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Asco

Titre

Asco

Alternative Title


Liste des édifices étudiés
 :

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, aire, tour, chapelle, église, fontaine, four, moulin, remise, rucher, téléphérique

Description

Le village d’Asco s’étend sur une superficie de 12281 hectares, limitrophe avec les communes d’Olmi-Cappella au Nord, Vallica au Nord/Est, Moltifao à l’Est, Castiglione au Sud/Est, Albertacce, Lozzi et Asco est construit aux pieds du Monte Padru sur le versant Sud, au nord de la rivière portant le même nom que le village. Construit à environ 650 mètres d’altitude, la commune évolue entre 383 et 2706 mètres, et est entourée de plusieurs sommets, le Cinto, le Padro, le Traunatu, le Capobianco, la Corona, la Statoja, dont plusieurs dépassent les 2000 mètres d'altitude. L’habitat est aujourd’hui concentré sur le village et son seul hameau, Pagliaghju.

"Dossier collectif Maisons" :

2,94% des maisons datent du 16e siècle ; 26,47% des maisons datent du 17e siècle ;  32,29% des maisons datent du 18e siècle ; 20,59% des maisons datent du 19e siècle ; 14,71% des maisons datent du 20e siècle.

De manière générale, les maisons repérées et étudiées sont construites en granite, en rhyolite, plusieurs sont enduites, et les couvertures sont généralement en tuile.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; pierre locale ; granite ; moellon ;  enduit partiel ; enduit ; maçonnerie

Matériaux de la couverture : tuile ; tôle ondulée

Créateur

Marchini Vannina ; Trojani Vincent

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Castifao-Morosaglia

Temporal Coverage

Asco  atteste une occupation très ancienne, le village date du 11e siècle, mais il est cité par Ptolémée comme étant parmi les 28 villes de Corse existantes en 138 après Jésus Christ, il y avait donc déjà la présence d’une communauté à cette période mais probablement pas où se trouve le village aujourd’hui.  Au moyen âge Asco faisait partie de Caccia, un texte daté du début du 16e siècle, Giustiniani décrit la pieve de Caccia, et cite Asco et les bains médicinaux de e Caldane. Andréa d’Oria au 16e siècle,  pendant la guerre de corse,  s’attaquait à l’intérieur des terres, et fît brûler le village. La commune étant très enclavée. Les seuls sentiers existants étaient utilisées déjà au Moyen Âge ; les cours d'eau étaient franchis sur des ponts appelés ponts génois, dont un existe encore, traversant l’Asco, pour permettre de se rendre dans la vallée de Pinara. La population vivait en autarcie, les habitants s'étaient organisés en communauté avec des règles de vie uniques en Corse. Un sage était élu démocratiquement,  le « Saviu d’Ascu », il était chargé de veiller au respect des règles de solidarité et d'égalité. Personnage à ne pas le confondre avec le Padr’Ascu, un ancien moine de l’ordre de St Antoine, l’abbé Joseph Parsi, qui professa la philosophie en Italie dans les collèges de son ordre, puis de retour dans son pays de naissance il exerça le ministère paroissial. Une première route est construite en 1937 pour désenclaver Asco et la haute vallée, puis la route du des gorges de l'Asco fut ouverte en 1968. L’économie du village, jusqu’au 19e siècle était une économie agro-pastorale(en atteste les recensements de 1769 avec 168 bovins, 2059 brebis, 1039 chèvres, celui de 1829 avec 230 bovidés, 2000 chèvres, 2000 brebis, ou celui de 1909 avec 560 bovins, 10400 ovins, 6000 caprins et 427 porcins.), production de miel, fromages et charcuterie, il y a toujours un nombre important d’ensembles agricoles, regroupant pagliaghji, bergeries, aires à battre, enclos. On trouve aussi des moulins à blé, des moulins à foulon, des fours à poix en forêt (pour la production de poix et de goudron, dont l’activité semble être ancienne puisque cité dans les archives en 1628). Au début du 20e siècle les frères Brogné commencèrent l’exploitation de la forêt avec l’installation du téléphérique en 1928. En 1964 ouvre la station de ski, au haut Asco, 1400 mètres d’altitude, et fera vivre le village jusqu’en 1992. Les grandes pluies de cet automne provoquent des inondations et des coulées de boue qui détruisent en partie les équipements et la route. Son évolution démographique en 1537 est de 342 âmes. Elle varie du 17e siècle au début du 20e entre 600 et 800, en atteignant un pic en 1881 avec 920 personnes. En 1936 on a 626 personnes, puis s’amorce une importante chute, on a  467 personnes en 1946, 215  en 1962, et aujourd’hui la population est de 125 habitants. Durant la période génoise, Asco relève de la juridiction de Bastia, il appartient à la pieve de Caccia et du point de vue religieux au diocèse de Mariana. A partir de 1790, durant la période française, il appartient au district de Corte et au canton de Caccia. A partir du 19e, il appartient à l’arrondissement de Corte et au canton de Caccia. Ce canton devient en 1828 le canton de Castifao et en 1973 canton de Castifao-Morosaglia.

Item Relations

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