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Castifao

Titre

Castifao

Alternative Title


Liste des édifices étudiés :

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, moulin, presbytère, castrum, chapelle, église, fontaine, remise, forge, lavoir, tour, pont

Description

Aujourd’hui, ce village produit un patrimoine bâti directement lié aux nécessités de la production céréalière. Le territoire actuel témoigne d’une grande activité humaine : terrasses, systèmes d’irrigation, chemins, aires à blé, abris sous roches, abris construits, pagliaghji, casette. L’idée d’habitat groupé ne résiste donc pas à l’examen. La plupart des familles de Castifao possédait une double résidence : une maison au village, un lieu sur le territoire cultivé et situé parfois à plusieurs heures de marche.  Ce village accumule plusieurs strates historiques depuis les signes néolithiques repérés sur les versants qui dominent le Tartagine ; les aménagements routiers attribués aux romains dans la zone de e Pontare, rencontre des communes de Castifao, Moltifao et Canavaggia ; le territoire médiéval du castrum de A Mugliunaccia adossé à Olmi Capella et dominant la vallée de Lagani comme le versant nord du Tartagine ; la christianisation avec de nombreuses chapelles et le couvent franciscain San Francescu di Caccia ; l’industrialisation avec de multiples essais d’exploitation minières au cours du 19e siècle.

"Dossier collectif Maisons" :

12,5% des maisons repérées datent du Moyen Age ; 6,25% des maisons repérées datent du 16e siècle ; 25% des maisons repérées datent du 17e siècle ; 31,25% des maisons repérées datent du 18e siècle ; 21,88% des maisons repérées datent du 19e siècle ; 3,12% des  maisons repérées datent du 20e siècle

De manière générale, les maisons repérés et étudiées présente un appareillage mixte (granite, schiste) avec enduit partiel ou total.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : granite ; schiste ; moellon ; enduit ; enduit partiel

Matériaux de la couverture : tuile mécanique ; tuile creuse ; terre en couverture ; tôle ondulée

Créateur

Marchini Vannina ; Trojani Vincent

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Castifao-Morosaglia

Temporal Coverage

Le village de Castifao s’étale entre 500 et 600 mètres d’altitude, sur le dernier palier de la Cima Modico, éperon avancé de 1174 mètres d’altitude sur le versant oriental du Monte Padre qui est avec ses 2393 mètres, le troisième plus grand massif de Corse. Elle est situé dans le centre Nord de la Corse, au nord-ouest de la dépression centrale de la l’île, domine la vallée du Tartagine, rivière grossie par le cours d’eau de Lagani, qui rejoint l’Asco, dans la zone de E Pontare au bas de la commune de Moltifao, puis le Golo à Ponte Leccia. Ce village, comme Moltifao et Asco, communes qui composèrent la pieve de Caccia relèvent de la vallée du Golo. A la fin du Moyen Age, durant la période génoise, ce sont cinq « ville » qui le composent : E Piazze, a Petrera, la Roma, Castifao, a Paganosa. Il relève de la juridiction de Bastia tout en participant à la pieve civile et religieuse de Caccia. Sur le plan religieux, il appartient au Diocèse de Mariana (Accia). Après 1769, avec la période française, le village est lié au district de Corte jusqu’en 1793 puis de Calvi, et au canton de Caccia. Il relève ensuite de l’arrondissement de Corte. A partir de 1828 on parle de canton de Castifao. Depuis 1973, c’est le canton de Castifao-Morosaglia qui réunit les pieve historiques de Caccia et de Rostino. Son évolution démographique prise en longue durée, depuis le 16e siècle, montre que le village ne dépasse pas le seuil de 7OO habitants à la fin du 19e siècle. Cette expansion est appuyée par un système agraire fondé sur une monoculture largement dominée par la culture des céréales. Ainsi, au début du 19e siècle, les 4236 hectares qui font la superficie de la commune sont composés de 73,45% de terres cultivées souvent contrôlées par de grands propriétaires. Une dizaine d’hectares étaient alors consacrés à la vigne. Aussi, le territoire agraire était soumis à une organisation collective stricte. C’était le système des « prese » : le terroir était subdivisé en deux parties. La séparation était matérialisée par un mur de pierres sèches qui permettait de mettre en place un assolement biennal, une moitié étant ensemencée tandis que l’autre était mise en jachère.

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