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Tox

Titre

Tox

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, aire, chapelle, église, fontaine, four, mine, moulin, pressoir, séchoir

Description

La commune de Tox anciennement située dans la pieve de Verde est de nos jours située pour des raisons géographiques dans la microrégion de la Serra qui comprend les hautes et moyennes vallées de la Bravona et du Corsigliese. Elle est l'une des dix neuf communes actuellement regroupées au sein de la communauté de communes de l'Oriente au centre de la plaine orientale et du canton de Moïta-Verde.  A une altitude moyenne de 410 mètres, la commune est limitée sur le flanc sud par  la Pointe de Campana, séparation naturelle entre la Serra et le Verde et s'étend sur 14.79 km². Elle est entourée par les villages de Tallone au sud-ouest, Linguizetta au sud-est et Campi au Nord. Le village se situe sur le versant Est  du Mont Sant'Appiano et domine la rivière de la Bravone. Au niveau du village on observe plusieurs petites parcelles ayant servi à la culture des jardins, des oliviers en partie basse et des châtaigniers. La commune est dominée par un ensemble rocheux au lieu dit U Capallu. La plus grosse roche "U pentone quatratu" ressemble à un grand cube posé sur le flanc de la montagne. Une deuxième appelée le Pinzalone se dresse à angles aigus.

"Dossier collectif Maisons" :

70 bâtis INSEE ; 6 repérées ; 4 étudiées

10% des maisons repérées datent du 15e siècle ; 20% du 16e siècle ; 50% du 17e siècle et 20% du 19e siècle.

Les maisons repérées sont en schiste. Les toits sont traditionnellement couverts de dalles de schiste, mais certaines présentent une couverture
de tôle ondulée et tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile

Créateur

Michel Mélanie ; Soldati Agnès

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Moïta-Verde

Temporal Coverage

 L'implantation humaine sur le territoire de Tox remonte sans doute aux périodes préhistoriques. Le site du Campalu, situé à quelques centaines de mètres au-dessus du village actuel avec ses abris rocheux que sont les imposants "Pinzalone" et "Pentone Quadratu", la présence d'une source et de la forêt environnante ont sans aucun doute permis l'implantation de groupes humains. Une enceinte de type "castellu" a été répertoriée en 1996 grâce à une mission du Parc Naturel Régional, et confirme la pérennité de l'installation de populations sur le site.  Dans l'Antiquité, la communauté de Tox relevait  de l'autorité de la cité romaine d'Opinum, située dans la vallée opposée de la Bravone, sur le territoire du village actuel de Tallone. Dans le dernier tiers du 13e siècle, les Cortinchi sont confirmés dans leurs fiefs par Gênes et une branche de la famille s'installe dans la pieve de Verde. En 1474, un de leurs descendants, installé à Tox, y fera construire la maison forte appelée "a Torra" érigée dans un but de surveillance de la plaine d'Aléria. En 1565 Sampieru Corso installe sa résidence à Tox ; la mémoire collective a gardé le souvenir de deux de ses lieutenants Maccherone et Trogliu : deux maisons remarquables sont toujours désignées sous le nom de Macheronnaccia et Trogliaccia. Dans le dernier quart du 16e siècle, deux natifs de Tox font successivement partie des Nobles douze de l'Ile de Corse c'est-à-dire du conseil consultatif représentant les élus corses des communautés auprès du gouvernement génois. L'économie est principalement basée sur l'élevage, la culture de l'épeautre, et sur l'exploitation d'amandiers et d oliviers (plantés et  oléastres greffés). A partir de 1822, le village abrite une compagnie de voltigeurs formés à la recherche des bandits. Il est aussi l'un des centres florissants de la culture du cédrat qui fit la fortune du village avec une vingtaine de producteurs. En plaine, entre Tox et Linguizzetta, une "concession d'exploitation d'une mine de cuivre est accordée en 1855 au comte Lecoat de Kerveguen", mais son exploitation se révéla insatisfaisante et après une activité irrégulière jusqu'en 1906, un décret de renonciation est prononcé en 1926. La démographie de Tox a subit des fluctuations explicables d'une part par les conflits internes à la Corse entre les partisans de Gênes et les chefs résistant à cette autorité, mais aussi par le passage à la souveraineté de la France qui a occasionné autant de pertes en hommes que de départs à la fin du 18e siècle. La population reste stable durant les trente années qui suivent pour connaître une croissance exponentielle avec un pic de plus de 600 habitants en 1896, et jusqu'à la première guerre mondiale qui réduit la population d'un quart.  Le village dispose de l'eau courante dès 1953. En 1990, en réponse à une enquête préfectorale, un document d'archives ne mentionne plus aucun des moulins, fours, palmenti, ou pressoirs à huile en activité.

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