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Farinole

Titre

Farinole

Alternative Title


Liste des édifices étudiés
 :

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, rucher, remise, chapelle, couvent, église, four, moulin, pont, tombeau

Description

Au pied du Cap Corse, la commune de Farinole se situe dans le canton de la Conca-d'Oro. Sa superficie est de 14, 7 km2. Les communes limitrophes sont Olmeta di Capo Corso au nord et Patrimonio au sud. La commune est séparée des communes de San Martino-di-Lota et de Santa-Maria-di-Lota par une ligne de crêtes allant du Monte San Leonardo et du Monte San Jacintu  situé à 1082 mètres d'altitude. Elle dispose donc d'un territoire de moyenne montagne, puis d'une zone de coteaux assez abrupts recouverts de maquis et sillonnés de cours d'eaux. Le principal est le ruisseau de Pianellu qui prend sa source en dessous du col de San Leonardo et qui passe ensuite entre les hameaux. La commune possède une large façade maritime donnant sur le Golfe de Saint Florent. Les 3 hameaux principaux (Bracolacce, Poggio et Sparagaggio) sont situés en coteaux, à une altitude d'environ 200 mètres. Une urbanisation plus récente s'est développée le long des routes et du littoral. Deux vignobles faisant partie de l'AOP Patrimonio se trouvent au sud du territoire de Farinole. Au sud-est de la commune, il faut noter la présence de calcaire. Le reste du territoire est plutôt constitué de schiste.

"Dossier collectif Maisons" :

129 maisons INSEE ; 36 maisons repérées ; 5 maisons étudiées

2,5 % des maisons étudiées et repérées sont du 15e siècle; 19,5% sont du 16e siècle; 22% sont du 17e siècle; 32% sont du 18e siècle; 19,5% sont du 19e siècle; 4,5% sont du 20e siècle.

Les murs sont majoritairement en schiste. Les toits sont traditionnellement en schiste mais beaucoup de maisons du 19e et du début 20e siècle sont couvertes de tuiles canales ou de tuiles mécaniques.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile canale ; tuile mécanique

Créateur

Andreani Christian ; Machline Sarah

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de la Conca-d'Oro

Temporal Coverage

Le territoire de Farinole est une pieve à part entière dès le 16e siècle. Msgr Agostino Giustiniani compte à cette époque 12 hameaux (Stantelli, Marianda, San Damiano, Sparagaggio, Bracolaccia, Costa, Poggio, Selmaccie, Vagiola, Accia, Sovertina, Canneto). Celui de Marianda est détruit par les barbaresques à la fin du 16e siècle. Msgr Giustiniani mentionne aussi des activités de pêche et la production d'un très bon vin. Selon la tradition orale, celui-ci aurait été servi jusqu'à la table du Pape. Il note aussi la production de soie de très bonne qualité vendue jusqu'à Gênes. La commune avait aussi une activité minière mentionnée par le chroniqueur Filippini dès le 16e siècle. Il existait plusieurs sites d'extraction. Les mines ont été exploitées jusqu'au 19e siècle. La commune avait aussi une activité agricole importante. Dès la période génoise, les farinolais cultivaient des terres dans les Agriates (territoire de Saleccia). Ils y accédaient en traversant le golfe de Saint Florent. La voie maritime était aussi très utilisée pour le commerce (céréales...) notamment avec la Balagne. Toutes ces denrées passaient par la Marine de Farinole. Cet ensemble de bâtiments était protégé ainsi que la totalité du territoire par une tour construite en 1562. Non loin se trouvait un chantier naval (u scalu vechju) en pleine activité à l'époque de Pasquale Paoli. Le 15 et 16 novembre 1793 eut lieu la « bataille de Farinole » qui opposa les troupes paolistes et les républicains conduit par Lacombe-Saint-Michel. Les républicains gagnèrent rapidement cette bataille. Le couvent de Marianda fut détruit à cette occasion ainsi qu'une partie des hameaux en guise de représailles. A la fin du 19e siècle, la commune n'échappe pas à l'exode de population massive vers les Amériques. Quelques fortunes se créent (Cesari...). Au leur retour, ces exilés devenus riches construisent des chapelles funéraires monumentales constituant ainsi un nouvel élément du patrimoine de la commune. On dénombre 500 habitants en 1729. En 1806, la population retombe à 243 pour atteindre 601 en 1872. En 1936, il ya encore 516 habitants. La population redescend après la guerre 39-45. (Sources : Agostino GIUSTINIANI « La description de la Corse » Casta, « Paroisses et communes de France » ; CASANOVA « Histoire de l’église corse » ; Pierre COMITI « Mine et métallurgie du fer »)

Item Relations

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