Recherche utilisant ce type de requête :



Recherche seulement sur ces types d'enregistrements :

Contenu
Collection
exposition
Page de l'exposition
Simple Page

Recherche avancée (contenus seulement)

Tallone

Titre

Tallone

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, presbytère, mairie, église, four, mausolée, moulin, pont, pressoir

Description

La commune de Tallone anciennement pieve d'Opino fait aujourd'hui partie du canton de Moïta-Verde et de la communauté de commune de l'Oriente. Elle présente un vaste territoire de 68km2, qui s'étend de la plaine orientale jusqu'au village situé à 500m, s'allongeant sur 18km du Nord-Ouest au Sud-Est avec une largeur moyenne de 5km. "Sa moitié Nord-Ouest, très vallonné et couverte de maquis haut, est intégrée dans les massif montagneux et collinaires schisteux de Castagniccia sud-orientale. Sa moitié Sud-est est constituée d'un piémont collinaire bien drainé par le Corsigliese, l'Arena et la Bravona, et d'une plaine alluviale plantée en vignes, clémentines et kiwis qui s'étend jusqu'au littoral tyrrhénien, essentiellement formé d'alluvions récents posés sur un socle sédimentaire fossilifère. La plage de Tallone est relativement étroite et touche aux étangs de Diane et Terrenzana. Du Sud Ouest au Nord-est, l'horizon est barré par la dorsale montagneuse avec, du Sud au Nord les massifs de Rinosu, du Monte d'Oru et du Rotondu (d'après les travaux menés par le bureau d’études I PAMPASGIOLI). L'habitat est concentré sur le village situé à 500m et de manière éparse sur l'ensemble de la plaine où l'on trouve également les bâtiments agricoles. La zone côtière faite de marécages et d'étangs n'est pas habitée.

"Dossier collectif Maisons" :

211 bâtis INSEE ; 6 repérées ; 7 étudiées

38 % des maisons repérées datent du 16e siècle, 31% du 17e siècle et 31% du 19e siècle.

Les maisons repérées sont en schiste. Les toits sont traditionnellement couverts de dalles de schiste, mais certaines présentent une couverture
de tôle ondulée et tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit partiel ; enduit

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile ; tôle ondulée

Créateur

Michel Mélanie ; Soldati Agnès

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Moïta-Verde

Temporal Coverage

Grâce à la découverte de gisements d'obsidienne, lors d'une prospection archéologique à Tallone, on peut affirmer une implantation au Néolithique récent. Pendant l'antiquité, le géographe grec Ptolémée d'Alexandrie, qui vivait au 2e siècle ap. J.-C., mentionne deux villes dans un rayon de quelques kilomètres autour de l'étang de Diane: Aléria et Opinon. Il est probable que la cité des Opini se trouve aujourd'hui dans les boucles de la Bravone. Des fragments d'amphores étrusques ont également été retrouvés sur la plage de Tallone. Quelques siècles plus tard, la zone est conquise par les romains et bon nombres de vases et de vaisselles de luxe ont été mis à jour en plaine et certaines ruines présentent des tuiles et des briques romaines dans leur construction. " Le territoire de Tallone semble profiter assez nettement de la proximité du pôle urbain et culturel que constitue l'Aléria romaine à partir du IIème siècle av. J.-C. Il faut souligner la forte concentration de sites romains au pied des montagnes de Tallone. Une situation particulière très fréquente dans le monde romain lors des phases de colonisation. Les romains soulignent de cette façon l'existence d'une frontière culturelle entre l'espace qu'ils exploitent et le territoire des corses indigènes" ( d'après les travaux historiques menés par le bureau d’études I PAMPASGIOLI). Au moyen-âge Tallone semble déjà constitué et la tradition orale fait état d'un réseau de tour défensif, protégeant la plaine. " L'époque moderne voit quant à elle, l'essor d'une multitude de maisonnettes utilisées par les bergers et les agriculteurs sur toutes la commune. Le village de Tallone se développe à cette époque et les autres habitats groupés sont peu à peu abandonnés" (op.cit). Le plan Terrier indique que le recensement de 1778 donne une population de 203 habitants. "L'air est bon dans les parties hautes, particulièrement dans celles exposées au nord. Mais dans les parties basses et celles exposées au midi, il est médiocre et même mauvais sur le bord de la mer et de l'étang de Diana...".Les habitants disposent de 16763 arpents de terre, alors que la Nation en dispose de 258; 17021 arpents au total: c'est la plus vaste communauté de la pieve en superficie. Sur ces 17021 arpents, 3119 sont cultivés (41 en vignobles, 256 en bois et châtaigniers, 2822 en plantes annuelles; il n'est pas fait mention d'oliveraies). "Les animaux sont dans un état médiocre et abatardi". Pour ce qui est des ressources naturelles exploitées, les agents notent "des carrières de pierres propres à la chaux... de la terre à briques et de l'amiante...". Les zones littorales sont très peu cultivées et semblent dévolues aux transhumances hivernales des bergers. On voit apparaître de belles maisons isolées. Au 19ème siècle les zones de plaines sont peu à peu mises en cultures tandis que les zones de maquis rétrécissent. Les bâtiments ruraux sont nombreux et répartis sur tout le territoire et la commune atteint son maximum démographique. En 1888 fut construite la ligne de chemin de fer de la côte orientale, reliant Casamozza à Ghisonaccia. La ligne disparut au cours de la Seconde Guerre mondiale mais le bâtiment de la gare existe toujours. Aujourd'hui l'ensemble de la plaine est quasi entièrement consacrée à la culture de la vigne, et en montagne, le maquis forme une végétation dense, ne laissant que partiellement entrevoir les aménagements d'autrefois.

Item Relations

This item has no relations.

Social Bookmarking