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Piedicorte-di-Gaggio

Titre

Piedicorte-di-Gaggio

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, gendarmerie, maison, chapelle, couvent, église, fontaine, four, lavoir, séchoir, pont, moulin

Description

La commune de Piedicorte-di-Gaggio fait partie du canton de Bustanico, depuis 1973, et de la piève de Rogna. Aujourd’hui elle fait aussi partie de la communauté des communes de l’oriente. La commune s’étend sur 2725 hectares : au nord, la limite est le ruisseau du Corsigliese où on retrouve aujourd’hui quelques vestiges de moulins croulant sous le maquis dense ; à cet endroit la commune est mitoyenne avec Sant’Andrea-di-Bozio et Zuani. La vallée du Corsigliese est dominée par Monte Gaggio (là où se trouvait l’ancien château médiéval). La partie Est de la commune est limitrophe avec Giuncaggio (délimitée par le ruisseau de Suarte et le Tavignano à 99m d’altitude à cet endroit), Pietraserena (la limite se situe à mi pente environ entre le Tavignano et les villages versant sud) et Antisanti (délimitée par le ruisseau de Rustali). Au sud sur le versant nord du Tavignano Vezzani qui est limitrophe avec Piedicorte-di-Gaggio de la Punta Murone à la Punta Emani. A l’ouest, la commune de Piedicorte- di- Gaggio est séparée de celle d’Altiani par le ruisseau de Tromba sur le versant sud et sur le versant nord du Tavignano par la punta Emani. La commune se distinguent aujourd’hui en trois territoires différents, la vallée du Corsigliese exposée au nord où se trouvent les anciennes châtaigneraies, le versant sud du Tavignano, où se situe le village le long de la crête surplombant la vallée, est toujours utilisée pour l’agriculture extensive et où plusieurs oliveraies on été remises en état. Et puis il y a le versant nord du Tavignano où les bergers allaient garder les troupeaux et où on plantait la vigne, ce versant de la commune par contre a été totalement abandonné et est complètement  retourné à l’état sauvage et il est très difficile d’y accéder.

"Dossier collectif Maisons" :

182 bâti INSEE ; 2 repérées ; 21 étudiés

Parmi les maisons repérées, 50% peuvent dater du 18e siècle et 50% de la limite entre le 18e et du 19e siècle. Parmi les 5 maisons étudiées (23,8%), 20% peuvent dater du 16e siècle ; 20% de la limite entre le 17e et du 18e siècle ; 20% de la limite entre le 18e et du 19e siècle ; 20% du 19e siècle et 20% du 20e siècle.

L'ensemble des maisons repérées sont organisées sur 4 niveaux (étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré et comble à surcroît) ; ont un toit à long pans couvert de schiste. 50% sont de ces maisons sont de type I et 50% de type III et sont mitoyennes. Parmi les maisons étudiées : 20% sont organisées sur 3 niveaux (étage de soubassement ; 2 étages carrés) ; 40% sont organisées sur 4 niveaux (étage de soubassement ; rez-de-chaussée surélevé et 2 étages carrés) ; 20% sont organisées sur 4 autres niveaux (rez-de-chaussée ; 2 étages carrés et 1 étage de comble) ; 20% sont organisées sur 5 niveaux (étage de soubassement ; 3 étages carrés ; comble à surcroît). 80% ont un toit à long pans et 20% un toit à un pan ; 40% des toits sont couverts de schiste et 60% de tuile mécanique. 40% des maisons étudiées sont des maisons de type I ; 40% des maisons de type IV et 20% des maisons de type II.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : schiste ; moellon ; enduit ; crépi ; enduit partiel

Matériaux de la couverture : tuile creuse mécanique ; tuile plate mécanique ; schiste en couverture

Créateur

Bernardi Jean-François ; Roy Marie-Dominique

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Bustanico

Temporal Coverage

Les traces d’occupation autour du village de Piedicorte pourraient bien remonter à l’antiquité à l’époque où Aleria était un carrefour inévitable de la méditerranée. Selon la tradition orale, nos constatations sur le terrain et plusieurs sources bibliographiques, une voie romaine (dont il reste des traces) aurait traversée cette partie de la Corse et la commune actuelle de Piedicorte-di-Gaggio. Cependant le village de Piedicorte semble avoir vraiment pris de l’ampleur à partir du 16e siècle car la plus ancienne maison du village date de 1595 et aurait été construite à la demande des anciens villages (Porra et Lunello), Lunello abandonné au début du 20e siècle, situé en contre bas et de part et d’autre de l’actuel village. Sans oublier qu’au 15e siècle de terribles conflits s’installèrent autour du village vu la présence de la famille Gaggio partisane de la seigneurie des Cortinchi opposée à cette époques aux génois. Le village connu aussi quelques conflits entre Matristes et Paolistes dans les années 1760. Au 19e siècle, on constate par les éléments bâtis que certaines familles s’enrichissent comme les Giuliani qui firent construire le "palazzu" : ces familles font construire de grandes maisons en s’enrichissant à l’étranger ou bien en France en faisant des professions telles que médecin ou notaire. Au 20e siècle un événement marqua la mémoire du village : en septembre 1943, lors du repli des troupes allemandes, 5 avions larguèrent leurs bombes au dessus du village dont deux touchèrent la place à l’endroit où il y avait le plus de monde (9 morts). L’économie du village quant à elle ne s’est réellement développée qu’au 19e siècle avec l’implantation dans le village de plusieurs services tels que la poste, la gendarmerie ou le tribunal (au palazzu). Face à l’augmentation de la population aux 18e et 19e siècles (380 habitants en 1729, 476 en 1787, 702 en 1831, 969 en 1851, 1023 en 1891) la surface de terres cultivées à augmentée. En 1778 à peine 35.86% de terres étaient cultivées dont 1.02% d’oliviers, 5.63% de châtaigniers, 0.78% de vignes et 28.41% de terres (cultures du blé essentiellement). Alors qu’au 19e siècle, la population ayant presque triplée en 100 ans, 92% des terres sont cultivées dont 81.63% de terres (jardins, blé (nombreuses aires a battre sur la commune)), 0.97%de vignes, 1.85% d’oliviers d’où la présence de moulins pour la plupart démontés aujourd’hui dans le village, 8.50% de châtaigniers (cela ce traduit sur le terrain par beaucoup de petits séchoirs à châtaignes souvent allant de paire avec des fours). Face à la baisse de la population de la fin du 19e siècle jusqu'à nos jours (837 habitants en 1896, 528 en 1936, 135 en 1982, et environ 80 aujourd’hui), la majeure partie des terres sont abandonnées et l’économie du village est aujourd’hui quasi inexistante à part en période estivale.

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