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Eglise de Santa Reparata de Morosaglia

Titre

Eglise de Santa Reparata de Morosaglia

Sujet

inventaire, architecture, archéologie, culte, édifice, médiévale, appareillage, complexe, paroisse, Rostino

Description

L’ancienne église paroissiale de Santa Reparata de Morosaglia, classée par les Monuments Historiques depuis 1993, est localisée sur un plateau qui surplombe l’hameau principal du village de Morosaglia et elle se présente avec plan rectangulaire (6,98x17,54 m.), avec une nef unique, une abside voûtée orientée et deux annexes latérales.

L’appareillage qui caractérise l’édifice est réalisé à partir d’éléments en schiste vert-brun et en calcschiste gris proviennent d’un simple ramassage ou par débitage. Pour la plus part ils sont disposés en essayant de garder les plans horizontaux afin de créer un équilibre statique de toutes les composantes de la maçonnerie. L’emploi abondant de mortier de chaux a une double fonction : sceller les vides entre les pierres pour obtenir étanchéité et stabilité et créer une surface de revêtement de la maçonnerie. Les chaînages d’angles résultent différenciés du reste de l’appareillage.

Nous observons, en majeure partie concentré dans la façade principale ouest, le remploi des nombreux éléments provenant d’un primitif édifice situés dans les environs où à l’emplacement exact de l’église actuelle. Il s’agit pour la plus part des petits blocs rectangulaires et de la pierre de taille disposés alternativement avec des fragments de pierres et liés avec abondant mortier de chaux. Les traces d’outils (pointe et piquet) sont réservées aux éléments qui servent de chaînages d’angles ainsi que aux piédroits du portail. Sont encore visible nombreux trous d’échafaudage alignés en vertical et horizontal.

Les entrées sont en nombre de trois. Celle dans la façade principale ouest est caractérisée par une architrave monolithe rectangulaire moulurée, soutenue par deux consoles ornées avec des gravures avec profil interne convexe et surmontée d’un arc semi-circulaire en plein cintre. Le tympan interne monolithe est décoré d’une sculpture en fort relief qui représente deuz serpents entrelacés en train de se mordre la queue. Ce même répertoire iconographique ainsi que la réalisation technique sont approchables des décorations des édifices du XIIe siècle (voir par exemple San Quilico de Cambia, San Michele de Murato etc.).

Une date (1550) et une brève inscription peu lisible
RIPA [...]
1550 FECIT M°
sont gravées assez sommairement entre les deux serpents. Les piédroits sont constitués des éléments plus soigneusement travaillés, résultants du remploie ainsi que les autres éléments du portail.
Dans la façade nord se trouve l’entrée secondaire désormais bouchée. Dans l’architrave, réalisée encore une fois avec du matériel résultant du remploi, est gravée pour deux fois la date 1550. Une dernière entrée est réalisée avec probabilité en époque successive dans le flanc sud en direction ouest ainsi que deux fenêtres rectangulaires.

L’abside, pourvue aussi d’une petite ouverture, présente nombreuses pierres provenant du remploi, ainsi que des petits éléments sculptées en relief à cordelière.

Créateur

Camuffo, Paola

Date

Hypothèse d’attribution chronologique : 14e-16e siècles

Référence bibliographique

CAMUFFO P., 2012, Gli edifici di culto medievali nella valle del Golo. Analisi archeologica sull’evoluzione delle tecniche murarie in pietra tra XI e XVI secolo, thèse de doctorat soutenue à l'Université de Corse.

CORONEO R., Chiese romaniche della Corsica, Cagliari, p. 168.

CARRATORI L., 1979, Una visita in Corsica del nunzio apostolico Giovanni Scarlatti, arcivescovo di Pisa (1359), in “Bollettino storico pisano”, XLVIII, pp. 15-63.

LETTERON, L. A., 1890, Relazione della prima vista pastorale di Monsignor Marliani, Vescovo di Mariana ed Accia, in “Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse”, n° 113, edizione a cura di Letteron L. A., pp. 91-92.

MORACCHINI-MAZEL G., 1967, Les églises romanes de Corse, Paris, pp. 17, 293-294.

Spatial Coverage

Commune : Morosaglia
Référence carte IGN : 4349 OT
Coordonnées Lambert : X : 572725 Y : 423946
Altitude : 901 m
Références cadastrales : 2012 F 166

Temporal Coverage

L'analyse archéologique de l’édifice semble souligner deux principales phases de construction. Sur la base de l’étude des rapports stratigraphiques d’antériorité et de postériorité des maçonneries nous pouvons distinguer une première phase reconnaissable dans le plan rectangulaire avec nef unique et abside orientée et une deuxième dans les deux annexes latérales.

L’analyse de la technique de construction a souligné une étroite vraisemblance avec la typologie d’appareillage défini complexe, caractérisée par une maçonnerie irrégulière à moellons à peine retouchés où informe posés à plat liés avec un abondant mortier de chaux, reprochable au contexte du XIVe et XVIe siècles, observable au niveau local (par exemple à San Tommaso de Pastoreccia, San Michele de Castirla où encore à Santa Maria de Furiani phase II) et extra local.

La date 1550 gravée deux fois sur le linteau de l’entrée nord ainsi que sur le tympan du portail ouest se réfère avec probabilité à la phase d’intervention dans le travaux de bouchement de l’entré nord, l’agrandissement de l’édifice et peut être à l’élévation du clocher.

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