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Sorio

Titre

Sorio

Alternative Title


Liste des édifices étudiés
 :

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, aire, baptistère, chapelle, église, four, lavoir, moulin, pont, remise, séchoir, rucher

Description

Sorio se trouve dans le département de la Haute-Corse situé en région Corse. La superficie de cette commune est de 1556 hectares (15.56 km2) avec une altitude minimum de 119 mètres et un maximum de 1535 mètres, jusqu’au massif de Tenda. Sorio est composée de 152 habitants avec une densité de 9,77 personnes par km2. La commune est établie à mi coteaux sur un site défensif, à environ 400 m d’altitude, comme la plupart des villages du Nebbiu. Elle est composée de deux hameaux : A Valle et A Croce. Sa position en retrait par rapport à la plaine l’a protégée des risques liés au paludisme et à l’insécurité venue de la mer. Sur son promontoire en surplomb de la chapelle romane Santa Margherita (12e s.), le site de Sorio révèle toute son importance. 

"Dossier collectif Maisons" :

116 bâtis INSEE ; 23 repérés ; 17 étudiés

42,5% datent du 16e siècle ; 25% datent du 17e siècle ; 20% datent du 18e siècle ; 10% datent du 19e siècle ; 2,5% datent du 20e siècle

Toutes les maisons repérées sont en schiste, certaines enduites à la chaux ou au ciment. Les toits sont traditionnellement couverts d'ardoises, de tuiles creuses ou plates mécaniques.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit ; ciment ; enduit partiel

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile creuse mécanique

Créateur

Cesari Sandrine ; Geronimi Josepha-Daria

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton du Haut-Nebbio

Temporal Coverage

Le village est implanté sur le chemin qui, en passant par la Bocca di tenda, rejoint la vallée de l’Ostriconi et communique avec la Balagne. À 1219 m d’altitude, le long de cette voie de communication, se trouvent les ruines de l’oratoire San Ghjabicu et son baptistère (12e s.). D’après la tradition orale, il aurait été édifié afin d’y administrer le baptême aux familles de bergers pendant leur séjour en estive. C’est également en amont du village que se trouvait l’ancien habitat des Campocasso. La date de 1370, gravée sur un linteau de porte d’A Croce, confirme l’existence d’un habitat dès le 14ème siècle. Toutefois, au Moyen Âge le paysage bâti ne présentait pas la forme actuelle que nous lui connaissons. Organisé dans le cadre de la Pieve de San Quilicu, il est alors composé d’une multitude de petits hameaux et de maisons isolées, dispersés sur le territoire. Ainsi, au milieu du 16e siècle, on dénombrait une dizaine de lieux habités : Sorio, A Pieve, Asigliani, Rapale, A Ghjunca, A Casariaccia, Muratu Suttanu, Muratu Supranu, Loreta è a Petra a Loreta (rebaptisée Campocasso en 1390). C’est à partir du 17e siècle que cette forme d’habitat décline progressivement à la faveur d’un regroupement en communautés villageoises. Appuyées les unes contre les autres, les maisons ont été construites au gré de l’accroissement de la population. On ne distingue point de discontinuité entre les façades et les toitures entièrement exécutées en schiste. La pierre apparente côtoie aussi les enduits traditionnels. Bien que les formes et les volumes soient assez similaires, donnant son unité au village, au détour des ruelles quelques maisons présentent des détails architecturaux tout à fait originaux : linteaux en bois, linteaux en bâtière, corbeaux, gravures, cadrans solaires, loghje (passages sous voûte), menuiseries, pierres présentant des datations. La beauté et particularité de certains chaînages d’angle attestent notamment d’une occupation moyenâgeuse. Sur les hauteurs de village, le plateau de Sant’Antone, du nom de la chapelle qui y est édifiée, se situe à un carrefour entre plusieurs anciens chemins. Ici, au mois de juin, convergeaient autrefois plusieurs centaines de bêtes, avant d’entamer l’ascension vers la Bocca di Tenda, à Cima di Grimaseta et le Monte Astu (1535m), sous la conduite de leurs bergers. Aujourd’hui encore, Tenda constitue l’un des massifs pastoraux de l’île, support de cette transhumance accomplie par les éleveurs de Sorio et du Nebbiu. Sorio est un village où la culture de la terre est très intense, comme l’attestent les nombreuses terrasses en schiste construites sur les roches tout autour des rivières. Au 19e siècle, le nombre important de moulins à huile, à blé, ainsi que le nombre important de fours témoigne d’une certaine aisance. C’est d’ailleurs à cette époque là, que de nombreuses maisons sont remaniées en style néo classique. Un nombre important d’édifice présentent toujours les traces de cette économie florissante : aisseliers en bois pour les toitures, pilastres, peinture en trompe l’œil. Le 19ème siècle est également l’époque où de nombreux exilés en Amérique du Sud rentrent au village et font ériger des « maisons d’américains » afin de témoigner de leur réussite et leur fortune. C’est également au 19e siècle, en 1893 que les laiteries Roquefort s’implantent en Corse. Henri Solier, aveyronnais installé à Soriu, est à l’origine de l’ouverture de l’une d’entre elles dans le village. Elle participe à la collecte du lait de brebis dont l’industrie aveyronnaise a besoin pour produire son fromage. Les bergers de la région y apportaient leur traite quotidienne à dos d’âne. La laiterie de Sorio pouvait traiter jusqu’à 500 litres par jour. Les fromages y étaient fabriqués puis expédiés sur le continent pour être affinés et obtenir leur label. Durant la première guerre mondiale, l’interruption des transports avec le continent nécessita d’affiner sur place. La grotte de Briagale située près du village fut ainsi aménagée à cet effet jusqu’au rétablissement des liaisons.

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