exil napolitain d’où il ne reviendra jamais. On le connut intelligent, bon orateur et improvisateur, lettré, il laisse y compris des écrits poétiques. Son mariage à Dionisa Valentini, issue d’une famille de Caporali de Pastoreccia (Valle di Rostinu), lui confère une notabilité. Ce couple donne Pasquale et Clemente, deux acteurs majeurs de la construction d’une Corse indépendante (1755-1769). C’est d’ailleurs contre l’avis de son père que Pasquale s’embarque pour la Corse en juillet 1755. C’est là qu’au sortir de la Cunsulta de Sant’Antone di a Casabianca, Pasquale de Paoli devient Général de la Nation Corse. Le fondateur de l’Etat Corse, plus tard, premier Président du Conseil Général de la Corse. Pasquale de Paoli et son frère Clemente sont enterrés à Morosaglia. Le premier, après la translation de ses cendres, depuis Londres, dans la chapelle de la maison familiale sise à la Stretta. Le second dans l’enceinte du couvent San Francesco. Ces hommes qui firent le 18e siècle corse s’inscrivent dans une lignée plus large d’hommes lettrés qui se poursuit ainsi jusqu’au 20e siècle avec Ignaziu Colombani, gouverneur des colonies française, auteur de Rime di Rustinu qui restitue à la fois le parler et la sociabilité de Morosaglia.

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