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Aleria

Titre

Aleria

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, fort, église, tour, fontaine, four, maison, mausolée, pont

Description

Aléria est située à égale distance du Nord et du Sud de l'île. Le site antique et le noyau historique de la ville occupent un plateau tabulaire dominant d'une part une partie de la plaine orientale, mais ouvrant aussi sur l'intérieur de l'île vers lequel s'organisait une transhumance en direction de Corte, Vezzani mais aussi de la Castagniccia. La commune fut créée par ordonnance royale le 29 Septembre 1824 grâce à la réunion de parcelles ayant appartenu aux villages de Moïta, de Zuani et de Pianello. Depuis le découpage religieux et administratif imposé par les autorités pisanes puis génoises, Aléria avait sa place au sein de la pieve de la Serra jusqu'en 1828, date à laquelle la commune fit désormais partie du canton de Moïta, puis du canton de Moïta-Verde depuis 1973. La superficie d'Aléria est de plus de 6200 hectares, la commune étant composée des principaux hameaux suivants : Le Fort, Caterraggio, Calviani, Lindinacciu et Casabianda. Le plan Terrier d'Aléria a été établi en 1781 et le premier cadastre en 1837.

"Dossier collectif Maisons" :

973 bâti INSEE ; 16 repérés ; 8 étudiés

84 % des maisons repérées datent du 19e siècle ; 16 % du 20e siècle.

Les maisons repérées sont en calcaire, en galets et en briques. Les toits sont traditionnellement couverts de dalles de schiste, mais certaines présentent une couverture de tuiles et de tôle ondulée.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : calcaire ; galet ; moellon ; brique ; enduit

Matériaux de la couverture : schiste en couvertutre ; tuile ; tôle ondulée

Créateur

Michel Mélanie ; Soldati Agnès

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Moïta-Verde

Temporal Coverage

Des groupements humains de chasseurs-cueilleurs occupèrent la bordure des étangs de la plaine d'Aléria au VIe millénaire avant notre ère et dès la moitié du IVe millénaire, le travail du cuivre est attesté sur le site de Terrina proche d'Aléria. Au Ve siècle avant J.C., les Etrusques font d'Alalia un de leurs comptoirs d'où sont établies des relations commerciales avec les terres ibériques. Au milieu du IVe siècle avant J.C. ce sont les Carthaginois qui ont la mainmise sur la ville qui sera finalement prise par les Romains en -259. La ville connaît alors un développement important avec l'exploitation des marais salants naturels et des étangs, des ressources en différents minerais, en bois et produits de la forêt, ainsi qu'en produits de l'apiculture et de la viticulture. Après une visite de l'île d'un mois en 46 après J.C., Jules César décide d'étoffer la population de la cité grâce à une colonisation supplémentaire recrutée chez les vétérans et le prolétariat urbain. A cause de l'élévation des eaux marines, le port de Diana disparaît durant le IIIe siècle. En raison de l'insalubrité qui s'est installée dans ces grandes zones humides et des trop fréquentes et trop dévastatrices razzias menées par les "barbaresques", la ville est abandonnée. Pendant le Moyen-âge et depuis la mise en gestion de l'île par Pise puis Gênes, la cité et ses possessions représentent le centre de l'ancien domaine de l'évêché d'Aléria. En raison de l'insalubrité qui s'est installée dans ces zones humides et des trop fréquentes et trop dévastatrices razzias menées par les "Barbaresques", la ville est abandonnée. Au 17e siècle, Aléria fera l'objet d'une nouvelle tentative de mise en valeur. En 1840, Prosper Mérimée rapporte l'importance du site archéologique situé à proximité du Fort. En 1960, le travail des époux Jehasse permet d'y découvrir 200 tombes dont le mobilier est mis en valeur dans le Musée Départemental Jérôme Carcopino situé dans le Fort. Le seul recensement concernant le 17e siècle rend compte de 60 âmes en 1686. Nous ne disposons d'aucune autre donnée avant 1831, c'est-à-dire huit années après la création de la commune d'Aléria avec des parcelles de Moïta, Pianello et Zuani. Le nombre d'habitants n'atteint pas la centaine. C'est encore le cas pendant les trente années suivantes. Brutalement, en cinq ans, les chiffres indiquent que la population est décuplée entre 1856 et 1861. La démographie de la ville connaît alors une forte croissance pendant vingt ans pour être divisée par deux après 1881. De la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle, la population est stable avec une moyenne de 700 habitants. Puis, le développement de la plaine orientale amorcé avec celui d'une viticulture intensive permet d'enregistrer un essor considérable de la population installée à Aléria. Elle atteint 2000 habitants à la fin des années 1990.

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