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Poggio-di-Venaco

Titre

Poggio-di-Venaco

Sujet

Haute-Corse, 2B, patrimoine, inventaire, bâti, aire à battre, chapelle, église, remise, four, mausolée, monument aux morts, moulin, ossuaire, pont, pressoir

Description

Poggio-di-Venaco est l’une des 7 communes constituant le Venacais historique actuellement regroupées au sein de la Communauté de communes du Centre Corse et du Parc Naturel Régional de Corse (territoire du « Centru »). Son territoire couvre une superficie  de 1328 ha, limitée au Nord-ouest par la commune de Corte, au Nord par la commune de Santa-Lucia-di-Mercurio, à l’Est par les communes de Favalello et Sant’Andrea-di-Bozio, au Sud par la commune de Riventosa et à l’Ouest par celle de Casanova. Poggio-di-Venaco est dominée à l’Ouest par le Monte Cardo culminant à 2453m. Elle compte un village établi sur un promontoire à 640 m d’altitude dominant un territoire qui s’étage entre 250 et 650m. La vallée de Tavignano, bordée de terrains alluviaux relativement plats, contraste avec les fortes pentes comprises entre le Minuto et le Tavignano et avec les reliefs plus doux de la partie Nord de la commune. Les activités agricoles utilisaient la plus grande partie du territoire et fournissaient l’essentiel des moyens d’existence et d’alimentation. En témoignent les nombreuses aires à battre les céréales et les remises agricoles réparties sur le territoire. Témoins également de ces activités, les vestiges de pressoirs à huile et de moulins à farine.  La vigne, l’olivier, le châtaignier, le mûrier dont les feuilles permettaient d’élever des vers à soie, le maraîchage et l’élevage faisaient parties des activités agricoles.

"Dossier collectif Maisons" :

205 bâti INSEE ; 37 repérées ; 6 étudiées

La quasi totalité des maisons repérées est en pierre locale (schiste, granite, galet de rivière, poudingue de Venaco) le plus souvent recouverte d'un enduit. Les toits sont couverts de tuile, quelques uns sont couverts de schiste.

Matériaux du gros-oeuvre et mises en oeuvre : maçonnerie ; pierre locale

Matériaux de la couverture : schiste en couverture ; tuile plate mécanique ; tuile creuse mécanique

Créateur

Luciani Noëllie ; Massiani Sandrine

Droits

(c) Università di Corsica Pasquale Paoli ; (c) Collectivité Territoriale de Corse

Spatial Coverage

Corse, Haute-Corse, 2B, Canton de Venaco

Temporal Coverage

Poggio-di-Venaco, dépendant au Moyen Age de la circonscription ecclésiastique ou « pieve » de Venaco (diocèse d’Aleria), formait au début du 16e siècle, l’un des sept lieux habités du Venacais mentionnés par Monseigneur Giustiniani, évêque du Nebbio, dans son ouvrage « Dialoguo nominato Corsica » paru en 1531. La « pieve » de Venaco formait une seule paroisse. Le siège de la pievanie était la paroisse de Poggio-di-Venaco, Saint Quilicus, dont dépendaient les annexes de Riventosa, Casanova, Lugo, Campo Vecchio, Santo-Pietro-di-Venaco et Serraggio-di-Venaco. En 1790, toutes sont érigées en communes et Serraggio et Santo-Pietro deviennent paroisses indépendantes. Au Moyen Age, l’église et le baptistère du « Domaine Saint Jean », aujourd’hui propriété de la commune de Corte et classés parmi les Monuments Historiques depuis le 27 mars 1968, constituaient la pievanie de Venaco. Selon Geneviève Moracchini-Mazel, cet ensemble monumental datant du Haut Moyen Age (voire du 4e siècle pour l’église) appartient au site de Venicium, qui comprendrait, outre un site romain, les ruines du Palazzo du comte Ugo Colonna, personnage historico-légendaire, mentionné dans la chronique de Giovanni della Grossa, qui aurait dirigé la reconquête de l’île sur les Sarrasins au 9e siècle. Originaire de Poggio-di-Venaco, la famille Carlotti s’est distinguée, à travers certains de ses membres, en France et Outre-mer. Battista Carlotti fut député auprès du duc de Milan pour soumettre à son approbation un nouveau recueil des statuts nationaux. Marc-Antoine et Antoine-Pierre, suivant Alphonse d’Ornano, servirent en France aux temps de la Ligue. En pleine bataille pour l’indépendance de la Corse, Salvador Carlotti fut parmi les plus brillants combattants et Pascal Paoli lui-même avait à ses côtés un Carlotti de cette même famille, entre 1757 et 1769. Pendant la conquête française, nous retrouvons un Carlotti François au régiment Royal-Corse. En 1791, un Carlotti est élu membre de l’administration du département et, durant l’occupation anglaise, un autre enfant de cette famille est député au Parlement corse. Une chapelle particulière était réservée aux membres de cette famille dans l’église paroissiale de Poggio et, jusqu’à la Révolution de 1789, ses membres étaient inhumés, par faveur et disposition spéciales, dans le couvent de Saint François de Corte. Enfin, Regulus Carlotti, né en 1805, médecin mais aussi historien, poète et économiste marqua son époque par les nombreux ouvrages qu’il consacra aux sujets les plus divers. Il introduisit l’eucalyptus en Corse pour ses vertus thérapeutiques. Il fit bâtir un Mausolée à l’entrée du village de Poggio et un pont enjambant le Tavignanu porte son nom. En 1537, Poggio compte 46 feux, 369 habitants en 1586, 359 en 1690, 348 en 1769, 434 en 1818, puis sa démographie augmente à partir de la seconde moitié du XIX e siècle, avec 515 habitants en 1891, 514 en 1936. Elle atteint son apogée au début du XXe siècle avec 526 habitants en 1906. Le XXe siècle se caractérise par un déclin progressif jusqu’à atteindre 95 habitants en 1990. Depuis, on assiste à une reprise, avec aujourd’hui 202 habitants recensés.

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