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Ampriani

Titre

Ampriani

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, cimetière, église, fontaine, four, pressoir, séchoir

Description

Ampriani, anciennement située au cœur de la Pieve de la Serra, est l'une des dix neuf communes actuellement regroupées au sein de la communauté de commune de l'Oriente au centre de la plaine orientale de la Corse. Le village constitue la plus petite commune de l'Oriente avec une superficie de 2,3 km² environ avec une population de 14 habitants. La commune est située dans le secteur Ouest du territoire de la communauté de communes et domine la vallée du Corsigliese jusqu'à la mer. Elle est limitée à l'Ouest par Zuani, à l'Est par Zalana et au Sud par Pietraserena. C'est un petit village de vigie, aligné sur une crête à une altitude moyenne de 600 mètres environ qui a su préserver une harmonie d'ensemble. Ses hautes maisons élevées sur les ruines de tours d'habitation fortifiées, suivent de bas en haut le tracé empierré de la traverse piétonnière. La culture de l'olivier, du châtaignier et de la vigne sont les principales activités économiques d'Ampriani pendant plusieurs siècles comme en témoigne les différents édifices construits à cet effet. Le village a été le cadre d'une terrible vendetta au 19e siècle dont l'un des acteurs, le célèbre bandit dit Galluchio devint un personnage de roman. A 2 km du village, dans la direction de Zuani, se trouve le magnifique couvent Saint Théophile. Ce dernier a été construit au 15e siècle puis a été transformé et agrandi jusqu'en 1732, date à laquelle il a été achevé par Saint Théophile, prêtre Franciscain originaire de Corte.

"Dossier collectif Maisons" :

21 bâti INSEE ; 6 repérées ; 3 étudiées

Les maisons repérées sont en schiste. Les toits sont traditionnellement couverts de dalles de schiste, mais certaines présentent une couverture de tôles ondulées.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tôle ondulée

Créateur

Michel Mélanie ; Soldati Agnès

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Moïta-Verde

Temporal Coverage

Ampriani tient probablement son nom de l'expression latine Fundus. Ampriani qui désigne l'attribution de son territoire à Titus Amprius par Jules César au 1er siècle avant J.C. L'étymologie renvoi aussi au droit de pâturage. Le village est touché par la première vague de christianisation de la Corse aux 4e et 5e siècles, mais la localisation d'une chapelle primitive n'est pas aisée. La tradition populaire voudrait qu'elle se soit tenue à l'endroit du village où se trouve aujourd'hui une ancienne maison-tour remaniée. Alors que les incursions turques ravageaient la Corse, Ampriani devient aux 15e et 16e siècles un des lieux de refuge des populations établies dans la plaine de l'ancienne pieve d'Opino (aujourd'hui village de Tallone proche de 8km). Il s'établit en village de guet sur la crête montagneuse qu'il occupe. La mémoire populaire fait toujours état du souvenir de six maisons-tours, reliées par un système de signaux de feux avec les villages environnants (Zuani en particulier). La démographie témoigne d'un nombre semblable d'habitants en 1729 et 1787 (73 hab.), mais indique une chute importante entre les années 1740 et 1768 (13, puis 15 hab. recensés). En 1770, le village atteint un pic de population pour le 18e siècle avec 98 habitants, alors que celui du 19e s'élève à près du double (171 hab.).  Au début du 19e siècle, la conjonction de la situation naturelle du village, à la croisée de chemins muletiers et de la richesse botanique de la région permet le développement prospère d'un commerce de simples. L'officine est tenue par Giovanni Battista LOTA. Le village appartenant à l'ancienne Pieve de Serra se voit rattaché en 1828 au "canton de justice et de paix" de Moïta qui en devient le chef-lieu, par ordonnance royale de Charles X. La voirie communale est en place en 1860. L'église Saint Laurent a connu quatre configurations : romane (9e siècle ?), pisane (12e siècle ?), moderne (18e siècle) et celle observable aujourd'hui, après l'ajout de son chevet plat à la fin du 19e siècle.  Elle abrite un Christ en croix en bois, du 17e siècle, dont le classement sur la liste des Monuments Historiques est obtenu par la commune en 1992.

Item Relations

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