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Santo-Pietro-di-Venaco

Titre

Santo-Pietro-di-Venaco

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, demeure, hôtel, bergerie, chapelle, cimetière, église, fontaine, lavoir, four, maison, séchoir, monument aux morts

Description

Santo-Pietro-di-Venaco est l’une des 7 communes constituant le Venacais historique actuellement regroupées au sein de la Communauté de communes du Centre Corse et du Parc Naturel Régional de Corse (territoire du « Centru »). Son territoire couvre une superficie de 795 ha, avec une densité de population de 28,1 habitants au km². La commune est limitée au Nord-ouest par la commune de Corte, au Nord par la commune de Casanova, à l’Est par les communes de Riventoso et Erbajolo, au Sud par la commune de Venaco et à l’Ouest par celle de Corte. La commune est dominée à l’Ouest par le Monte Cardo culminant à 2 453m. Elle compte un village établi sur un promontoire à 860 m d’altitude, dominant un territoire qui s’étage entre 217 et 2 413 mètres d’altitude. Les activités agricoles utilisaient la plus grande partie du territoire et fournissaient l’essentiel des moyens d’existence et d’alimentation. Le maraîchage et l’élevage constituaient les principales activités agricoles. Témoin également de la vie économique passée, une carrière de granit porphyroïde, dont ont été extraites des dalles destinées principalement à l'exportation. Cette-ci restera en activité jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

"Dossier collectif Maisons" :

14 % des maisons repérées datent du 18e siècle, 49 % du 19e siècle, 37% du 20e siècle.

La majorité des maisons repérées sont en moellons de pierre locale, souvent recouverte d'enduit. Les toits sont traditionnellement couverts de lauze, aujourd'hui remplacées par des tuiles mécaniques plates ou creuses.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : pierre locale ; moellon ; maçonnerie ; enduit ; pierre de taille

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile plate mécanique ; tuile creuse mécanique

Créateur

Fresi Laura ; Luciani Noëllie ; Massiani Sandrine ; Mosso Jérôme

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Venaco

Temporal Coverage

Santo-Pietro-di-Venaco, dépendant au Moyen Age de la circonscription ecclésiastique ou « pieve » de Venaco (diocèse d’Aleria), formait au début du 16e siècle, l’un des sept lieux habités du Venacais mentionnés par Monseigneur Giustiniani, évêque du Nebbio, dans son ouvrage « Dialoguo nominato Corsica » paru en 1531. La « pieve » de Venaco formait une seule paroisse. Le siège de la pievanie était la paroisse de Poggio-di-Venaco, Saint Quilicus, dont dépendaient les annexes de Riventosa, Casanova, Lugo, Campo Vecchio, Santo-Pietro-di-Venaco et Serraggio-di-Venaco. En 1790, toutes sont érigées en communes et Serraggio et Santo-Pietro deviennent paroisses indépendantes. Aux origines de l'ensemble des villages du Venacais, il y a certainement les sites romains et de l'antiquité tardive de la vallée du Tavignano dont Castello, (fouillé entre 1980 et 1985) est le plus proche du village. En 1589, Monseigneur Mascardi lors d'une de ses visites apostoliques dans toute la Corse, mentionne que l'église de Santo-Pietro est dans une forme romane sur la route au-dessous des maisons. Le village dispose de trois lieux de culte, l'église paroissiale Saint-Pierre Saint-Paul, qui daterait de la fin du 17e siècle, la chapelle Saint-Sébastien. Ces deux édifices se trouvent dans le village, ainsi que la chapelle Saint-Elisée se trouvant en montagne à une altitude de 1 555 mètres d'altitude, abritant les statues de Saint-Elisée et Sainte Sabine. Le village fut choisit par le Comte François Pozzo-di-Borgo, pour y construire durant la seconde moitié du 19e siècle une première maison de villégiature, qui deviendra en 1898 un relais sur la route reliant Bastia et Ajaccio, qui deviendra par la suite l'hotel le Torrent, l'un des plus anciens établissements hoteliers de toute la Corse. En 1867, la famille Pozzo-di-Borgo fait construire un château reprenant les caractéristiques architecturales du château de la Punta. Le même architecte M. Viencent a travaillé sur les deux édifices. En 1935, le château change de propriétaires et entre dans le patrimoine de la famille Bona. Au-dessus du château se situe un promontoire circulaire entouré d'arbres, la Punta dit l'Arringulu. C'est là, sur cette terre surplombant la vallée à 900 mètres, que se tenaient au Moyen-Âge, les rénions des podestats venus discuter des affaires publiques de la "pieve" et rendre la justice. Santo-Pietro-di-Venaco a abrité plusieurs poètes dont Matteu Cesari, Jean Olivieri, Cesari Sebbiu, et Ghjannettu Notini, qui organisa le premier août 1925 une Merendella a laquelle de grands noms de la poésie et de la culture corse furent invités. Le premier recensement démographique connu date de 1686, mentionne 300 habitants dans le village. Le 18e siècle connait une baisse démographique significative, pour aboutir en 1790 à 51 habitants. Le 19e siècle sera une période de croissance démographique avec un pic de population en 1896 s'élevant à 465 habitants. Le 20e siècle verra la population décroître significativement, pour aboutir en 2009 au dernier recensement avec 224 habitants.

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