Recherche utilisant ce type de requête :



Recherche seulement sur ces types d'enregistrements :

Contenu
Collection
exposition
Page de l'exposition
Simple Page

Recherche avancée (contenus seulement)

Zuani

Titre

Zuani

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, église, fontaine, four, moulin, séchoir

Description

Zuani, anciennement situé dans la pieve de Serra, est l'une des dix neuf communes actuellement regroupées au sein de la Communauté de Commune de l'Oriente, au centre de la plaine orientale de la Corse. Adhérente au Parc naturel régional de Corse, la commune de Zuani se situe à l'extrême Sud de la Castagniccia. Son territoire couvre une superficie de 516 ha et est limité au Nord par les communes de Sant'Andrea-di-Bozio et de Pianello. Cette commune s'élève  à 700m d'altitude et est situé sur les flancs Sud-Ouest de la Tuberga. Elle s'étend le long de trois coteaux qui descendent vers la rivière des moulins, affluent du Corsigliese. Largement ouvert sur la mer, le cirque sur lequel Zuani est ouvert, jouit d'un climat  tempéré malgré l'altitude. Cette cuvette à la surface relativement réduite ne permettait pas l'élevage de nombreux troupeaux et les habitants furent amenés à se consacrer à l'agriculture. De plus les terrains peu fertiles et acides furent très propices au développement du châtaignier, de la forêt et de l'arboriculture fruitière. Le village a cependant longtemps possédé de grandes étendues de terres à céréales dans la plaine d’Aléria, sur les berges du Tavignano et du Tagnone. Zuani était composé de plusieurs quartiers façonnés par les différentes sources et ravins crées par le ruissellement des eaux de pluies. On compte parmi eux: Gogliemacce, Vincentacce, Fontanone, Cadacciolo, Martinacce, Francescacce, Pieracce, Chialza, Poggiolo, Piano et Pied'Andrea. Les sources ont ainsi déterminé l'éparpillement des habitations et ont permis à chacune de se doter de jardins potagers. Le village était pourvu de nombreuses fontaines et les cours d'eau alimentaient trois moulins sur la commune. Chaque quartier possédait également sa propre tour ou maison forte. On s'y réfugiait lorsque les feux allumés sur les hauteurs des " Fogacciole" annonçaient l'approche d'un ennemi. Ces tours de plan carré avaient leurs portes d'entrée au premier étage dont l'accès se faisait par une échelle en bois. Elles s'élevaient sur trois étages et étaient garnies de meurtrières. Au pied de chacune d'entre elles se trouvaient également des fours à pain. Sur les neuf tours qui s'étageaient le long d'une ligne débutant aux abords du Corsigliese, et jusqu'à la limite Nord du village, il en demeure encore six aujourd'hui.

"Dossier collectif Maisons" :

63 bâtis INSEE ; 7 repérées  ; 7 étudiées

42% des maisons repérées datent du 16e siècle ; 50% du 17e siècle et 7% du 19e siècle.

Toutes les maisons sont en schistes. Les toits sont traditionnellement couverts de lauzes.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile creuse mécanique ; tuile plate mécanique

Créateur

Michel Mélanie ; Soldati Agnès

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Moïta-Verde

Temporal Coverage

Le village est fondé en 771 par des habitants de Rome qui, fuyant les attaques lombardes, accostent d'abord à Aléria pour rapidement gagner la moyenne montagne. Les fondateurs de Zuani sont représentés par les comtes Orbino Andrei, Giacoppo Savelli et le duc Gérolami Mattei. Les deux derniers quittent Zuani pour s'établir en Balagne. Le comte Sarocchi arrive alors de Rome pour s'associer au comte Andrei. Le village est toujours connu comme 'terre des signori" venus d'Italie avec leurs richesses et leurs usages. Ils établissent des tours et des châteaux : celui de Petralerata est mentionné dans un document de 1149 comme fortification ou "castrum" dominant une des principales vallées de la pieve de la Serra. Son détenteur est Guido Cortinco, originaire de Cortone en Toscane, et selon Giovanni della Grossa, neveu de l'évêque d'Aléria. Du 9e au 13e siècle, la gestion du village est communale. A partir du 14ème, les terres gagnées sur le maquis sont consacrées à l'arboriculture et clôturées, échappant à la gestion collective. Le territoire est émaillé de chapelles romanes aujourd'hui démantelées dédiées à des saints dont le souvenir est toujours inscrit dans la toponymie. Leurs pierres sont remployées dans les habitations. Ainsi, les pierres de taille formant tout ou partie des chaînages d'angle et des piédroits de baies, visibles sur des maisons datant du 15e au 17e siècle, témoignent de techniques et d'utilisation, antérieures de plusieurs siècles. Quant aux  linteaux et aux arcs, souvent monolithes et toujours remarquables, ils trouvent parfois une place étonnante en regard de leur destination d'origine. Au 16e siècle, Zuani est une place de résistance aux Sarrasins qui dans une seconde vague historique de razzias des littoraux de la Corse,  y accostaient en premier lieu pour piller les champs de céréales qui s'y étendaient. En effet, le blé moulu au village est acheminé de la plaine d'Aléria par convois muletiers. A Zuani, on pratique peu le commerce. La règlementation imposée par Gênes aux 16e et 17e siècles pouvait aller de l'interdiction absolue d'exporter, à l'obligation de fournir à la Sérénissime République des quantités fixées à son gré d'huile, de vin, mais aussi de myrte. La sortie du territoire insulaire du végétal dont on utilisait les tiges, les feuilles et les baies  s'accompagnait de lourdes taxes. Seuls la cire et le miel échappaient à ces mesures. Au 18ème siècle, chaque arpent du territoire de la commune est cultivé et le plan Terrier mentionne dans le dernier tiers du  siècle la présence de plus de prêtres que d'artisans au village, le reste de la population se trouvant partagée entre les rares propriétaires terriens et les nombreux cultivateurs. Au 18e siècle, la population s'élève à 300 habitants. En 1824, un assemblage de parcelles communales de Zuani, de Pianello et de Moïta a permis la création de la commune d'Aléria.

Item Relations

This item has no relations.