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Chiatra

Titre

Chiatra

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, chapelle, église, fontaine, four, mausolée, séchoir

Description

La commune de Chiatra est anciennement située dans la pieve de Verde. Elle est limitrophe des communes de Canale-di-Verde, Pietra-di-Verde, Sant'Andrea-di-Cotone et San-Giuliano. Aujourd'hui elle fait partie de la Communauté de Communes de l'Oriente et du canton de Moïta-Verde. Deux larges fenêtres sur la mer lui ouvrent une vue magnifique sur les plaines de Prunete, d’Alistro, de Bravone et sur les îles tyrrhéniennes (Capraia, Elbe, Pianosa, et Monte Cristo). La vallée de l’Alesani et les premières montagnes de la Castagniccia (Alesani et Orezza) ceignent le village. Ce dernier est installé sur une arête séparant l'Alesani, au nord, de son affluent le Picchio (Picchju) au sud. Cette arête, d'orientation Sud-ouest - Nord-est, descend du Monte Sant'Appiano (alt. 1093 à la Punta di a Campana) et se termine à l'Est du village par le Monte Oppido, colline douce culminant à 495 mètres. Le Picchio coule d'Ouest en Est au sud du village, dans un vallon bien abrité et propice aux cultures et à l'élevage. Toute la partie orientale de la commune, soit plus de la moitié de sa surface, est située dans les basses collines proches du littoral, entre 100 et 200 mètres d'altitude. L'activité agricole s'y est développée et l'habitat y est dispersé, avec cependant quelques petits hameaux (Casani, Costa Dura,...). La vallée de l'Alesani, dont seule la rive droite fait partie de Chiatra, est sauvage, et son fond est inondé par la retenue du barrage d'Alesani, situé à la limite Nord de la commune. Aucun franchissement de la rivière n'existe sur 10 kilomètres en amont du barrage.

"Dossier collectif Maisons" :

196 bâti INSEE ; 6 étudiées ; 10 repérées

40 % des maisons repérées datent du 16e siècle ; 30% du 17e siècle et 30% du 19e siècle

Les maisons repérées sont en schiste. Les toits sont traditionnellement couverts de dalles de schiste, mais certaines présentent une couverture en tuiles.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit ; enduit partiel

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile

Créateur

Michel Mélanie ; Soldati Agnès

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Moïta-Verde

Temporal Coverage

Ce village, très caractéristique, est situé sur une crête issue du mont Oppidu. Ptolémée, dans sa carte de Corse, mentionne un castrum d’Opinum. Ce château antique était érigé sur le mont Oppidu et lui a laissé son nom. Oppidum d’époque romaine, le mont Oppidu a fait du village un point stratégique entre la pieve de Verde et l’Alesani. Jadis installés près d’un cours d’eau à San Cervoni, les Chiatrais ont quitté cet endroit trop vulnérable pour s’établir 500 mètres plus haut sur la crête, encouragés par l’existence de plusieurs sources aux abords du village (fontana Vecchia, di Vitti, U Salge …). Mieux protégés des attaques et des invasions éventuelles des barbaresques, les Chiatrais se sont établis définitivement et ont organisé leur vie économique. Ils ont édifié, au début du 15ème siècle, sur la crête, leurs maisons fortes ou "torre" prévues pour résister aux assaillants. Puis, les autres maisons, de taille plus modeste, sont venues s’agglomérer autour de ces points stratégiques. Près du torrent de l’Alesani, au 16e et 17e siècle, ils travaillaient le fer (lieu-dit A Ferrera) grâce au minerai importé de l’île d’Elbe. Patrie de Bondiuccio, qui fut un des chefs les plus influents de la Terre du Commun, Chiatra s’est toujours opposé aux Génois. En 1511, lorsque Renuccio Della Rocca fut défait, le village fut pillé et brûlé. Rangé derrière la bannière de Sampiero Corso, il connut la même tragédie en 1564. En 1880, Chiatra était peuplé de 444 habitants, au début du 20e siècle il en comptait 507. Après la guerre de 1939-1945, sa population a fortement décru, pour ne compter que 163 habitants. Les incendies ont ravagé les vignes des coteaux, la châtaigneraie, l’oliveraie et les nombreux potagers. Mais les ruines des maisonnettes de vignes, les moulins à huile, les séchoirs à châtaignes et les terrasses des jardins témoignent d'une activité agricole intense. Le blé était semé jusqu’à Bravone et les éleveurs fournissaient lait, fromage et viande. La pierre de construction était disponible aux alentours du village ainsi que le bois (châtaignier, chênes, chênes-lièges, chênes verts, aulnes, etc.…). 

Item Relations

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